Passing Through from Joe Shaw on Vimeo.
16 juillet 2009
Une fenêtre ouverte sur le passé
10 juillet 2009
Madeleine Proust
Mais quel titre !
Et quel clip !

27 mai 2009
Lignes de métro, de vies, de conduite.
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Une rame de RER filant derrière une roller skateuse à la démarche chaloupée, deux lignes (de vie) se croisent dès les premiers plans du film. L'une plus sinueuse que l'autre, c'est celle de Jeanne (Emilie Dequenne, totalement opaque, lumineuse et géniale !) jeune femme un peu désoeuvrée, paumée, en quête de tout, d'un job, d'un mec, d'elle même, sans doute... et puis il y a le monde autour, celui du RER, qui file droit vers un but inexorable, celui de sa mère (Deneuve émouvante) dont le destin semble tracé et inébranlable...
Il y a deux temps dans le cinéma de Téchiné, celui des 20 premières années, magnifique dans son manièrisme lyrique et sa force d'émotion. et puis, celui des dernières années (depuis Les roseaux sauvages) semblant rechercher davantage l'épure et touchant ainsi plus souvent à une grâce inouie.
La fille du RER appartient sans conteste à cette deuxième partie et pousse même cette fois l'épure jusqu'au mystère:
le film se joue en deux temps intitulés "Les circonstances" et "les conséquences" mais jamais Techiné ne tentera d'expliquer, ni encore moins de "psychologiser" les raisons de l'invraisemblable mensonge de la jeune fille.
La magnifique opacité de sa comédienne principale épaississant même le mystère...
La première partie est absolument magique et l'on y retrouve le génie de l'auteur des Témoins ou des Voleurs. La deuxième n'en est pas moins réussie mais certains personnages me paraissent totalement inutiles dans leur volonté justement à expliquer, condamner ou politiser les faits.
Matthieu Demy et Ronit Elkabetz sont formidables mais leurs personnages font un peu taches dans ce beau mystère tissé dans la première partie.
C'est mon seul bémol sur le film.
Heureusement Techiné parvient à réintroduire de la grâce en écartant de nouveau le film de toute analyse théorique avec le superbe personnage de Nathan (Jeremy Quaegebeur, charismatique et nonchalant) adolescent mature qui remettra le film dans les rails desquelles il n'auraient jamais du s'échapper, celle du mystère de l'esprit humain, du simple mensonge à la mythomanie. Le film revenant alors à la lumineuse opacité d'Emilie Dequenne et s'achèvant comme il avait commencé: en beauté !
Corée du noir
The Chaser est une pure merveille !
Un film largement à la hauteur de son excellente réputation dont on a peine à croire qu'il s'agisse d'un premier film tant il est maitrisé, bourré de bonnes idées, efficace, bouleversant, terrifiant....
Décidément encore une preuve après Park Chan-Wook et Bong Joon-ho que le cinéma de genre coréen est en très grande forme et très inspiré.
Le film partage d'ailleurs un thème commun avec un de ses illustres prédécesseurs, Memories of murder, dans la description sans pitié de l'incompétence et de la bêtise de la police coréenne. A la différence que chez Bong Joon-Ho cela avait une dimension ironique et même comique alors qu'ici, le film baignant dans une constante et étouffante noirceur, cet élément devient au contraire un facteur d'émotion et de suspense incroyable dans le récit.
En effet, tandis que le faux flic/vrai mac s'épuise dans une course folle à sauver une de ses putes agonisante sous les verrous d'un serial killer expert en manipulation, la police n'a de cesse - par son incompétence et sa désorganisation de freiner sa course et de réduire les chances de survie de la jeune femme.
Le film est haletant de bout en bout et le scénario est rempli d'idées géniales, la première étant de prendre pour héros un personnage qui est, à priori, un salaud, la seconde étant de dévoiler immédiatement l'identité du tueur et de nous laisser assister à toutes les formes de manipulations qu'il exercera sur les policiers afin de ralentir et de faire échouer leur enquête, la troisième - et la plus innatendue - est de faire intervenir dans le récit ce beau personnage de la petite fille de 7 ans qui apporte au film déjà captivant une dimension émotionnelle qui le rend encore plus éprouvant.

Une autre idée formidable est de n'avoir pas fait l'ellipse sur la violence. Elle est ici très présente, graphique et le début du film est à ce titre assez insoutenable, mais elle s'avère être un des éléments dramatiques qui rend encore plus essentielle la quête du héros autant qu'elle expose l Elle est ici très présente, graphique et le début du film est à ce titre assez insoutenable, mais elle s'avère être un des éléments dramatiques qui rend encore plus essentielle la quête du héros autant qu'elle expose l 'abjection du jeune et beau tueur au visage d'ange.
La mise en scène est tendue comme un string, le film est constamment surprenant, captivant et brillant et je parierais que ce cinéaste n'a pas fini de nous surprendre car ce coup d'essai est un vrai coup de maitre et hisse directement ce film parmi les plus grands thrillers de ces dernières années.
En tous cas, amateurs de ce genre "d'horreurs", vous en aurez pour votre argent : un bijou, je vous dis !
Torture flics

Attention, l'habit ne fait pas le moine et le visuel du DVD n'est qu'un pur effet de marketing destiné à surfer honteusement sur la vague Saw/Hostel. On pourrait même penser que W/\Z ne serait qu'un grossier anagramme de SAW alors qu'il faudrait en réalité lire W "Delta" Z... début d'une formule mathématique complexe servant de signature au tueur en série du film.
Alors certes "celui-ci" torture bel et bien ses "victimes" et le visuel du DVD représente un des rares gros plans explicite du film mais celui ci est assez pauvre en gore et décevra de ce point de vue un paquet de pervers voyeurs amateurs de snuff...

On est en effet plus proche d'un thriller un poil glauque à la Cruising de Friedkin ou Le silence des agneaux, toutes proportions gardées.
Le deuxième film de Tom Shankland est juste une très honnête série B, dans la lignée de When a stranger calls de Fred Walton, par exemple, où l'on suit davantage l'enquête du duo de flics que les scènes de tortures elles-mêmes.

Le film est d'une assez belle facture esthétique, sombre et poisseuse et la mise en scène est souvent très habile à faire monter le suspense d'un scénario assez original et crédible, malgré un twist final un peu casse-gueule mais que le génie de l'acteur Stellan Skarsgard parvient à faire passer, de justesse avec une vraie émotion.

Sans être le chef-d'œuvre de l'année, ce W/\Z méritait donc bien mieux que cet indigne sortie directe en DVD et son plan marketing racoleur et hors sujet...
01 mai 2009
Grippage mexicain

Les médias nous en rabattent les oreilles régulièrement: le Mexique est aujourd'hui devenu un des pays les plus dangereux au monde, entre l'explosion de la délinquance et de la violence, la corruption de la police comme de la justice et le pourrissement des institutions, l'image du pays dans le monde est de moins en moins reluisante... Et ça n'est pas cette vilaine grippe qui va arranger les choses...

Mais le film prend place dans un "havre de paix", une zone résidentielle paisible et luxueuse cernée de hauts murs et de barbelés qui la protègent de la violence des bidonvilles environnantes
Vu d'en haut dans cette Zona, tout semble n'être qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté...
Mais le ver est si clairement dans le fruit que l'on se demande vite de quel coté du mur se trouve la vraie prison et si la "zone de non-droit" n'est pas forcément celle que l'on croit
Si La Zona avait été tourné dans les années 70, dans la lignée des films d'Alain Jessua (Les chiens, Armaguedon, Traitement de choc), on aurait sans doute parlé de cinéma d'anticipation...


La chasse à "l'homme" qui est au cœur du récit place le spectateur devant tous les dilemmes possibles et le scénario, en démontant rouage après rouage tous les mécanismes qui peuvent pousser des humains à faire les mauvais choix, mène peu à peu à la description sans concession de la naissance d'un système fasciste, totalement protectionniste, régressif et barbare.
Le tout charpenté comme un efficace thriller et en évitant miraculeusement tout manichéisme... les riches ou les flics ne sont pas tous des ordures, et les pauvres ne sont pas tous d'innocentes victimes, en tous cas les choses ne sont jamais aussi simples et le film est plus subtil que cela, plus sombre aussi...

Je l'ai trouvé, pour ma part tout à fait brillant et solidement mené. Il m'a constamment pris aux tripes.
Un premier film très prometteur !
27 avril 2009
Je suis mort deux fois, déjà.

J'ai revu ce soir Georgia (Four friends), d'Arthur Penn, sur Arte...
J'avais découvert ce film, à 15 ans, dans le cinoche d'Art & essai de mon petit bled de province, puis par la suite au vidéo-club de mon quartier, je l'avais loué en VHS et dans une version française imposée par l'époque. Je lui avais immédiatement voué un véritable culte. J'ai loué la cassette tant de fois que j'en ai usé la bande.
Je pense qu'à l'époque je devais y projeter tous mes rêves d'adolescent fantasque et être simplement bouleversé par le récit, la merveilleuse histoire de ces loosers magnifiques.
Et puis, quand le vidéo-club a vendu une partie de son stock, j'ai racheté pour trois sous la K7 et je ne l'ai plus visionné pendant près de 25 ans.

Jusqu'à ce soir et, le moins qu'on puisse dire est que cet immense film m'a bouleversé comme au premier jour.
Il s'était étrangement effacé de ma mémoire avec toutes ces années et j'ai eu le sentiment de le redécouvrir comme vierge.
Et il m'a remué autant qu'il l'avait fait autrefois.

Évidemment j'ai aujourd'hui plus de 40 balais, à peu près l'age qu'ont les personnages à la fin du film et ma lecture n'en est forcément plus la même qu'alors...
J'ai pourtant senti, comme je n'avais plus senti depuis longtemps, l'adolescent qui vivait encore en moi - pas complètement mort, en tous cas - et j'ai senti l'adulte, aussi, avec la moitié de sa vie derrière lui et le regard ému et bienveillant porté sur cet adolescent que j'étais, que je suis sans doute toujours et que serais peut-être encore un peu dans 20 ans, qui sait... quand le vieil homme que je deviendrais y verra l'adolescent et l'homme qu'il fut et qu'il est sans doute encore... au moins un peu...
Peut-être faudrait il d'ailleurs que, quand je serais devenu un vieillard, pour boucler la boucle, on me projette ce film une dernière fois sur mon lit de mort...

Enfin... trêve de considération métaphysicomachin de mes couilles !
Ce que j'ai surtout vu ce soir et que je n'avais sans doute pas repéré à l'époque (tout au mieux l'avais-je intuitivement ressenti) c'est du très très grand cinéma.
J'ai vu la manière dont Arthur Penn dépeint si subtilement la vie de ces quatre amis (cinq en réalité...) avec en filigrane le portrait lucide et émouvant d'une Amérique qui se cherche, de son Histoire, de ses richesses et de sa culpabilité, de ses guerres, ses immigrants, ses évolutions et révolutions, des failles de son (ses) système(s), des espoirs déçus de ses peuples,etc...

Mais Georgia n'est pas Forest Gump, c'est même exactement le contraire - Dieu merci - et Arthur Penn ne filme jamais ses protagonistes comme des "guest stars" de l'histoire, il ne les invite jamais à des caméos de luxe avec de quelconques figures où évènements emblématiques de l'Amérique. Non, Penn filme avec empathie de vrais personnages, à hauteur d'homme, avec juste ce qu'il faut de romanesque et de lyrisme pour nous emporter dans cette tournoyante saga mais en avortant systématiquement toute tentative de mélodrame (exception faite de la scène finale des adieux aux parents, libératrice et bouleversante) de manière souvent brutale, parfois comique, en coupant chaque fois l'herbe sous le pied de l'émotion avec une vraie pudeur et une grande intelligence.

Il montre surtout un talent inouï à raconter en quelques plans ou quelques minutes, ce qui prendrait un film entier à un autre cinéaste. Chaque scène devenant alors comme un film en lui même, indépendant et autonome, qui semble vouloir déborder du film lui même, où le récit s'enrichit de nouveaux personnages à chaque instant pour les faire disparaitre avec la même émotion que si l'on venait de suivre leur histoire pendant une heure.
La scène de la défonce de Georgia dans un loft style "Factory" warholienne, par exemple, raconte plus de choses en cinq plans que certains films entiers...
Un film bouillonnant semblant chaque fois vouloir sortir du cadre, en déborder, en dire plus et plus encore, pour en devenir comme illimité et au final véritablement inépuisable, la marque des grands films...

Et puis j'ai redécouvert un acteur aujourd'hui totalement oublié, injustement sous employé, qui eut à l'époque sa petite heure de gloire (Body Double, Le Fantôme de Milburn, Freddy 3...) et qui montre ici l'étendue de son talent.
Cet acteur s'appelle Craig Wasson et il est absolument exceptionnel dans ce rôle de petit immigré yougoslave fils d'ouvrier, dévoré par son impossible histoire d'amour avec la fantasque Georgia et balloté par la vie comme une coquille de noix, se heurtant chaque fois à cette Georgia qui resurgit tel un fantôme, furtive, insaisissable... Mais si terriblement aimable !
Car Four friends n'est pas seulement un portrait de l'Amérique, ni uniquement une histoire d'amitié, c'est avant tout une bouleversante histoire d'amour.

Et c'est aussi un peu l'histoire de ma vie...
Et je suis mort deux fois, ce soir...
Jusqu'à la prochaine fois...
Dans 20 ans ? 40 ans ?
Tu pues du cul !

Alors... autant la chanson était jouissive dans son électro-rock entêtante et ses textes sentant joyeusement le sexe et les arrières salles des lieux les plus interlopes - berlinois ou pas.
autant le clip est mauvais, triste, idiot et laid...
Comme tous les précédents, ou presque...
Les clips ne sont décidément pas le fort de Willem...
Je vous laisse juge :
Rendez-vous avec la matière

J'admets à regret avoir été un peu largué par la noirceur et une certaine prétention (exigeance ?) musicale des derniers albums de Dominique A...
J'étais un vrai fan, de la première heure et j'avais gardé en mémoire quelques concerts qui resteront parmi mes plus beaux souvenirs...
Notamment le premier, où il était seul sur scène avec un petit synthé/sampler et une pédale pour l'actionner...
Mais cette "bashunguisation" des derniers opus, m'avait un peu laissé sur le bord de la route, sceptique...

Dominique A. renoue dans ce généreux double album (24 titres !) autant avec la grâce et le dénuement électro qui faisait la beauté et le prix de son tout premier album "La fossette" qu'avec les chansons rocks frontales qui m'emballaient dans "Si je connais Harry" ou "La mémoire neuve" et moi je dis OUF !
Dès le premier titre, "Le sens", je me suis senti en terre familière et j'ai été littéralement transporté par la beauté et la simplicité de la chanson. Et par le génie de ce grand artiste et sa capacité à créer l'émotion, à donner le frisson.
Ce sentiment s'est confirmé et amplifié au passage gracieux et envoutant de chaque titre, exigeant sans être jamais chiant.

"La Musique/ La Matière"... la simplicité et la radicalité même du titre de l'album semble donner lui insuffler son essence, lui accorder à la fois un corps et une âme, dans son ensemble.
Il laisse l'impression que, enfin, à ne plus vouloir ressembler aux "grands", Dominique A. arrive à vraiment se grandir en ne ressemblant plus finalement qu'à lui-même et le résultat est... brillant... tout simplement.
Dominique A. EST grand !
Et court vite...
Calogero à poil et rhabillé

Si l'on m'avait dit que je ferais ici, un jour, l'éloge d'un album de Calogero, je ne l'aurais sans doute pas cru...
En effet, à l'époque des Charts, je n'aurais pas parié un demi kopeck rouillé sur ce boys band à minette chevelu et maniéré...
A la naissance de sa carrière solo, j'ai vite constaté qu'il possédait un vrai talent de mélodiste et une belle voix mais hélas, les textes assez con-cons gnan-gnans ne m'avaient guère convaincu...

Je n'ai commencé à prêter une oreille un peu plus attentive à sa musique que lors de sa collaboration avec Zazie, sur le précédent album Pomme C.
Mais l'album était trop inégal pour me conquérir vraiment.

Cette fois avec "l'embellie", je l'avoue, c'est mon coté "snob" qui m'a piégé... le prestige des collaborations (Dominique A, Dick Annegarn, Pierre Lapointe...) m'a en effet incité à jeter une oreille curieuse sur ce disque.(gloire au piratage !)
Et j'aurais vraiment eu tort de m'en priver...
Puisque depuis, je l'ai acheté... en dur et en toute légalité.

L'incontestable talent mélodique reste ici tout aussi frappant qu'auparavant et cet artiste a même le culot rare en France - dans cet album - d'oser un vrai lyrisme, sans jamais tomber bassement dans la mièvrerie ni la putasserie courante dans la "variété française" d'aujourd'hui et d'hier et ce disque contient même de véritables bijous !
Les collaborations avec Dominique A et Pierre Lapointe s'avérant les plus fructueuses et opérant de véritables miracles...
"La bourgeoisie des sensations" est - notamment - une chanson absolument merveilleuse qui a de quoi rendre jaloux bien des artistes français y compris parmi les chouchous de la presse intello...

Et plusieurs chansons sur cet album donnent autant "les poils" que les larmes aux yeux...
car, malgré son titre trompeur, l'album est globalement d'une tonalité assez sombre, voir tragique et plusieurs titres sont réellement déchirants ("J'attends"), bouleversants ("la fin de la fin du monde") enthousiasmants ("le passage des cyclones"), gracieux ("Tu es fait pour voler"), brillants ("La bourgeoisie...") et ils captent avec un grand talent cet troublant état mélangé de douleur, d'espoir, de précarité et de désespérance qui entoure les ruptures amoureuses, les réconciliations, etc... Avec la magie des chansons populaires qui ont l'élégance et l'intelligence de savoir être tristes sans être pour autant plombantes.
Alors, certes, cet éloge n'est pas sans bémols... certains titres sont un peu moins convaincants ("Nathan" de Marc Lavoine), plus faibles (le - cependant - joli single "C'est dit" de JJ Goldman) ou carrément inécoutables (L'ombre et la lumière complètement pourrie par l'insupportable voix de Grand Corps malade), mais les chansons qui suivent (Celles de Lapointe et Annegarn) sont si incroyablement sublimes qu'on oublie vite ces fautes de gouts.

Alors, ne soyez pas snobs et faites preuve de curiosité en écoutant ce formidable album d'un "jeune" artiste peut-être finalement seulement en éclosion... à 40 balais, le plus bel age...
Qui n'a jamais - en tous cas - été aussi bon que lorsqu'il est un peu à poil, comme ici...
En tous cas, un conseil pour Calogero: continue de bosser avec des mecs comme Dominique A, Annegarn et Lapointe, ça te réussit vachement bien et moi je suis totalement conquis !
Contre toute attente !
Je parierais bien au passage que je ne serais pas le seul converti et je prédis même une belle carrière à cet album: il le mérite en tous cas !!!
Très joli clip, en prime...
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