28 janvier 2017

Le cinémathèque d'AHS

Comment une des séries les plus originales et innovantes de ces dernières années démontre qu'elle s'est aussi constituée autour un champ référentiel des plus puissants ...
Au delà de la simple citation, de l'art de faire du (vraiment) neuf avec de belles références oldies.

La preuve en image avec quelques exemples probant parmi des centaines d'autres:






La vidéo ci-dessus s'intéressant hélas bien plus à la partie émergée (et célèbre) de l'iceberg qu'au références plus obscures de cinéphilies bien plus bisseuses qui transpirent de chaque saison (de l'érotisme SM de la saison 1 aux références nazisploitation d'Asylum en passant par le found-footage/Documenteur de Roanoke, le torture porn, Women In Prison, et j'en passe...) et elle occulte le fait que AHS est avant tout une série sur les vrais démons de l'Amérique: de l'esclavage des noirs au massacre des native-americans, de la "culture" et du culte des serial killers à la bigoterie religieuse, etc...
Dans AHS il y a d'abord "American" et la série vaut bien plus pour ce qu'elle raconte de l'Amérique d'hier et d'aujourd'hui, que pour ses références cinéphiles, bien qu'elles soient chaque fois parfaitement intégrées et jamais plaquées comme de simples clins d’œil aux rats de vidéothèques.

John Hurt 1940-2017



On perd aujourd'hui un des plus grands acteurs du monde et de l'histoire du cinéma...
Une filmographie impressionnante comportant un quota de chefs d’œuvre étourdissant et la collaboration avec quelques uns des plus grands cinéastes des 40 dernières années !

Choix subjectif:


L'étrangleur de Rillington place - Richard Fleischer

Le joueur de flute - Jacques Demy

Le cri du sorcier - Jerzy Skolimowski

Midnight express - Alan Parker

Alien le huitième passager - Ridley Scott

Elephant man - David Lynch 


La porte du paradis - Michael Cimino

The plague dogs - Martin Rosen


Osterman Week-End - Sam Peckinpah

 The hit - Stephen Frears

1984 - Michael Radford

Scandal - Michael Caton-Jones


Resident alien - Jonathan Nossiter


La nuit Bengali - Nicolas Klotz

L’œil qui ment - Raoul Ruiz

Even cowgirls get the blues - Gus Van Sant

Dead man - Jim Jarmush

Hellboy 1 et 2 - Guillermo Del Toro

Dogville, Manderlay et Melancholia - Lars Von Trier

V pour Vendetta - James McTeigue

Boxes - Jane Birkin

Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal - Steven Spielberg


Les immortels - Tarsem Singh


Brighton rock - Rowan Joffe

La taupe - Tomas Alfredson

Snowpiercer, le Transperceneige - Bong Joon-Ho

Only lovers left alive - Jim Jarmush

Jackie - Pablo Larrain


Emmanuelle Riva 1927-2017

Hiroshima mon amour - Alain Resnais

Léon Morin prètre - Jean-Pierre Melville

Thérèse Desqueyroux - Georges Franju

J'irai comme un cheval fou - Fernando Arrabal

Liberté la nuit - Philippe Garrel

Trois couleurs: bleu - Krzysztof Kieślowski

C'est la vie - Jean-Pierre Améris 

Le skylab - Julie Delpy

Amour - Michael Haneke

Marie et les naufragés - Sébastien Betbeder


Paris pieds nus - Dominique Abel et Fiona Gordon



28 décembre 2016

Carrie Fisher 1956-2016 - Debbie Reynolds 1932-2016





Triste à pleurer... N'ayant pas supporté le décès de sa fille, Debbie Reynolds s'éteint moins de 24h après...
Deux icônes du cinéma, deux idoles de ma jeunesse, deux carrières.
Deux vies qui s'éteignent...



 

 


01 décembre 2016

Ousmane Sow 1934-2016




L'art d'Ousmane Sow avait tout, à priori, pour me déplaire ou me laisser indifférent...
Ma première rencontre avec son célèbre lutteur (à Kassel, dans les années 90, si ma mémoire est bonne...) en avait été un choc d'autant plus puissant.
Revu avec la même fascination et la même émotion quelques années plus tard au Pont des Arts de Paris en 1999, le massif et membré lutteur était cette fois accompagné d'une incroyable tribu dont il émanait la même vie, la même puissance et surtout la même "âme".

Et ce nouveau contact avec cette œuvre d'apparence si "classique" - mais de laquelle il émane une vie propre, presque autonome et magique - fut une confirmation:
Ousmane Sow est aussi grand artiste que ses lutteurs sont massifs.



Reconnu de son vivant par un public populaire davantage que par la critique arty, Ousmane Sow, immense artiste sénégalais (Premier africain à entrer à l'Académie Française) vient de rendre l'âme.
Celles de ses sculptures - elles - demeurent immortelles...
La preuve:


30 novembre 2016

Lady Gaga - Million Reasons (Live From The American Music Awards/2016)

Le TRÈS bel alboum de Gaga, Joanne, faisant la part belle à la Soul, la Folk et même étonnamment à la Country, il était assez logique qu'elle se produise aux American Music Awards avec ce joli Million reasons...
J'eussions préféré Joanne ou - even better - la ABSOLUMENT géniale Sinner's prayer mô bon...

Kate Bush - And Dream of Sheep (Live)

35 ans sans monter sur scène... Une poignée de concerts à Londres en 2014 TOUS complets en moins de 15 minutes et mon rêve restant toujours à réaliser de voir un jour sur scène une de mes dernières idoles encore vivantes après les morts inconsolables de Bowie et Prince...
Un rêve à exaucer avant ma propre mort ou celle de Kate, si possible...
En attendant je pleure des rivières à l'écoute de ce sublime triple alboum live que Kate nous offre - ENFIN - si longtemps après le déjà merveilleux live de 1981.
Et je rêve d'une nouvelle tournée, pas que pour les angliches ce coup ci...
Ou, mieux encore... d'un jour, y être, moi-même, en chair, os et chair de poule dans l'enceinte de ce fucking et mythique Hammersmith Odeon...

Et pour le moment:





Et une pensée + une bise à un méga-fan de toujours et qui -  lui - y était...
Fucking bastard James I love you

10 novembre 2016

Im Afraid Of Americans







Parce qu'une fois passée la sidération, il vaut mieux en rire... avant qu'on se farcisse - en France - la même droite dure, extrêmiste et décérébrée dans 8 mois...pour 5 ans.
































27 septembre 2016

Kirk Douglas bande encore et il encule Donald !




Lettre ouverte d'une idole centenaire à un connard interstellaire :

"Je suis dans ma centième année. Quand je suis né en 1916 à Amsterdam, New York, Woodrow Wilson était notre président.
Mes parents, qui ne savaient ni parler ni écrire l’anglais, étaient des émigrés de Russie. Ils faisaient partie d’une vague de plus de deux millions de juifs qui ont fui les pogroms meurtriers du tsar au début du 20e siècle. Ils étaient à la recherche d’une meilleure vie pour leur famille dans un pays magique où, croyaient-ils, les rues étaient littéralement pavées d’or.
Ce qu’ils n’avaient pas réalisé avant d’arriver étaient que ces belles paroles gravées sur la Statue de la Liberté dans le Port de New York 'Envoyez-moi vos fatigués, vos pauvres, Envoyez-moi vos cohortes qui aspirent à vivre libres' ne s’appliquaient pas de la même manière à tous les Américains. Les Russes, les Polonais, les Italiens, les Irlandais, et particulièrement les catholiques et les juifs, ont été traités comme des extra-terrestres, des étrangers qui ne deviendraient jamais de 'vrais Américains'.
On dit qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Depuis que je suis né, notre planète a voyagé autour de lui une centaine de fois. Avec chaque orbite, j’ai regardé notre pays et notre monde évoluer de manières qui auraient été inimaginables pour mes parents, et qui continuent de m’épater année après année.
Au cours de ma vie, les femmes américaines ont obtenu le droit de vote, et une d’entre elles est finalement candidate d’un parti politique majeur. Un Irlandais-américain catholique est devenu président. Peut-être encore plus incroyable, un Afro-américain est notre président aujourd’hui.
Plus j’ai vécu, moins j’ai été surpris par l’aspect inévitable du changement et je me suis réjoui qu’un tel nombre des changements que j’ai vus aient été positifs.
Mais j’ai aussi traversé les horreurs d’une Grande Dépression et deux guerres mondiales ; la seconde ayant été provoquée par un homme qui promettait de rendre à son pays sa grandeur d’antan. J’avais 16 ans quand cet homme est arrivé au pouvoir en 1933. Pendant près d’une décennie avant son ascension, il était raillé, on ne le prenait pas au sérieux. Il était vu comme un bouffon qui ne pouvait pas réussir à duper un peuple éduqué et civilisé avec sa rhétorique nationaliste et haineuse.
Les 'experts' le ne prenaient pas en considération, comme s'il était une blague. Ils avaient tort.
Il y a quelques semaines, nous avons entendu les mots prononcés en Arizona ; des mots que ma femme, Anne, qui a grandi en Allemagne, a trouvés glaçants. Ils auraient pu être prononcés en 1933.
'Nous devons aussi être honnêtes sur le fait que toutes les personnes qui cherchent à rejoindre notre pays ne seront pas capables de s’assimiler correctement. Il est de notre droit, en tant que nation souveraine, de choisir les immigrants que nous pensons être les plus à même de prospérer et s’épanouir ici… Ce qui inclut de nouveaux tests de filtrage pour tous les candidats à l’immigration comportant une certification idéologique pour nous assurer que ceux que nous acceptons dans notre pays partagent nos valeurs…'
Ce ne sont pas les valeurs pour lesquelles nous avons combattu lors de la Seconde Guerre Mondiale.
Jusqu’à ce jour, je croyais avoir tout vu sous le soleil. Mais je n’avais jamais été témoin de cette stratégie de la peur de la part d’un candidat majeur à la Présidentielle américaine de toute ma vie.
J’ai vécu une longue et belle vie. Je ne serai pas ici pour en voir les conséquences si ce mal prend racine dans notre pays. Mais vos enfants et les miens seront là. Et leurs enfants. Et les enfants de leurs enfants.
Nous aspirons tous à rester libres. C’est pour cela que nous nous battons en tant que pays. J’ai toujours été profondément fier d’être un Américain. Pour les jours qui me restent à venir, je prie pour que cela ne change jamais. Dans la démocratie qui est la nôtre, la décision de rester libres est entre nos mains.
Mon centième anniversaire tombe pile un mois après la prochaine élection présidentielle. J’aimerais le célébrer en soufflant les bougies de mon gâteau puis en sifflant 'Happy Days Are Here Again.'
Comme ma regrettée amie Lauren Bacall a dit un jour : 'Tu sais siffler, n’est-ce pas ? Tout ce qu'il faut, c'est joindre les lèvres et souffler'."
Kirk Douglas



26 septembre 2016