25 août 2009

Un suppo et au lit !

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Le nom de Stuart Gordon à la production de ce "lit mortel" aurait pu être un gage de qualité... il n'en est rien: Ce film est un naufrage absolu.
Partant déjà d'une idée ridicule: faire peur avec un lit en fer forgé "temoin" de meurtres par strangulation dans les années 30... Le résultat est absolument soporifique et constamment débilitant. Les acteurs sont consternants, le scénario est idiot et la mise en scène... absente.
Tout cela ressemble à un mauvais téléfilm, jusqu'aux scènes supposément érotiques qui feraient passer les séries roses du câble pour du porno hardcore... Bref une purge totale à fuir à toutes jambes ou à réserver aux insomniaques car il est un puissant somnifère !

22 août 2009

Sus aux voisines !

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Difficile de parler de Next door sans en dévoiler les tenants et les aboutissants et sans en déflorer l'intrigue et le suspense.


Ce très grand film danois est à rapprocher des plongées Polanskienne dans la folie telles que Repulsion, Le Locataire ou Rosemary's Baby dans lesquels le surgissement de l'incongruité dans le quotidien créait une tension dramatique troublante.



Suspense teinté ici d'un atmosphère érotique perverse des plus dérangeantes.
Next door est un film intelligent jusque dans sa durée (1h15)car il évite d'étirer le récit dans des digressions inutiles ou artificielles et se concentre sur l'essentiel: la limite très ténue entre le fantasme sexuel sadique et la pulsion de mort.
L'ensemble baignant dans une étrange et inquiétante atmosphère surréaliste autant que masochiste de plus en plus glauque au fur et à mesure de l'avancée du récit.


Kristoffer Joner, l'acteur principal, au physique un peu étrange, entre Matthieu Amalric et Thom Yorke (Radiohead) est impressionnant de fragilité et la mise en scène est sobre et brillante, sans jamais une once d'esbrouffe pour tirer le film vers le sensationnel ou le racolage.
Le fantastique semblant émerger de la réalité elle même alors que ses frontières avec le fantasme et la folie s'estompent peu à peu.


La sortie de ce film en Direct To DVD est absolument injuste et incompréhensible, mais vous offre au moins la possibilité de vous l'offrir illico...

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Alors qu'attendez vous ?!

21 août 2009

Eat the meat, Get the Milk !

[Photo harvey_milk_] - cliquez pour l'avoir en haute résolution


Au risque d'enfoncer pour la énième fois une porte déjà grande ouverte, je parlerais du caractère schizophrène du cinéma de Gus Van Sant, partagé entre recherches très personnelles, jusqu'à l'expérimental, parfois, et cinéma hollywoodien plus mainstream, tout au moins en apparence.
Quelques chef d'œuvres dans la première catégorie (Elephant, My own private Idaho...) et quelques purges, aussi (Last Days, notamment).
Que des réussites, à mon avis, dans l'autre catégorie (Psycho & Prête à tout, notamment !).


Au premier abord, Harvey Milk semble s'inscrire dans la deuxième catégorie: Biopic, mise en scène classique, stars hollywoodiennes en tête d'affiche....
Et pourtant, il me paraitrait totalement abusif de le considérer comme un film de commande tant il m'apparait au contraire comme un film d'auteur extrêmement sincère et personnel et surtout beaucoup plus subversif qu'on aurait pu le penser au premier abord.


En effet en ces temps où l'homophobie semble avoir trouvé son bon terreau républicain pendant des années aux USA où plusieurs lois discriminatoires ont été votées, la situation ne semble plus si loin de celle décrite par le film, dans lequel le candidat Milk s'oppose avec brio, humour et hargne à l'extrémisme d'Anita Bryant, icone homophobe US par excellence.

Il est rare qu'un film qui épouse autant les codes du cinéma classique hollywoodien s'avère être un brulot politique aussi puissant que subversif.
On aurait pourtant pu craindre le pire : un biopic dégoulinant de bons sentiments, avec Sean Penn en mode folle cabotinant à outrance façon "Sam I'm Sam"...
Et bien on avait tout faux...


Sean Penn est magistral, attachant, bouleversant et suffisamment folle pour rendre un hommage réaliste et vibrant au personnage qu'il incarne sans jamais tomber dans la caricature.
James Franco (dont la carrière prend des tournures inattendues et passionnantes) est magnifique et absolument bandant.
Josh Brolin compose un personnage totalement opaque, digne du cinéma le plus "austère" de Van Sant.
Le biopic attendu n'est pas au rendez-vous et c'est un film passionnément politique et polémique qui explose à l'écran.
Et qui nous laisse pantois, bouleversé et reconnaissant. Et un peu desespérés... c'est vrai, mais toujours debouts...
Un très grand film !





19 août 2009

Zombies au gratin

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Aujourd'hui encore très méprisé par les aficionados du genre, L'avion de l'apocalypse est pourtant, malgré ses innombrables défauts et notamment un budget visiblement malingre, un film très honnête et divertissant.

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Filmé plutôt efficacement et sans trop de temps morts, il se paie même le luxe d'être très novateur sous bien des aspects: Les zombies ne sont pas ici handicapés par la rigidité cadavérique et filent comme des lièvres, 25 ans avant 28 jours plus tard de Danny Boyle dont la scène de la station service semble d'ailleurs être un copié/collé de ce film.
Des zombies intelligents, organisés, solidaires et usant d'armes et d'outils, 25 ans avant Land of the dead de Romero... Et plein d'autres petites idées du genre qui pimentent l'affaire. L'excellent scène de l'ascenceur, la très réussie scène du parc d'attraction, la panique nocturne à l'hopital, etc...

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Alors on regrettera le ratage quasi permanent des effets spéciaux et notamment les maquillages façon pizza carbonisée des zombies... Et on pourra reprocher à Lenzi de n'avoir ni le génie de Romero, ni le budget de Boyle mais ces beaux efforts à faire un cinéma enthousiaste au premier degré tout en tentant d'innover dans le genre font de cette petite série Z une très agréable surprise.

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13 août 2009

L'arrière train de l'ennui

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Il y a de petits films méconnus qui s'avèrent de bonnes surprise. D'autres au contraire ont le label "film culte" et s'avèrent être des bouses... Ce film d'Aldo Lado s'apparente clairement à la deuxième catégorie. La jaquette du DVD annonce un film "Barbare et choquant". Il me parait surtout barbant et nanard !
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Aucune idée cohérente de mise en scène durant tout le film, des acteurs absolument pathétiques (particulièrement les 2 agresseurs, ridicules !), un scénario totalement plagié sur "La dernière maison sur la gauche" de Wes Craven, sorti 3 ans avant, en version ferroviaire et bourgeoise... ce film est, de bout en bout d'une médiocrité totale. Volontiers racoleur, érotisant et sadique, il ne cesse de se dédouaner de ce qu'il filme - visiblement avec délice - par un discours moralisateur et sécuritaire pour le moins ambigu ou par une prétention à saisir la réalité sociale de l'Italie des années 70. Là où Craven imposait une ambigüe et réussie métaphore du combat entre le Mal et le Bien et du glissement progressif de l'un dans l'autre Aldo Lado ne signe qu'une énième série Z à l'italienne, un énième plagiat du dernier succès au box office et un navet absolu, surtout plus de 30 ans après avec toutes les rides qu'a pris le film...

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Seule l'excellente Macha Méril tire son épingle du jeu dans ce rôle de garce perverse grâce à la profondeur et au mystère qu'elle confère à son personnage. A voir, donc, juste pour elle...



Madonna le choix dans la date

Et - à nouveau - les cathos polonais sur le dos...

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Décidément les intégristes religieux de tous poils n'ont pas fini de se ridiculiser dans le monde...
Pendant que la Pologne ultra catho, célèbrera l'assomption de la vierge Marie, Madonna devrait envoyer quelques polonais au ciel avec son Sticky & sweet tour, de passage à Varsovie...
Mais les polocathos ne l'entendent pas de cette oreille et ne le voie pas d'un bon oeil...
Et les chiens d'aboyer au blasphème pendant que la caravane passe...

Craignant sans doute qu'en cerise sur le gâteau, en plus de ce mauvais choix dans la date, Madonna ne décide sur scène de se mettre un bon doigt dans la chatte...

Quand je pense au badge Solidarnosc que je portait adolescent, je me dis que Walesa a pris un méchant coup de vieux... à moins que ça ne soit mes yeux ?!

Enfin, décidément Madonna et la Pologne ça n'est vraiment pas une belle histoire d'amour... peut-être - qui sait, samedi - le début d'une jolie histoire de cul ?

Wait & see

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07 août 2009

Vraiment Ripou !

Ölüm Tanrýsý - Dying God

Une divinité amazonienne membrée comme un cheval décime toutes les putes de Buenos Aires en les éventrant avec son sexe, inondant leurs tripes de litres de semence... Le flic le plus ripou de la ville part à la chasse...

DYING GOD de fabrice lambot - photo 10

Ce pitch c'est - en gros - The Shield VS Xtro...
Mais la mise en scène, le rythme et le suspense évoquent davantage un épisode de Derrick (en à peine plus trash) et besogne à se hisser à la cheville de ces deux dignes références.


L'acteur principal est en roue libre en mode "Mother f***er, Son of a B****" et Lance Herricksen dans un petit rôle semble à chaque plan se demander pourquoi il a accepté cette panouille...
On navigue ici en pleine zone Z et ce vrai navet évoque les pires nanards italiens des années 70/80, sans en avoir malheureusement ni le comique involontaire, ni le charme vintage, ni l'énergie vitale. Juste de l'ennui pur et une telle absence de talent que le plan final laissant supposer une suite nous donne l'envie de prier tous les dieux vivants de nous éviter une nouvelle purge avec un autre "Dieu mourrant".
D'ailleurs, rien à sauver de ce naufrage que son beau titre à double tiroir... Dying God(e)