26 janvier 2010

Best & Pest Of 2009

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Plutôt que de me précipiter comme tout le monde fin décembre pour établir ce fameux classement, j'ai préféré attendre la fin du mois de janvier pour vous passer in extrémis mes meilleurs vœux de la dernière chance sur ce blog et surtout me donner le temps de faire quelques séances de rattrapage de quelques films ratés en 2009... Il eut été regrettable, de ne voir figurer dans ce top/flop 2009, ni Inglorious Basterds, Les Noces rebelles, ni The Reader, Gran torino ou Morse...

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Par ailleurs, cette année a vu une véritable déferlante de DTV (films privés d'une sortie en salle et recalés souvent injustement pour une sortie directe en DVD...)

J'ai donc fait le choix de les inclure dans ce top car il me paraitrait totalement absurde d'en exclure un des plus beau film de l'année : The Fall...

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Et du coup, quelques autres ont suivi...

Le cinéma ne se fait aujourd'hui plus seulement dans les salles... En attestent les merveilleuses séries télé qui abondent ces dernières années...

Voici donc, par ordre de préférence, du plus aimé au plus mauvais, mon Best to Pest of 2009

Les films qui ont déjà été chroniqués sur ce blog contiennent le lien direct vers l'article concerné, les autres font l'objet d'une mini critique "sur le pouce" car j'ai trop souvent délaissé ce blog cette année...

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Attention, la rédaction de ce billet n'est pas achevée, j'ai encore quelques films à chroniquer et quelques séances de rattrapage à faire mais il sera régulièrement mis à jour dans le courant de la semaine.

1/Antichrist


Difficile d'évoquer ce film sans parler du ridicule scandale cannois et de ses injustes accusations, notamment de misogynie...
Le film est exactement l'inverse d'une oeuvre misogyne... On a souvent dit que Lars Von Trier montrait une version terrifiante et perverse de la femme... Mais personne ne semble avoir vu que c'est ici l'homme qui œuvre à la destruction du couple tout autant sinon davantage que son épouse. Ce personnage de psy qui transgresse toutes les règles élémentaires de la psychothérapie et qui finit par transformer cette femme blessée en une furie sanguinaire est bien plus glaçant et ambigu qu'il n'y parait. Et si l'on a très justement salué l'immense performance de Charlotte Gainsbourg, peu sont ceux qui ont loué le jeu subtil et double de Willem Dafoe davantage dans la réserve mais tout aussi étonnant que sa partenaire.
Cette oeuvre majeure du cinéma, injustement décriée et méprisée tant par la critique que par le public, offre une réflexion jamais prémâchée sur le couple, la sexualité et la mort, la toute puissance de la nature, la condition des femmes à travers les siècles, et baigne dans une beauté visuelle époustouflante et une atmosphère d'angoisse souvent suffocante. Il est une expérience unique et dangereuse nous obligeant à pénétrer dans le cauchemar d'autrui et à y questionner nos vies, notre inéluctable destin à la putréfaction, notre rapport à l'autre, au couple et à la nature et notre culpabilité à être homme, femme, humain.
Un chef d'oeuvre !

2/Les noces rebelles


Encore un couple qui se déchire, encore une œuvre majeure. Deux acteurs en état de grâce, un film bouleversant qui se refuse constamment à sombrer dans le pathos ou le mélo racoleur.
Une histoire simple, comme aurait pu le dire Claude Sautet et un film magnifique, adulte, subtil, intelligent sur les velléités de nos égos confrontées aux inévitables renoncements qu'imposent la vie de couple et les pressions sociales. Jamais peinture des années 50 américaines n'aura paru si moderne et universelle.
A noter l'extraordinaire bande son de Thomas Newman et le performance non moins exceptionnelle de Michael Shannon dans le rôle secondaire mais essentiel du détonateur du récit.
Magnifique !

3/The Fall

Le film le plus ambitieux, barré et baroque de l'année... n'aura jamais la chance d'être projeté sur un écran de cinéma... La sortie "direct to video" la plus incompréhensible de l'année.

Un conte initiatique magique et sombre tels que seuls s'y sont frottés des auteurs tels que Tim Burton ou Terry Gilliam, filmé dans des dizaines de pays étrangers, dans des sites et paysages tous plus extraordinaires les uns que les autres, ce film frappe d'abord par son extraordinaire inventivité visuelle, ses couleurs, ses décors, ses costumes... Il parvient sans mal à créer un univers fantastique totalement original et à la fois terrible et merveilleux tout en nous contant deux histoires différentes en parallèle (exercice périlleux mais réussi !): Celle d'un cascadeur du cinéma muet, blessé lors d'un tournage par une chute de cheval, paralysé à vie dans un lit d'hopital et doublement brisé par la rupture d'avec sa fiancée... L'homme se lie d'une amitié ambigüe avec une petite fille de cinq ans, à qui il narre des histoires fantastiques dans l'unique but de la manipuler et de la convaincre à lui fournir de la morphine, si possible en dose fatale...

L'auteur de The Cell semblait déjà bien prometteur, même si ce premier film n'était pas entièrement réussi. Il parvient ici à surpasser tous les espoirs mis en lui en révélant un univers foisonnant, plus personnel cette fois et en fabriquant de toutes pièces un autre monde dans lequel vous êtes conviés à passer deux heures éblouissantes.

Un merveilleux et émouvant voyage, vous ne serez pas déçus... Emportez tout de même quelques mouchoirs...


4/Morse


"An instant classic", comme disent les anglais !
Un film totalement novateur dans sa forme comme dans son récit, d'une beauté visuelle époustouflante. Deux jeunes (?) acteurs merveilleux, un récit captivant et profondément émouvant, une atmosphère pesante et gracieuse à la fois. Et un chef d'oeuvre absolu qui fera date dans l'histoire du cinéma autant que dans celle du film de genre. Une oeuvre majeure et totalement bouleversante

5/The Chaser

Un chef d'oeuvre, revu depuis en DVD, je ne change pas une virgule de ma critique dithyrambique de l'époque. A lire ici

6/Non ma fille tu n'iras pas danser

7/District 9

On a eu bien tort de limiter ce merveilleux District 9 à la nouvelle vague de documenteur façon Blair Witch, Cloverfield ou [Rec]...

On n'a pas davantage eu raison d'insister si lourdement sur le caractère métaphorique du film avec, supposément, en creux, une peinture au vitriol de l'Apartheid...

Certes, ces deux éléments sont une partie bien réelle et perceptible du film, mais on a oublié de dire l'essentiel: A quel point ce film dépasse largement ces deux paramètres et s'impose, passée la première partie, plus satirique, comme un des films de science fiction les plus réussis et originaux de ces dix dernières années !

A quel point également il ne se limite jamais à cette métaphore et élargit son champ de vision à toute forme de discrimination, au rapport à l'autre, et même jusqu'à évoquer les pires aspects du nazisme, aussi: camps de concentration, expérimentation médicale, torture, cobayes vivants, insultes animalières...(les juifs étaient des rats ou des cafards pour les nazis, ici, les E.T sont des "crevettes")

Si l'on ajoute à ça un acteur incroyable, des effets spéciaux vraiment très spéciaux et totalement crédibles, un suspense haletant, une émotion qui va crescendo et une mise en scène époustouflante... Ce film est non seulement une des plus belles surprises de 2009, mais aussi un de ses plus grands chocs !


8/Still Walking

Combien de films peuvent se vanter de dire autant de chose avec aussi peu de moyens affichés ? combien possèdent une telle grâce incontestable et un pouvoir d'émotion si grand ?

Koré-Eda est grand et son film est immense: un de mes plus grands chocs de l'année. Un film qui impose le respect.

9/Boy A

Un des films les plus émouvants de l'année et la découverte d'un jeune acteur magnifique: critique ici

10/Gran Torino

Filmé par n'importe qui d'autre qu'Eastwood, ce film ne serait sans doute, au mieux, qu'un banal mélo et, au pire, un impitoyable et répugnant film de vengeance...

Mais, la vieille bête est autrement plus maligne et nous livre un des plus beaux mélos de l'année, doublé d'un film subtil et intelligent sur... La question de l'Identité Nationale... (je plaisante, à peine...lol) ou plus exactement des instincts grégaires et territoriaux de l'humanité (tout ici n'est au fond que conflit territorial, culturel, racial) et de leur triste absurdité.

Du très grand Eastwood...

Et quel immense acteur, toujours !!!


11/L'Autre

Ce troisième film des épatants Trividic/Bernard (Ceci est une pipe + Dancing) confirme tout le bien que je pouvais penser d'eux: Lire ici

12/Elève libre

Un film brillant autant qu'il est perturbant, l'auteur de Nue Propriété confirme son immense talent: Lire ici

13/Inglorious Basterds

J'avais lu quelque part que l'ambition de Tarantino avec ce film, était de branler le spectateur pendant une heure et demi puis de le faire jouir pendant le dernier quart d'heure.

On ne peut mieux résumer le plaisir qu'il nous donne avec ce film épatant, sauf que le monsieur se sous-estime un poil... Personnellement j'ai eu des orgasmes multiples tout au long de la projection !

Un seul mot : JOUISSIF

Et terriblement touchant dans son amour immodéré du cinéma et du pouvoir absolu qu'il peut avoir, y compris à changer le cours de l'Histoire. Chapeau !

14/Jusqu'en enfer

J'ai presque envie de reprendre mot pour mot ce que je viens d'écrire sur Inglorious Basterds tant le maitre mot est ici aussi le plaisir !!!

Et c'est avec la même virtuosité technique que l'on connait à bien des films de Sam Raimi que celui ci nous livre enfin un nouveau film d'horreur, et non des moindres !

Le film est brillant de bout en bout, toujours surprenant, hilarant et surtout, qualité rare, il gagne à être revu... 3 fois déjà, pour moi et ça n'est pas fini...

Un très bon cru ! Un de plus... Et une nouveau cult classic à ajouter à la déjà longue liste de trophée du genre !

15/Coraline

Ce film est comme un miracle, un émerveillement de chaque instant... A part Miyazaki, je ne vois guère, dans l'animation contemporaine, d'auteur dont l'univers soit si singulier et foisonnant que celui d'Henry Selick.

Trop longtemps (et injustement) dans l'ombre de Tim Burton, ce très grand cinéaste confirme son incomparable talent dans ce nouveau bijou. Coraline atteint presque au génie de Mr Jack, il s'en faut de peu, mais il est un véritable chef d'oeuvre ! Déjà mieux que bien !

16/The Box

Pour la troisième fois après Donnie Darko et Southland Tales, Richard Kelly, nous offre un drôle de film zarbi.

Car, ici, même s'il se pare à priori des apparences d'un thriller hollywoodien des plus classiques, on ne peut pas ignorer qu'à de nombreuses reprises, le film opère de drôles de glissement dans l'incongru, le bizarre, pas seulement dans son récit, mais plus encore dans sa mise en scène même.

Une vraie réussite qui confirme l'immense talent du bonhomme, et sa singularité à Hollywood, aujourd'hui.

Un film passionnant de bout en bout.

17/Harvey Milk

Un film très aimé de la critique mais bizarrement très sous estimé par le public, notamment par la blogosphère...

Etrange... critique ici

18/Espion(s)

Rien que pour la présence de Géraldine Pailhas à l'écran le film vaudrait d'être vu, mais il a bien d'autres qualités.

Il offre à Guillaume Canet la possibilité de montrer qu'il devient un acteur au potentiel en plein développement.

Mais il est surtout un film d'une audace et d'une ambition rare en France: Il faut tout de même rappeler qu'il s'agit d'un premier film, d'un film d'auteur par dessus le marché et, en prime, le film d'un ancien critique des Cahiers du cinéma... Tous les éléments étaient réunis ppour qu'on se tape une purge nombrilliste, prétentiarde et auteurisante des plus communes. Mais Nicolas Saada fait preuve de beaucoup d'originalité à visiter un genre pratiquement tombé en désuétude tant il est peu populaire en France: le cinéma d'espionnage.

Et il réalise un film absolument prenant, très réaliste et totalement crédible. La mise en scène est discrète mais sert justement totalement le propos et le film, avec cette histoire d'amour naissante, amorce un virage vers un cinéma aux parfums hitchcockiens à la française absolument captivant et réussi.

On sent d'ailleurs bien dans certaines scènes l'influence du maitre et notamment de Vertigo (la scène du musée, le petit tableau) mais surtout des Enchainés.

Le film reste pourtant modeste et emporte une adhésion totale qui le hisse d'emblée au niveau de grandes réussites du genre en France comme Les Patriotes de Rochant ou Agents Secrets de Frédéric Schoendoerffer.

Coup d'essai, coup de maitre !

19/Numéro 9

Une réussite artistique totale. Un film d'une splendeur, d'une noirceur et d'une force rare dans l'animation américaine.

je ne dirais jamais assez combien j'aime le cinéma pour enfants qui ne prend pas les enfants pour des débiles et qui n'a pas peur de se coltiner avec la trouille, l'horreur (au même titre que Coraline, cette année) qui est pourtant un élément essentiel et fondateur de l'enfance. Rendant au passage l'expérience passionnante y compris pour un public adulte.

Et rendons à César: le film est réalisé par Shane Acker, et non pas par Tim Burton, contrairement à ce qu'on peut trop souvent lire sur le net...

20/The Reader

Évidemment le film semble crouler sous les conventions hollywoodiennes, évidemment il sera toujours ridicule de vieillir une actrice pour suivre son histoire sur 30 ou 40 ans. Mais pourtant on ne peut nier la puissance d'émotion et le suspense tripal qui s'en dégage malgré tous ses défauts. On peut de demander pourquoi n'avoir pas choisi une autre actrice que Kate Winslet (merveilleuse dans ce rôle de femme un peu rustre) pour jouer le rôle vieilli puisque c'est le choix qui a été fait (et parfaitement réussi) pour le rôle masculin interprété jeune par David Kross (une révélation !!!) et plus âgé par Ralph Fiennes. Mais bon, pour peu que l'on accepte les codes hollywoodiens comme un "genre" en soi - au même titre que ceux du mélo - ce film s'avère un vrai plaisir. Et un film bien plus retord et ambigu qu'il n'y parait au premier abord.

21/Ferien, Chronique d'un été

A film à sentir et à regarder passer, le cinéma allemand s'est fait plus rare cette année mais pas moins beau: Lire ici

22/Ricky

Très injustement mal aimé ce très beau film d'Ozon, mais bon, laissons le temps cicatriser tout ça et on en reparlera dans 20 ans... je prends les paris... Lire ici

23/La fille du RER

Encore un film très sous-estimé cette année notamment par le public et la blogosphère : critique

24/La dernière maison sur la gauche

J'y reviendrais prochainement dans une analyse plus complète de cette série, d'amont en aval, de La Source de Bergman à ce film en passant par le classique de Wes Craven.

Juste quelques mots ici pour dire l'immense réussite de ce film qui parvient à gommer tous les défauts du film de Craven (notamment ce pesant humour potache) et livre une œuvre sombre, crépusculaire, à la beauté métallique.

Un film d'horreur intelligent, captivant, terrible et sans concession.

Seul bémol, un dernier plan racoleur et ridicule, qui vient un peu tempérer mon enthousiasme.

Ceci dit, un must see pour tous les fans du genre !

25/Adventureland

Un des plus jolis lapins de l'année: encore une incompréhensible sortie directe en vidéo pour ce film sensible, drôle et intelligent de l'auteur du déjà formidable SuperGrave, Greg Mottola.

Ne cherchez pas ici l'humour potache, régressif et scatologique de Supergrave, Adventureland est aux antipodes: il s'avère un film délicat et visiblement très personnel sur l'adolescence, les premiers émois amoureux...

Mais il confirme un véritable cinéaste et un auteur qui décrit comme personne l'adolescence et qui sait toucher droit au coeur... Et si Mottola était le John Hugues du 21ème siècle ?

26/Sex addict (Bad Biology)

Palme incontestable du film le plus barge et audacieux de l'année à ce nouvel OVNI de Franck Hennenlotter, cultissime auteur des Basket case, Frankenhooker ou Brain Damage. Le bonhomme n'a rien perdu de sa fraicheur (si je puis dire !) et de sa folie... cette histoire de dévoration libidineuse boulimique et d'addiction sexuelle monstrueuse est un vrai régal pour l'amateur de cinéma bis trash et barré. C'est un peu comme si Antichrist de Lars Von Trier faisait l'objet d'un remake avec Tex Avery et John Waters comme co-pilotes à la barre... Réjouissant et totalement inédit, à découvrir séance tenante.

27/Splinter

Dans la lignée directe de l'excellent Les Ruines, un des films d'horreur les plus originaux et barrés de l'année... un des plus cradement gore, aussi... petites natures s'abstenir.

fans du genre: orgasme garanti

28/Quarantine (En quarantaine)

Evénement rarissime : un remake qui parvient à gommer les défauts (de vraisemblance, notamment) de l'original et à se hisser à une hauteur supérieure... Un des films les plus injustement décrié cette année, notamment par les fan-atiques aveugles du [rec] de Plaza et Bala... Lire ici

29/Midnight meat train

30/Ne te retourne pas

31/La journée de la jupe

Un film certes imparfait mais qui ne méritait pas pour autant d'être taxé de brulot d'extrême droite... Et le retour en force d'une Adjani possédée ! Lire ici

32/The Wrestler

33/Mum & Dad

34/Next door

Encore un film scandinave qui laisse penser que la nouvelle vague espagnol a migré au nord et qu'elle s'épanouit dans ces froids polaires.

Critique: ici

35/Time Crimes

ici

36/L'écorché


37/Good morning England (The boat that rocked)

28/Whatever works

39/Cold prey 2

Attention un Cold Prey 3 est annoncé et serait un prequel revenant sur les origines du mal...

Teaser :


40/Millénium

Un excellent polar ! N'ayant pas lu le livre je vous épargnerais la sempiternelle question de l'adaptation mais je dirais juste que, si la mise en scène est assez sage et classique, elle n'en est pas moins efficace. Que le récit est véritablement passionnant, et que les deux acteurs principaux sont vraiment excellents dans ces deux rôles vraiment originaux et aussi mystérieux qu'attachants.

Bref, pas le chef d'oeuvre de l'année mais vraiment un suspense et un divertissement très réussi.

41/Walkyrie

42/The girl next door

43/Les beaux gosses

44/Etreintes brisées

45/Slumdog millionnaire

Un démarrage époustouflant et puis... flop... dès le passage à l'âge adulte, le film prend un virage étrange vers un moralisme à la petite semaine... L'engouement du public reste pour moi un vrai mystère... lire ici

46/This is it

47/Tokyo sonata

48/Tony Manero

Les partis pris de la mise en scène gâchent un peu l'affaire... Mais le film reste captivant et le talent d'Alfredo Castro sauve la mise: lire ici

49/Colin

50/WAZ

ici

51/Benjamin Button

52/The Children

53/Farm House

54/The spirit

Franck Miller nous refait le coup de Sin City en reprenant le même type de mise en scène au service d'un nouveau personnage, non moins interessant: The Spirit...

La première partie du film est d'une beauté visuelle à couper le souffle, inventant un nouveau genre entre bédé, cinéma d'action et animation. Gabriel Macht dans le rôle titre n'est pas seulement "Cute & sexy as hell", il endosse le rôle à la perfection et la première apparition de Samuel L. Jackson en Octopuss laisse augurer du meilleur. Eva Mendes est totalement sublime... et puis... Plouf !

Le film, au bout d'une demi heure, néglige un peu la splendeur de sa mise en scène au profit d'un humour lourdingue et permanent qui entache la noirceur du récit et le renvoie à un simple comic book... Jackson devient alors le pire des cabots, Scarlett Johanson est mauvaise comme jamais, visiblement peu à l'aise dans les escarpins de Sliken Floss...

Alors, Eva Mendes et Gabriel Macht peuvent bien faire un concours de "c'est moi qui suis le/la plus sexy" pendant toute la dernière partie du film, il faut bien dire qu'à la longue... on s'en fout... The spirit n'est ni un navet, ni un naufrage... C'est un semi-ratage...

Mr Miller... Merci d'avance de laisser Mr Rodriguez aux manettes d'une éventuelle séquelle...

55/Infestation

Infestation est une leçon: comment, avec trois dollars, plein de bonnes idées et une bonne tonne d'enthousiasme, on peut réussir la "série B à bébêtes" pas si bête de l'année. Un vrai plaisir !

56/Outpost

Ni très original, ni vraiment génial, mais assez efficace, honnête et premier degré pour être franchement recommandable.

Les "auteurs" du calamiteux Dead Snow, feraient bien de décoller le nez de leurs fanzines et de leurs écrans d'ordinateur pour aller faire un tour dans le souterrain glauque d'Outpost, histoire de se faire déculotter et châtier par de vrais SS... pas franchement rigolos, ceux ci...

57/36 vues du Pic Saint Loup

Le conte, le cinéma, le théâtre et le cirque comme métaphores de la vie, la création artistique comme catharsis, voila des thèmes récurrents de l'oeuvre de Rivette.

Dieu sait que j'aime Rivette et que j'aurais adoré aimer ce film là, mais, hélas, tous ses partis pris m'ennuient ou m'agacent... Le cirque pour moi doit sentir le fumier et la transpiration... Ici, l'on sent à peine un discret déodorant sous l'habit d'acteurs qui reniflent davantage un certain théâtre parisien expérimental que la piste aux étoiles. Ce cirque et ce cinéma sont justes théâtraux, dans le très mauvais sens du terme et la part du conte (le chevalier sorti de nulle part qui sauve la princesse piégée dans sa douleur d'ivoire) est heureusement bien plus réussie.

La sobriété, la "frugalita" comme le dit Castellito, de la mise en scène me parait être un aveu même de l'échec du film plutôt qu'un réel parti pris tant je parlerais davantage de "pauvreté" en ce qui concerne ce film.

Alors tous les comédiens sont délicieux et le film ne parvient jamais à devenir totalement antipathique mais il est tout de même peu inspiré et un vrai raté dans la carrière de Rivette.

Il n'a que l'avantage d'être très court, cette fois... c'est déjà ça.


58/Dans la brume électrique

Un brillant (vraiment !) film chiant (vraiment, aussi...) avec un Tommy Lee Jones au minimum syndical de la mono-expression. Je baille respectueusement.

59/Prédictions

60/Brüno

Le film est hilarant de bout en bout, certes...

Mais il en oublie d'être un film et ressemble bien davantage à un enquillement de sketches du Ali G Show étiré sur 1h30 et laissant sur le bord de la route les Ali G et Borat qu'on aimait aussi... Sacha Baron Cohen est génial, certes, mais il eut sans doute été plus judicieux de n'avoir pas tenté de nous refaire le coup de Borat et de s'être contenté, par exemple de nous sortir l'intégrale du Ali G show en DVD...

Le "film" est cependant stupéfiant dès que les personnages se frottent à l'homophobie la plus radicale et violente, notamment lors de l'incroyable scène de catch.

Il est aussi à regretter que certains des meilleurs moments n'aient pas été intégrés au film et restent cantonnés aux scènes coupées des bonus DVD.

Un sympathique et pardonnable ratage, cependant.

61/Yes man

Vite vu, vite oublié... Divertissant, souvent même très poilant, mais rien de plus. C'est déjà pas mal, me direz vous... En effet, et avec en bonus, le toujours parfait et passionnant Jim Carrey... On ne va pas faire le pisse froid, ni la fine bouche... On prend, on consomme, et on passe à la suite...

62/Les passagers

Un petit film, certes, mais loin d'être raté ou déplaisant: lire ici

63/Stag night

Et un survival souterrain de plus cette année, c'est une épidémie ! Bien fichu, efficace et souvent assez flippant, voila une petit série B qui a l'intelligence très 80's de ne jamais péter plus haut que son cul et qui, au contraire, vise souvent très juste. A réserver aux amateurs, cependant...

64/End of the line

Une aimable petit série B canadienne dans le métro (encore !!!?) mais sur fond d'apocalypse et de meurtres en série organisés par des fanatiques sectaires. Assez bien fichu, très honnête, le film présente surtout deux qualités majeures: les tueurs sont... "vous et moi", des petites vieilles, des enfants, des VRP avec attaché-case, etc...

Et le meilleur vient surtout d'une vision claustrophobe autant que parano d'une apocalypse en cours à l'extérieur, pendant que les protagonistes luttent pour leur simple survie underground. Même s'il est évident qu'il s'agit d'un ressort du au faible budget du film, il est toujours enthousiasmant de voir qu'un petit film puisse ainsi réussir à tirer profit d'un handicap de départ.

Sympathique !


65/Vendredi 13

Pas mal, sans plus... largement meilleur en tous cas que l'original dont il est le remake... Ce qui, honnêtement, n'est pas un exploit et qui n'élève pas non plus le propos très haut...

66/Le bal des actrices

Un des films les plus surestimés de l'année, surtout avec quelques mois de recul... qu'en restera t'il dans quelques années...? Du vent ? Du flan ?

Lire ma critique de l'époque ici

67/Harry Potter & le prince de sang mélé

L'épisode le plus raté et ennuyeux de la série, qui n'est globalement déjà pas très brillante, si l'on excepte le génial 3ème volet d'Alfonso Cuaron.

Celui ci ressemble juste à une interminable bande annonce nous préparant au grand choc du prochain et dernier (ouf!) opus de cette série. Celui là aura intérêt à ne pas décevoir pour rattraper la purge du Prince de Sang-mélé

68/X-men Origins: Wolverine

Un potentiel fou... Trois premiers opus solides et souvent passionnant, une franchise en or... Des personnages forts, une base solide et puis... pfffffft... tout s'envole vers le grand n'importe quoi, en l'occurence, un film qui ne déchire pas grand chose...

Certains personnages passionnants passent à l'écran comme des fantômes et disparaissent sans qu'on leur ai laissé une chance d'exister.

L'histoire (passionnante...) des deux frères ennemis est totalement sous exploitée au profit de l'action et du spectaculaire à tous prix... et certaines scènes grandiloquentes qui sombrent dans un ridicule achevé comme dans ce grand et affreux combat final...

Ce film est une boulette, espérons qu'il serve de leçon aux producteurs afin qu'ils soignent davantage le prochain opus de la franchise: X-Men : First class...

Une bonne nouvelle, déjà: Retour de Bryan Singer aux manettes... ça rassure un peu

69/I am because you are

Détestable... Cf ici

70/L'apprenti

Le seul film que je n'ai volontairement pas vu en entier cette année... sorti de la salle au bout d'une heure... ma critique - à chaud - ici

71/Dead Snow

Incontestablement le navet de l'année... précédé d'un chouette réputation de série B qui dépote et surfant sur la vague de quelques excellents films fantastiques scandinaves (Cold Prey 1 & 2, Morse, Antichrist, Next door..) cette histoire de zombies nazis à la neige sentait bon le vin chaud et le feu de bois... Mais malheureusement c'est juste un mauvais film de geek, qui recycle tout ce que le cinéma d'horreur compte de films cultes plus ou moins légitimes, de Vendredi 13 à Evil Dead en passant par Braindead ou La nuit des morts vivants, pour n'en citer que quelques uns tant film suinte de citations permanentes qui finissent vite par devenir horripilantes et paraitre finalement assez prétentieuses, d'autant que, non seulement le film n'arrive à la cheville d'aucun des films auxquels il fait constamment de l'œil, mais en plus il ne joue aucun des codes du genre en désamorçant systématiquement le moindre frisson par une insupportable et constante auto-parodie...

Encore un film qui se donne des airs de putain de jeu vidéo tout pourri et qui est fourni sans joystick !

Bref, regardez juste le pré générique plutôt efficace et passez votre chemin, après ça, il n'y a plus grand chose à se mettre sous la dent. Un comble pour un film de Zombies !

En cours de rattrapage:

Watchmen

Louise Michel

Démineurs

Avatar

Lire critique ici

Le roi de l'évasion

Lire critique ici

Les derniers jours du monde

Un autre homme

Esther

Lire critique ici

Samson & Delilah

Le père de mes enfants

Max et les maximonstres

Tetro

Canine

Synecdoche New York

L'Enfer

L'armée du crime

Fish tank

Mary & Max

Ponyo sur la falaise

là haut

un film vraiment génial, à la hauteur de sa réputation et sans aucun doute dans le top 5 des films Pixar. Un régal !

Vincere

Welcome

Le temps qu'il reste

Zombieland

35 rhums

L'imaginarium du Dr Parnassus

Irène

Funny People

La route

Kinatay

Les herbes folles

6 commentaires:

Phil Siné a dit…

wah quel palmarès ! et "antichrist" en 1, c'est étonnant, mais stimulant ! :)

Foxart a dit…

Pourquoi étonnant ?
Pour moi ça a été, dès la première vision de ce film, une évidence !
C'est d'ailleurs, le seul que j'ai vu deux fois au cinéma et une troisième fois en DVD cette année, et que je pourrais revoir demain avec le même choc artistique.

Foxart a dit…

Et - by the way - je ne suis pas le seul, un autre (excellent !) blog le place en preum's:

http://www.tadahblog.com/article-top-10-des-meilleurs-films-de-2009-selon-tadah-blog-42100960.html

Foxart a dit…

Et en 4ème ici:
http://laternamagika.wordpress.com/2009/12/19/les-meilleurs-films-de-2009-selon-laterna-magica/

Bruce Kraft a dit…

Je suis heureux de voir qu'un autre bloggeur se passionne pour "Antichrist"...ça fait du bien...Et ta liste est vraiment intéressante.

Foxart a dit…

Moi aussi, ça me fait toujours plaisir de partager cette passion avec d'autres tant la cabale dont il avait été victime à l'époque m'avait paru incompréhensible... je me disais: les gens doivent être idiots ou aveugles ?!
Je t'invite à voir les deux adresses ci dessus qui, non seulement se sont également passionnés pour Antichrist, mais qui, de plus, sont d'excellent blogs ciné, et de très sympathiques bloggeurs !!!
Bienvenue ici: je m'en vais faire un tour chez toi !