14 avril 2010

Slasher hanté


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Décidément, les films de genre venus du froid ne cessent de surprendre depuis quelques années et ont même livré quelques véritables chef d'œuvre dont le sublime Morse pour la Suède ainsi que les excellents Cold Prey 1 & 2 en Norvège ou le génial Antichrist de Lars Van Trier au Danemark.

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Du même Danemark nous vient ce très estimable Skuljt qui devrait ravir les fans de cinéma fantastique d'auteur autant que d'horreur.

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On y retrouve l'acteur halluciné d'un autre film danois remarquable Next Door, l'épatant Kristoffer Joner, ainsi que Cecilie A. Mosli qui interprétait l'un des rôles féminins de ce film très troublant. Joner porte le film à bout de bras avec une puissance de jeu exceptionnelle qui évite souvent au récit de sombrer dans le ridicule ou dans la banalité. Il est un immense acteur que j'ai hâte de revoir dans un autre type de personnage.

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Outre ses acteurs et sa nationalité, Skuljt a beaucoup d'autres points communs avec Next door : les deux films partagent cette capacité à créer une atmosphère mystérieuse et pesante et ils offrent conjointement une vision du trauma d'enfance et de la schizophrénie tout à fait passionnantes.

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Mais Skuljt est aussi un film assez étrange, sorte d'hybride improbable de films de fantômes, de slasher et de suspense psychologique qui semble ne jamais vraiment se déterminer dans un genre précis et qui loin d'être bancal - comme on aurait pu le craindre - s'avère au contraire très maitrisé et maintient le spectateur dans un épais brouillard sans jamais le perdre, ce qui est une gageure.
Certaines scènes (l'hôtel) évoquant même fortement l'univers de David Lynch et notamment de Twin Peaks.

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Alors, c'est vrai, le film s'enlise un peu, parfois, dans des conventions propre au genre (notamment la partie "maison hantée") et ne parvient pas, contrairement aux maitres dont il s'inspire à vraiment atteindre une folie pure ou à proposer un univers plus personnel.
Les scènes de "Slasher" sont certes très réussies, mais évoquent par exemple, tout un pan de la culture bis cinéphage sans y apporter grand chose.

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Il parvient cependant et notamment dans sa dernière partie à devenir vraiment passionnant et particulièrement, dans les dernières scènes il accède à un degré d'émotion et de mélancolie assez inattendues dans ce genre de films.

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Forcément (!) inédit chez nous, Skuljt est sorti en DVD aux USA sous le titre de Hidden dans l'excellente collection "Horrorfest - 8 films to die for" dont étaient déjà issus des films aussi estimables que From Within, Bordeland, Mulberry St, The Hamiltons, Dread ou Zombies of mass destruction...

13 avril 2010

Delivrez nous du mal !



«De nombreux psychiatres et psychologues ont démontré qu'il n'existe pas de relation entre le célibat et la pédophilie, mais beaucoup d'autres - et on me l'a dit récemment - ont démontré qu'il existait un lien entre l'homosexualité et la pédophilie. La vérité est celle-ci et le problème, c'est cela»


Tarcisio Bertone

Et ta connerie, elle est liée à quoi ?!

Voila les charmants propos auquel nous sommes encore assaisonnés aujourd'hui par le N°2 du Vatican, le Cardinal Tarcisio Bertone, bras droit du Pape qui se targue cette fois de nous donner à la fois des leçons de morale autant que de psychologie et de sexualité.

S'il était juste un crétin isolé, on n'en rigolerait presque, le problème est que, en tant que porte parole aussi haut placé de l'église, ces propos sont immédiatement ingurgité comme parole d'Évangile par nombre de crétins fanatiques et décérébrés.

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D'autant qu'en l'occurrence, l'Eglise, le Vatican et particulièrement l'ex cardinal Joseph Alois Ratzinger AKA LE Pape, ferait bien de la mettre sérieusement en veilleuse tant les attaques qu'ils subissent actuellement sont non seulement fondées, mais bel et bien prouvées et que la complicité DIRECTE du Pape actuel - à l'époque où il était Cardinal - à couvrir et laisser perdurer des centaines de crimes pédophiles sur cette planète devrait les inciter, lui et son entourage, à se faire tout petit et à entamer un bon mea culpa qui ne serait vraiment pas du
luxe.



A ceux qui souhaiterais davantage d'arguments et de preuves, je conseille la vision d'un documentaire véritablement édifiant diffusé actuellement sur CinéCinémas et qui met clairement en cause l'Eglise, le Vatican et en particulier Joseph Ratzinger...
Et qui démontre surtout que le monstre est bien l'Église elle même... voir même la religion en général... Et le pouvoir excessif qu'elle confère à ceux qui s'en font les porte-drapeaux et les chefs de croisades homophobes.

Et s'il se décidaient un jour à nous lâcher la grappe une bonne fois pour toutes - au propre comme au figuré - tout ces hommes en robe ?!

Western Bolognese

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Après l'excellence, l'intelligence et la complexité de Diary of the dead, il est clair que ce Survival of the dead est légèrement décevant.

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On sent bien que cette fois, Romero avait simplement envie de s'amuser et de réaliser un western de série B plutôt qu'un film d'horreur.
Mission accomplie et les fans d'horreur et de western de série B devraient être comblé par ce mix intéressant.

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Pour ma part je goute peu ce genre et donc, forcément, des chapeaux de cow-boys qui échangent des coups de feu après avoir palabré sur la taille de leurs gonades pendant des plombes m'ennuient un peu.
Il est évident que le western est un style cohérent par rapport au sujet du film, le protectionnisme US, son passé sécessionniste, mais aussi les lobbys pro-guns et pro-life et les fous de Dieu de tous poils, mais néanmoins, Romero montre une certaine paresse dans le partie horrifique du film.

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On peut cependant constater que le vieux a encore de la vigueur et que le film est encore formidablement écrit, très solidement mis en scène et qu'il parvient à faire exister de vrais personnages et d'engager de vraies réflexions.

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Malheureusement, il accumule les mêmes défauts que Day of the dead avec un sous-texte politique très intéressant mais trop ostentatoire et surtout une certaine lenteur dans l'action.

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Un très bon film, certes, mais une vraie déception, tout de même, donc...



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Concernant la sortie, les distributeurs français semblent trainer la patte et le film est déjà sorti en DVD depuis un moment en Angleterre. La rumeur d'une sortie Direct To Video chez nous s'amplifie et l'inondation du Net de copies pirates d'excellente qualité et en VOSTF, siouplait, devrait logiquement reduire à néant tout espoir de le voir en salle... Dommage.

Honey the cat is missing

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Avis à la population : Voici venir, from Canada, le film fantastique le plus déroutant et génial depuis les films de Richard Kelly (Donnie Darko, Southland Tales, The Box).

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Je serais très discret sur le pitch car il vaut, à mon avis, bien mieux être totalement vierge, comme je l'étais.
Le film étant vendu comme un film de zombies, je peux au moins vous dire que c'est une publicité assez mensongère car il s'agit bien plutôt là, d'un exercice de style plutôt intello et décalé que d'un pur film de zombie.

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Dès les premiers plans, on sent déjà une forte présence derrière la caméra, la mise en scène est d'une belle assurance, d'une maitrise étonnante et d'une efficacité redoutable.
Ce huis-clos hautement anxiogène de ces trois personnages (animateur, productrice et standardiste) enfermés dans une station de radio isolée par la neige brille par de nombreuses qualités: son originalité d'abord, pour ne pas spoiler, je n'en dirais pas plus mais, faites moi confiance, c'est du jamais vu. Certes au croisement de plusieurs films et l'on peut sans doute y voir un hommage très appuyé à John Carpenter dont il évoque autant, Assaut, The Fog que Prince des Ténèbres et dont le style brut de décoffrage est assez proche.
On peut aussi penser au premiers films de Cronenberg (Frissons, Rage, Chromosome 3, Scanners...)

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L'utilisation quasi permanente du hors champ est une idée géniale, en effet on ne verra au final que très peu de choses et tout passera par la bande sonore ou par le récit. C'est un film sur le langage qui utilise le plus souvent les mots pour créer la peur.

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Et c'est un beau film très théorique sur les mots, les malentendus et l'incompréhension qu'ils peuvent créer et sur les guerres provoquées par les humains. Si je vends un peu la mèche, je peux vous dire que seule la langue anglaise est nocive et que l'Afghanistan, Le Moyen-Orient, le terrorisme ou Ben Laden sont souvent directement évoqués dans le film.

De là à penser que ce cinéaste canadien aurait des comptes à régler avec les États Unis d'Amérique, il n'y a qu'un que je serais bien tenté de franchir.

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Le film est proprement captivant et même souvent terrifiant sans jamais user d'effets faciles et il opère dans sa dernière partie un virage très inattendu et déconcertant dans un humour très pince sans rire (L'arrivée du Dr Mendez, les scènes en français...) et dans un surgissement plus ostentatoire d'un arrière plan politique et surtout philosophique sur le langage qui en laissera sans doute certains comme deux ronds de flan.
Il serait même étonnant que ce film fasse l'unanimité, notamment parmi les fans du genre.

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Il est pour moi ce que j'ai vu de plus original et singulier depuis bien longtemps dans le genre et un des films "d'horreur" les plus flippant et enthousiasmant des années 2000.
Rien de moins !


12 avril 2010

Tout doit disparaitre !

Etant donné mon état général et la quantité de film restant encore à chroniquer (en position allongée !) je décide de jouer les feignasses et de faire un prix de gros et à grouper tout ça en un seul billet et en limitant mes chroniques au minimum syndical...

Sorry pour les films qui auraient mérité mieux...

Avec donc par ordre de classement (sans ordre de préférence à l'intérieur de chaque classement)

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Du Rififi chez les hommes

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J'ai zappé ce film depuis 30 ans au simple fait de son titre m'évoquait les guignoleries Audiard/Lautner auxquelles je suis allergique.
Et j'ai eu bien tort ! C'est un pur joyau du film noir à la française dont je me privais.
A voir absolument...

White Material

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Pas forcément un inconditionnel de Claire Denis, 35 rhums m'avait totalement laissé froid, par exemple...
Mais j'ai absolument adoré ce film qui parvient à être clair comme de l'eau de roche en gardant la puissance et l'épaisseur de son mystère. Et qui réussi à créer un incroyable suspense en étirant le calme d'avant la tempête sur toute la longueur du film avant un étonnant autant que bouleversant final.
Un film évident, bouillonnant, tendu, magnifique, sans doute un des plus beaux de son auteure.
Avec une Huppert au sommet de son art, comme d'hab' !

La révélation (Storm)

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Le titre original, "Storm" (la tempête) est beaucoup plus parlant que l'étrange titre français tant le film démontre les tempêtes individuelles, collectives, nationales ou internationales qui se jouent dans les arcanes des tribunaux internationaux avec un coté "effet papillon" assez angoissant et surtout le sentiment déplaisant que tout se joue dans ces petits arrangements avec les morts en dehors de toute considération humaine, tout passant par la diplomatie, les pressions politiques ou les arrangements plus ou moins "légaux"
Hans Christian Shmidt m'avait déjà beaucoup marqué avec son magnifique Requiem.
Il renouvelle ici l'exploit de réaliser, sur un sujet pas super sexy et peu vendeur, avec beaucoup de rigueur et d'exigence, un film très fort, captivant et émouvant porté par deux comédiennes extraordinaires.
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Millenium 2
La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

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Tout aussi réussi que le premier volet, n'ayant pas lu les livres, ces enquêtes sont absolument passionnantes, interprétation impeccable et mise en scène classique mais très efficace.

Rapt

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Belvaux, avec beaucoup de finesse et de talent dissèque la triple peine dont est victime le personnage du "président" joué avec beaucoup de force par Yvan Attal.
Ce qui frappe dans ce très bon film, c'est surtout à quel point la violence feutrée des tractations dans les intérieurs bourgeois est tout aussi (voir davantage...) brutale que les conditions de détentions barbares des ravisseurs. Et que le retour vécu comme une libération à priori, s'avère finalement être une aliénation plus terrible encore. Toute la dernière partie est - à ce titre - absolument brillante.
Et glaçante...
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Zombies of mass destruction


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Reprenant avec un talent moindre mais avec beaucoup d'enthousiasme et d'honnêteté le principe du film de zombie satirique et politique du formidable "Vote or die" de Joe Dante, cette comédie zombiesque qui dénonce avec humour les pires travers de la société américaine, pro-life, pro-guns, homophobie, racisme, islamophobie... et au delà, la bêtise et l'ignorance des américains moyens en matière sociétale et politique, il offre une très divertissante série B horrifique, globalement plutôt marrante et contenant quelques scènes potentiellement cultes (le coming out façon Braindead de Peter Jackson) et certains dialogues d'anthologie (Don't shoot me, I'm gay !)
Pour les amateurs du genre... Un vrai petit plaisir !

Thérèse Raquin

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Pas le chef d'oeuvre du siècle et notamment un peu désuet, désormais, mais un joli mélodrame avec Simone Signoret au sommet de sa beauté ça ne se refuse pas en ces temps de disette cinématographique.
Et puis Marcel Carné n'est pas le plus mauvais cinéaste de cette époque, en prime...

Dread

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Honnête et assez intéressant film d'horreur tiré de Clive Barker qui décidément inspire le cinéma de manière plutôt convaincante, dernièrement.
Pas aussi réussi que Midnight meat train mais tout à fait regardable pour peu que ça soit votre came.

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Bus Palladium

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Très réussi quand il s'agit de décrire les amitiés viriles de cette bande de potes (belle scène de l'enterrement), beaucoup moins quand il s'agit de décrire l'hystérie rock qui entoure la brève ascension de ce groupe à l'univers musical plutôt mou du genou.
Géraldine Pailhas est très bien, comme d'hab', Arthur Dupont et Êlisa Sednaoui sont des révélations, mais le coté misogyne du "Yoko Ono syndrom" qui atteint le groupe au travers de leurs deux personnages est aussi déplaisant que convenu et rabâché et fini de gâcher le plaisir.
Dommage car le projet est honnête et semble aussi personnel que sincère...

100 feet

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Tout petit film d'horreur au sujet plutôt original et intéressant, avec, en bonus l'excellente Famke Jannsen en tête d'affiche. Mais la dernière partie du film n'échappe malheureusement pas au ridicule, notamment dans ses effets spéciaux et l'on regrette que le cinéaste ne ce soit pas contenté de l'efficace sobriété de la première partie, vraiment flippante.


The Zodiac

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Honnête série B réalisée 2 ans avant le chef d'œuvre de Fincher, mais qui hélas souffre aujourd'hui autant de la comparaison avec le Fincher qu'avec le Summer of Sam de Spike Lee et qui s'avère, un peu, face à ces deux bombes, sans odeur, sans couleur et sans saveur.
Mais pas mauvais, pourtant...

The Ferryman

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Inspiré du mythe grec de Charon, passeur des enfers, ce tout petit film d'horreur aquatique néo-zélandais est une assez bonne surprise et un film tout à fait agréable pour peu que l'on goute ce genre de séries B.
Avec les présences "de luxe", assez surprenantes, au casting de Kerry Fox (La Révélation, Intimité) et John Rhys Davies (Gimli dans la Trilogie de L'Anneau de Peter Jackson)

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Destination finale 4

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Les plaisanteries les plus courtes sont souvent les meilleures, sauf quand elles sont aussi lucratives... Le premier opus de cette série était formidable, les deux suivants, passés 10 minutes de pure bravoure en guise de prologues se contentaient d'étirer l'élastique sur des scènes de "liens de causes à effets mortels" plus ou moins réussies. Tout cela est aujourd'hui un système bien huilé mais devenu chiant à la longue.
D'autant qu'ici, même le prologue est médiocre. Juste la scène du Car Wash qui relève un peu le niveau... c'est maigre.

One missed call


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Takashi Miike réussissait à épicer un scénario assez banal par sa mise en scène toujours détonnante et inventive et à instiller dans La Mort en ligne une bizarrerie qui en faisait le charme.
Ce remake américain inodore, incolore et sans saveur n'est guère mémorable. On regrette juste qu'Eric Valette, auteur du très prometteur Maléfique, soit allé perdre son âme aux USA pour ce nanard et que, malgré tous ses efforts - visibles - pour introduire une certaine singularité au projet. On n'a au final qu'un film fantastique barbant, sans âme et sans couilles... mais surtout sans grand intérêt....



The Collector

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Dans la veine direct de Saw et autre Torture flicks , on retrouve ici un tueur sadique installant ses proies dans un piège sadique dont le survivant n'aura que le maigre privilège d'être littéralement collectionné par le psychopathe afin de servir d'appât lors du prochain coup.
The Collector ne cachant d'ailleurs pas, dans sa fin ouverte, son désir de devenir une juteuse franchise.
Si l'on ne peut nier une certaine efficacité dans la mise en scène et notamment dans la judicieuse et réussie exploitation de l'espace architectural de la maison (si on compare au nullard Saw 2, par exemple) le film n'est cependant à réserver qu'au amateurs de ce type de cinéma proprement sadiste et de ces films qui n'offrent plus aucun point de vue sur la violence en entrant directement dans l'univers ludique du tueur et en épousant les codes et les plaisirs sans culpabilité aucune et clairement sans aucune distance.
Cette vague de films sadique n'étant clairement pas ma came mais surtout s'avérant une dérive assez inquiétante du genre.

Dracula 2001

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Patrick Lussier n'est qu'un honnête faiseur, ni plus, ni moins et le film est aussi plat qu'honnête.
Gerard Butler avait, à l'époque, le charisme d'un navet trop cuit dans le rôle de Dracula. Il s'est bien rattrapé depuis (trop jeune pour le rôle, sans doute).
Rien de bien bandant sous le soleil, donc, et pourtant le scénario du film est aussi tordu et original que culotté, et au final fini par évoquer les séries B de la Hammer et donc par se regarder avec le plaisir de voir une série Z qui se donnerait des airs de blockbusters.
Par Saint Judas, je confesse, j'ai même plutôt aimé ça ! lol
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Confessions d'une accro au shopping

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Une scène de danse assez marrante et un acteur au charme certain, Hugh Dancy, voila tout ce qu'il y a à grignoter dans ce navet intégral indigne de PJ Hogan. Le reste n'est que laideur, cabotinage (Isla Fisher, atroce, Christin Scott Thomas, à peine mieux) et bêtise. Une insulte à la comédie romantique mais surtout à toutes les femmes à qui est visiblement destiné cette grosse bouse qui ne fait vraiment honneur à rien ni à personne.
Encore plus mauvais que le diable en Prada...


Parasomnia

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Le précédent film de William Malone (Fair-Haired child) dans la collection Masters of horror était déjà un des pires métrages de la série. Mais, cette fois, cette rencontre archi ratée entre L'Ogre et La Belle au bois dormant prouve définitivement l'absence de talent de son auteur et que l'excellente série B La Maison de l'horreur n'était sans doute qu'une réussite fortuite. La laideur et la nullité de ce film renvoie donc plutôt désormais le réalisateur à la triste réalité de ses début et de ses vagues et très Z remakes d'Alien : Creature et Scared to death...
A la différence que, désormais le bonhomme semble avoir certaines prétentions, esthétiques, poétiques, psychanalytiques, qui rende le "machin" encore plus indigeste
Retour au Z, donc, pour Malone !
Ça vaudra mieux pour tout le monde !

The Thaw


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Sous ses faux airs de pseudo The Thing et de surfer sur la vague des films à haute teneur en conscience écologique, le scénario du film n'est en fait qu'un honteux plagiat du Cabin fever d'Eli Roth dont on retrouve ici quasiment tous les éléménts du récit copiés/collés).
La contamination par voie sexuelle, la mise en isolement forcé de la jeune femme, son exécution, les conflits musclés entre contaminés et sains, le danger de contamination du monde extérieur, etc... tout y est !
Mais que fait la police ?!
Et surtout, qu'est donc allé faire Val Kilmer dans cette galère enneigée...?

The Reeds

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Voila un film qui base tous ses atouts sur le mystère et les fausses pistes, ce qui à la longue devient déjà franchement rasoir... D'autant que, assez rapidement on le soupçonne que cet épais brouillard ne cache que du vide, du néant, du rien. Et les révélations et nombreux twists (archi téléphonés) du film ne font que renforcer cet impression consternante de vacuité.
Long, con, chiant et prétentieux. A fuir !

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Alphaville

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Certains livres vous tombent des mains et des films vous échappent et vous glissent des mains comme des savonnettes avec ici en prime la désagréable impression d'un entubage programmé au rammassage de la savonnette. Tout me repousse dans ce film, son utilisation du design 60's comme pseudo-futuriste, son humour décalé, ses références hermétiques pour happy fews et sa branchitude préhistorique. J'ai tenu 3/4 d'heure qui m'ont paru 3 heures...