12 avril 2010

Tout doit disparaitre !

Etant donné mon état général et la quantité de film restant encore à chroniquer (en position allongée !) je décide de jouer les feignasses et de faire un prix de gros et à grouper tout ça en un seul billet et en limitant mes chroniques au minimum syndical...

Sorry pour les films qui auraient mérité mieux...

Avec donc par ordre de classement (sans ordre de préférence à l'intérieur de chaque classement)

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Du Rififi chez les hommes

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J'ai zappé ce film depuis 30 ans au simple fait de son titre m'évoquait les guignoleries Audiard/Lautner auxquelles je suis allergique.
Et j'ai eu bien tort ! C'est un pur joyau du film noir à la française dont je me privais.
A voir absolument...

White Material

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Pas forcément un inconditionnel de Claire Denis, 35 rhums m'avait totalement laissé froid, par exemple...
Mais j'ai absolument adoré ce film qui parvient à être clair comme de l'eau de roche en gardant la puissance et l'épaisseur de son mystère. Et qui réussi à créer un incroyable suspense en étirant le calme d'avant la tempête sur toute la longueur du film avant un étonnant autant que bouleversant final.
Un film évident, bouillonnant, tendu, magnifique, sans doute un des plus beaux de son auteure.
Avec une Huppert au sommet de son art, comme d'hab' !

La révélation (Storm)

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Le titre original, "Storm" (la tempête) est beaucoup plus parlant que l'étrange titre français tant le film démontre les tempêtes individuelles, collectives, nationales ou internationales qui se jouent dans les arcanes des tribunaux internationaux avec un coté "effet papillon" assez angoissant et surtout le sentiment déplaisant que tout se joue dans ces petits arrangements avec les morts en dehors de toute considération humaine, tout passant par la diplomatie, les pressions politiques ou les arrangements plus ou moins "légaux"
Hans Christian Shmidt m'avait déjà beaucoup marqué avec son magnifique Requiem.
Il renouvelle ici l'exploit de réaliser, sur un sujet pas super sexy et peu vendeur, avec beaucoup de rigueur et d'exigence, un film très fort, captivant et émouvant porté par deux comédiennes extraordinaires.
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Millenium 2
La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

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Tout aussi réussi que le premier volet, n'ayant pas lu les livres, ces enquêtes sont absolument passionnantes, interprétation impeccable et mise en scène classique mais très efficace.

Rapt

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Belvaux, avec beaucoup de finesse et de talent dissèque la triple peine dont est victime le personnage du "président" joué avec beaucoup de force par Yvan Attal.
Ce qui frappe dans ce très bon film, c'est surtout à quel point la violence feutrée des tractations dans les intérieurs bourgeois est tout aussi (voir davantage...) brutale que les conditions de détentions barbares des ravisseurs. Et que le retour vécu comme une libération à priori, s'avère finalement être une aliénation plus terrible encore. Toute la dernière partie est - à ce titre - absolument brillante.
Et glaçante...
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Zombies of mass destruction


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Reprenant avec un talent moindre mais avec beaucoup d'enthousiasme et d'honnêteté le principe du film de zombie satirique et politique du formidable "Vote or die" de Joe Dante, cette comédie zombiesque qui dénonce avec humour les pires travers de la société américaine, pro-life, pro-guns, homophobie, racisme, islamophobie... et au delà, la bêtise et l'ignorance des américains moyens en matière sociétale et politique, il offre une très divertissante série B horrifique, globalement plutôt marrante et contenant quelques scènes potentiellement cultes (le coming out façon Braindead de Peter Jackson) et certains dialogues d'anthologie (Don't shoot me, I'm gay !)
Pour les amateurs du genre... Un vrai petit plaisir !

Thérèse Raquin

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Pas le chef d'oeuvre du siècle et notamment un peu désuet, désormais, mais un joli mélodrame avec Simone Signoret au sommet de sa beauté ça ne se refuse pas en ces temps de disette cinématographique.
Et puis Marcel Carné n'est pas le plus mauvais cinéaste de cette époque, en prime...

Dread

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Honnête et assez intéressant film d'horreur tiré de Clive Barker qui décidément inspire le cinéma de manière plutôt convaincante, dernièrement.
Pas aussi réussi que Midnight meat train mais tout à fait regardable pour peu que ça soit votre came.

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Bus Palladium

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Très réussi quand il s'agit de décrire les amitiés viriles de cette bande de potes (belle scène de l'enterrement), beaucoup moins quand il s'agit de décrire l'hystérie rock qui entoure la brève ascension de ce groupe à l'univers musical plutôt mou du genou.
Géraldine Pailhas est très bien, comme d'hab', Arthur Dupont et Êlisa Sednaoui sont des révélations, mais le coté misogyne du "Yoko Ono syndrom" qui atteint le groupe au travers de leurs deux personnages est aussi déplaisant que convenu et rabâché et fini de gâcher le plaisir.
Dommage car le projet est honnête et semble aussi personnel que sincère...

100 feet

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Tout petit film d'horreur au sujet plutôt original et intéressant, avec, en bonus l'excellente Famke Jannsen en tête d'affiche. Mais la dernière partie du film n'échappe malheureusement pas au ridicule, notamment dans ses effets spéciaux et l'on regrette que le cinéaste ne ce soit pas contenté de l'efficace sobriété de la première partie, vraiment flippante.


The Zodiac

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Honnête série B réalisée 2 ans avant le chef d'œuvre de Fincher, mais qui hélas souffre aujourd'hui autant de la comparaison avec le Fincher qu'avec le Summer of Sam de Spike Lee et qui s'avère, un peu, face à ces deux bombes, sans odeur, sans couleur et sans saveur.
Mais pas mauvais, pourtant...

The Ferryman

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Inspiré du mythe grec de Charon, passeur des enfers, ce tout petit film d'horreur aquatique néo-zélandais est une assez bonne surprise et un film tout à fait agréable pour peu que l'on goute ce genre de séries B.
Avec les présences "de luxe", assez surprenantes, au casting de Kerry Fox (La Révélation, Intimité) et John Rhys Davies (Gimli dans la Trilogie de L'Anneau de Peter Jackson)

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Destination finale 4

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Les plaisanteries les plus courtes sont souvent les meilleures, sauf quand elles sont aussi lucratives... Le premier opus de cette série était formidable, les deux suivants, passés 10 minutes de pure bravoure en guise de prologues se contentaient d'étirer l'élastique sur des scènes de "liens de causes à effets mortels" plus ou moins réussies. Tout cela est aujourd'hui un système bien huilé mais devenu chiant à la longue.
D'autant qu'ici, même le prologue est médiocre. Juste la scène du Car Wash qui relève un peu le niveau... c'est maigre.

One missed call


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Takashi Miike réussissait à épicer un scénario assez banal par sa mise en scène toujours détonnante et inventive et à instiller dans La Mort en ligne une bizarrerie qui en faisait le charme.
Ce remake américain inodore, incolore et sans saveur n'est guère mémorable. On regrette juste qu'Eric Valette, auteur du très prometteur Maléfique, soit allé perdre son âme aux USA pour ce nanard et que, malgré tous ses efforts - visibles - pour introduire une certaine singularité au projet. On n'a au final qu'un film fantastique barbant, sans âme et sans couilles... mais surtout sans grand intérêt....



The Collector

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Dans la veine direct de Saw et autre Torture flicks , on retrouve ici un tueur sadique installant ses proies dans un piège sadique dont le survivant n'aura que le maigre privilège d'être littéralement collectionné par le psychopathe afin de servir d'appât lors du prochain coup.
The Collector ne cachant d'ailleurs pas, dans sa fin ouverte, son désir de devenir une juteuse franchise.
Si l'on ne peut nier une certaine efficacité dans la mise en scène et notamment dans la judicieuse et réussie exploitation de l'espace architectural de la maison (si on compare au nullard Saw 2, par exemple) le film n'est cependant à réserver qu'au amateurs de ce type de cinéma proprement sadiste et de ces films qui n'offrent plus aucun point de vue sur la violence en entrant directement dans l'univers ludique du tueur et en épousant les codes et les plaisirs sans culpabilité aucune et clairement sans aucune distance.
Cette vague de films sadique n'étant clairement pas ma came mais surtout s'avérant une dérive assez inquiétante du genre.

Dracula 2001

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Patrick Lussier n'est qu'un honnête faiseur, ni plus, ni moins et le film est aussi plat qu'honnête.
Gerard Butler avait, à l'époque, le charisme d'un navet trop cuit dans le rôle de Dracula. Il s'est bien rattrapé depuis (trop jeune pour le rôle, sans doute).
Rien de bien bandant sous le soleil, donc, et pourtant le scénario du film est aussi tordu et original que culotté, et au final fini par évoquer les séries B de la Hammer et donc par se regarder avec le plaisir de voir une série Z qui se donnerait des airs de blockbusters.
Par Saint Judas, je confesse, j'ai même plutôt aimé ça ! lol
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Confessions d'une accro au shopping

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Une scène de danse assez marrante et un acteur au charme certain, Hugh Dancy, voila tout ce qu'il y a à grignoter dans ce navet intégral indigne de PJ Hogan. Le reste n'est que laideur, cabotinage (Isla Fisher, atroce, Christin Scott Thomas, à peine mieux) et bêtise. Une insulte à la comédie romantique mais surtout à toutes les femmes à qui est visiblement destiné cette grosse bouse qui ne fait vraiment honneur à rien ni à personne.
Encore plus mauvais que le diable en Prada...


Parasomnia

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Le précédent film de William Malone (Fair-Haired child) dans la collection Masters of horror était déjà un des pires métrages de la série. Mais, cette fois, cette rencontre archi ratée entre L'Ogre et La Belle au bois dormant prouve définitivement l'absence de talent de son auteur et que l'excellente série B La Maison de l'horreur n'était sans doute qu'une réussite fortuite. La laideur et la nullité de ce film renvoie donc plutôt désormais le réalisateur à la triste réalité de ses début et de ses vagues et très Z remakes d'Alien : Creature et Scared to death...
A la différence que, désormais le bonhomme semble avoir certaines prétentions, esthétiques, poétiques, psychanalytiques, qui rende le "machin" encore plus indigeste
Retour au Z, donc, pour Malone !
Ça vaudra mieux pour tout le monde !

The Thaw


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Sous ses faux airs de pseudo The Thing et de surfer sur la vague des films à haute teneur en conscience écologique, le scénario du film n'est en fait qu'un honteux plagiat du Cabin fever d'Eli Roth dont on retrouve ici quasiment tous les éléménts du récit copiés/collés).
La contamination par voie sexuelle, la mise en isolement forcé de la jeune femme, son exécution, les conflits musclés entre contaminés et sains, le danger de contamination du monde extérieur, etc... tout y est !
Mais que fait la police ?!
Et surtout, qu'est donc allé faire Val Kilmer dans cette galère enneigée...?

The Reeds

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Voila un film qui base tous ses atouts sur le mystère et les fausses pistes, ce qui à la longue devient déjà franchement rasoir... D'autant que, assez rapidement on le soupçonne que cet épais brouillard ne cache que du vide, du néant, du rien. Et les révélations et nombreux twists (archi téléphonés) du film ne font que renforcer cet impression consternante de vacuité.
Long, con, chiant et prétentieux. A fuir !

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Alphaville

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Certains livres vous tombent des mains et des films vous échappent et vous glissent des mains comme des savonnettes avec ici en prime la désagréable impression d'un entubage programmé au rammassage de la savonnette. Tout me repousse dans ce film, son utilisation du design 60's comme pseudo-futuriste, son humour décalé, ses références hermétiques pour happy fews et sa branchitude préhistorique. J'ai tenu 3/4 d'heure qui m'ont paru 3 heures...







4 commentaires:

Phil Siné a dit…

wouh ! bcp de choses d'un coup dis donc... cool pour "white material".
millennium 2 tu l'a trouvé sur le net ou sur canal ? il sortira jamais en salle en france c'est ça ?
j'avais vu "destibnation finale 4", mais sans avoir vu les autres... et je m'étais bien marré en fait ! :) mais c'est vrai que ça vole pas très haut... mais bon, les acteurs étaient mignons je crois.. héhé

Foxart a dit…

Bah si... Sortie en salles de Millenium 2 prévue fin juin 2010 et de Millenium 3 dans la foulée fin juillet !

Mais les trois films sont diffusés actuellement sur Canal+ en 6 épisodes.

J'avais déjà vu le premier et je viens de découvrir le 2 avec plaisir (même si visuellement c'est moins photogénique que les neiges et lacs du premier)

eelsoliver a dit…

je n'ai pas vu the Zodiac mais j'étais déjà assez mitigé par le film de Fincher, pour le moins bavard et traînant en longueurs...

Foxart a dit…

Pour moi le film de Fincher est un pur chef d'œuvre et probablement même son meilleur film à ce jour...

Ce Zodiac ci est nettement plus court et forcément un peu moins complexe mais aussi moins bavard...

Peut-être te plaira t'il davantage, ceci dit je t'inviterais plutôt à revoir celui de Fincher qui mérite largement une seconde chance et qui, en plus, se bonifie à chaque vision.
Un grand film sur l'obsession et sur l'échec...