14 mai 2010

Le haut du panier

Comme j'ai pris beaucoup de retard dans mes critiques, voila la suite du déstockage massif, avec - après La Crème de la crème - Le Haut du panier :

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Les Regrets

Le retour d'un Cédric Kahn en très grande forme après les semi-réussites (ou semi-échecs, au choix) de ces derniers films.
Ce film douloureux et beau sur les amours comme des trains qu'on rate, les regrets générés par ces ratages et le temps toujours impossible à rattraper.
Les peurs et les bouleversants décalages horaires entre les personnages qui jouent au chat et à la souris du "Ni avec toi ni sans toi" cher à La femme d'à coté...
Un splendide et émouvant mélo amoureux pour tous ceux qui croient encore en la passion et en ses ravages.
Et deux comédiens époustouflants, au sommet de leur art.
A noter la présence très incongrue de Philippe Katerine, dans un petit rôle mais dans une scène remake de Massacre à la tronçonneuse vraiment hilarante.





Daybreakers

Les vampires sont immortels dans la vraie vie mais aussi au cinéma, visiblement, puisque chaque année voit son lot de films cherchant à renouveler le genre, pour le meilleur parfois, comme en 2009 avec le merveilleux Morse, pour le pire le plus souvent avec le fadasson Twilight, ou le nullissime Lesbian Vampire Killers, pour ne parler que des films récents.
Daybreakers est incontestablement une vraie réussite du genre.
Les frères Spierig avaient déjà œuvré à rafraichir le film de zombie avec le raté mais pourtant prometteur Undead. Le film était bourré d'idée, dégageait un enthousiasme vraiment communicatif et exhalait un véritable amour du genre mais des problèmes de rythme, un manque évident de moyens et une fâcheuse tendance à l'esbroufe, l'handicapaient un peu.
Daybreakers semble avoir corrigé une bonne partie de ces problèmes et le film est un vrai plaisir de cinéma. On y retrouve le même enthousiasme et le même amour du genre et cette petite série B fait tout ce qu'elle peut pour se hisser au niveau A et on peut lui accorder que c'est un vrai succès.
Le scénario est original avec ses vampires en cols blancs et son gout de la double lecture politique (visiblement hérité de Carpenter et Romero...), l'action reste constamment captivante, les rebondissements sont tous vraisemblables et les cinéastes ont cessé cette fois de confondre spectaculaire avec poudre aux yeux.
Les acteurs sont tous absolument excellents: Sam Neil et Willem Dafoe sont une fois de plus formidables mais c'est Ethan Hawke qui, ici encore impressionne. Le bonhomme se bonifie grandement en vieillissant et ce personnage de vampire anémique lui va comme un gant, il lui apporte une espèce de fragilité quasi juvénile et y ajoute une pointe de malaise.
La performance qu'il offre ici est sans doute sa meilleur depuis l'extraordinaire 7h58 ce samedi là, de Sydney Lumet. Il semble que le jeune homme un peu fade soit en train de devenir un bel homme à multiples facettes et un acteur aux ressources inattendues...





Villa Amalia

Quelle merveille de revoir ce beau film en ce moment sur Canal+, il m'avait déjà totalement ébloui lors de sa sortie en salle mais chaque fois que je zappe et que le film est diffusé, je me laisse capturer par lui.
Ce film a un vrai pouvoir hypnotique et il me fascine absolument.
Huppert y est incroyablement dure et pourtant émouvante et c'est un bonheur de voir Anglade dans un aussi beau rôle.
Villa Amalia est sans doute pour moi le plus beau film de Benoit Jacquot dont la mise en scène jamais ostentatoire et pourtant savante touche là au sublime.
Un film profond, mystérieux et envoutant que je ne me lasserais jamais de revoir, il me semble...


8 commentaires:

eelsoliver a dit…

très bonne surprise que ce daysbreaker: par contre, il va falloir que tu revalorises un peu ce cher Ethan Hawke.

Foxart a dit…

Il va plutôt falloir que tu relises le paragraphe entier consacré à Ethan Hawke dans ce papier parce que je vois mal comment je pourrais être plus élogieux... (?!)

eelsoliver a dit…

ah mais j'ai bien lu le billet: certes, tu soulignes ses nombreuses qualités mais tu dis aussi qu'il est un peu fade.

Foxart a dit…

Le "jeune" Ethan Hawke était fadasse, celui du Cercle des poétes disparus ou de Génération 90...

Ethan Hawke m'avait plu dans Gattaca mais il était un peu éclipsé par le film lui même et le personnage de ce rôle était un peu terne, mais depuis Trainin day et surtout 7h58 ce samedi là, il est en train de dépasser le stade des rôles de jeunes premiers pour arriver à des choix plus audacieux et intéressants.
Daybreaker est vraiment le premier film dans lequel, non seulement je le trouve bon, mais où il m'impressionne carrément.
Et son visage change aussi de façon intéressante et assez marquée.

Phil Siné a dit…

ah, daybreaker ! :)
(tous les autres aussi sont bien, mais c'était plus évident...)
par contre pas d'accord pour ethan : il n'a JAMAIS été fade !! (toujours très excitant et appétissant en fait... ;)

Foxart a dit…

Admettons... mais là tu mélanges tout mon Filou ! :-)

pinksataniste a dit…

Je vais aussi rebondir sur Daybreakers, non seulement parce que je n'ai pas vu les deux autres, mais surtout parce que celui-ci m'a vraiment très agréablement surpris.
C'est si rare "dans le genre" de voir un univers aussi cohérent et abouti mis en place qu'une suite parait presque légitime -même si je doute qu'elle soit réussie, à moins qu'elle reste entre les mains des deux frères-. Le film est un pont entre classicisme "de genre" donc (l'héritage que tu évoques) et un environnement esthétique plutôt axé sur l'action-movie "fantastique" tel qu'on le connait depuis la fin des 90's (Blade ou Matrix admettons ; en mieux). Bel objet, toujours l'un des plus beaux aperçus en salles depuis le début de l'année (directement derrière "Esther").

Foxart a dit…

J'adhère à chaque mot de ce commentaire...
Sauf pour Esther, of course ! lol

http://foxart4.blogspot.com/2010/02/tire-par-les-couettes.html