24 juin 2010

My Pop Life



Hier j'écoutais cette chanson à fond les ballons sur mon ipod, à vélo... je me suis emballé totalement et je n'ai pas pu résister à l'envie de pédaler comme un fou en chantant le refrain à tue-tête au soleil dans les rues de ma ville.
Les rues étaient quasi-désertes et j'étais seul au monde !
Et heureux !!!
The power of POP !!!





You can see that you’re being surrounded every direction,
Love was just something you found to add to your collection,
It used to seem we were number one, but now it sounds so far away,
I had a dream we were running from some blazing arrows yesterday,


You said fight fire with fire, fire with fire, fire with fire
Through desire, desi- sire, through your desire


Now the city blocks out the sun that you know is rising,
You can show me the work that you’ve done, your fears have been disguising,
Is it just me or is everyone, hiding out between the lights,
Where will we be when we come undone? Just a simple meeting of the minds


Singing we’ll fight fire with fire, fire with fire, fire with fire
Through desire, desi- sire, through your desire


We’ll fight fire with fire, fire with fire, fire with fire
Your desire, desi- sire, through your desire



And while in your stars
There’s a million else burning brightly just like fire fight,

It’s cold and heaven surround you every direction,
Cause there’s someone behind every hand that you’ve made a connection
And now we’re free to be number one, morning isn’t far away,
I had a dream we were holding on, and tomorrow as we come today, we come today


And we’ll fight with fire, fire with fire, fire with fire
Through desire, desi- sire, through your desire
We’ll fight fire with fire, fire with fire, fire with fire
Your desire, desi- sire, through your desire

14 juin 2010

Petits arrangements avec le mort


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Lola de Brillante Mendoza, c'est un peu comme la Rosetta des frères Dardenne qui aurait pris un méchant coup de vieux. En effet, les deux films sont bourrés de points communs, notamment dans le traitement et le récit.
La différence majeure venant du fait que les Dardenne, comme chaque fois, usent avec talent de l'art du suspense dans une mise en scène en perpétuel mouvement, assez essouflante, alors que le film de Mendoza privilégie la lenteur, ici imposée par les corps de ces deux femmes très âgées - pour arriver à un suspense tout aussi prenant.



Lola signifie grand-mère en philippin et il y a deux grand-mères dans le film:
Chacune explorant les limites de ce qu'elle sera prête à faire comme concession et comme compromis pour y parvenir.



On est frappé dès la première séquence par la puissance de cette mise en scène des corps face aux évènements et aux éléments en voyant cette pauvre Lola Sepa et son arrière petit-fils braver la tempête pour venir allumer une bougie sur les lieux du crime en hommage à l'enfant assassiné. Cette scène à elle seule une vaut déjà tous les éloges. Voir cette vieille femme, au visage de carton, tenter en vain et à de multiples reprises de craquer l'allumette qui viendra enflammer la bougie, simplement munie d'un petit parapluie pliant se retournant sans cesse pour lutter contre les vents du typhon est le parfait résumé de tout le film.


La persévérance de la pauvre vieille étonne autant qu'elle force l'admiration.
Tout au long du film, nous verrons Lola Sepa et - de la même façon - Lola Puring, s'échiner contre le destin afin de permettre à leur famille de survivre et de se reconstruire.
Ce parcours sera semé d'embuches, mais aussi de couleuvres à avaler et de magouilles à mettre en place afin que la paix et la sérénité soit retrouvées.



Mendoza, au travers de ce magnifique double portrait de femme, nous offre un panorama assez pathétique de la misère de son pays, mais aussi de la corruption qui le ronge et qui mène autant à sa déliquescence qu'elle lui permet sans doute de survivre, en prenant pour base toute une somme de petits arrangements, avec la famille, avec la morale, avec ses principes, avec la police, la justice, etc...


Et bien évidemment, précisément ici, avec le seul personnage du film qui est constamment évoqué mais jamais montré, pas même en préambule, en photo ou en flashback, celui du mort lui même, qui sera finalement lui aussi l'objet d'un petit arrangement.

Mon premier film de Mendoza, mais assurément pas le dernier: Magnifique !

11 juin 2010

Survival



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Il y deux films dans 8 fois debout, l'un plus délicat et social mettant en scène avec une grâce infinie le parcours difficile d'une jeune femme évoluant difficilement dans le milieu hostile de la France d'aujourd'hui. L'autre tirant davantage vers la comédie romantique à la manière d'un cinéma indépendant US façon Sundance.
Cette incapacité à choisir son camp et son style impose autant de frustration qu'il distille de plaisir.



Le film n'est en effet jamais aussi bon que lorsqu'il se fait silencieux pour filmer au plus près le beau visage de Julie Gayet et capter avec beaucoup de justesse à la fois ses errements, ses refus, ses résignations tout autant que l'immense espoir qui l'anime.
Il faut dire deux mots sur cette formidable actrice qu'est LA Gayet et sur le fait qu'elle démontre, une fois encore, qu'elle n'a pas cessé de nous épater et de nous surprendre.
Et il faut bien admettre que Xabi Molia montre un vrai talent dans toutes les scènes où il la filme. Elle semble être une véritable inspiration et c'est un grand bonheur de spectateur.



Hélas, le jeune cinéaste ne semble pas faire confiance à son film et à la puissance seule de sa mise en scène et plombe souvent l'ensemble par un excès de scénarisation qui dégage parfois une impression d'artifice très dommageable considérant la force qu'il déploie à montrer l'indicible au travers du visage opaque de sa comédienne.
Il nous entraine alors sur des sentiers plus balisés de la comédie romantique, au ton gentiment décalé, au travers du personnage de Denis Podalydès...
Le comédien n'est pas à blâmer et il remplit parfaitement son contrat, malgré l'impression de déjà vu que sa composition inspire.



On peut alors regretter que Xabi Molia n'ait pas l'audace d'un parti pris plus radical en faisant confiance à la force de son sujet et au talent immense de sa comédienne.
Le personnage est largement assez mystérieux et fort pour que le récit soit entièrement axé sur elle et que l'apparition de personnages secondaires se fasse plus ponctuellement (DRH, cousin, amant, patronne...), comme des digressions à la ligne droite, un peu à la manière utilisée par Agnès Varda dans Sans toit ni loi, ou d'une façon plus légère dans Drôle de Félix de Ducastel & Martineau. Ces deux films prenant le pari d'axer le film entier sur la trajectoire d'un personnage qui se construisait en plein comme en creux au travers des diverses rencontres du récit.
Ici, le film semble un peu victime de son scénario, trop écrit, trop dialogué et finalement peu original, alors que l'on perçoit bien le potentiel qu'il semble sous estimer.
De ce fait, la marge, justement son sujet, semble lui échapper, à force de trop vouloir baliser le terrain, le film se prive parfois de la liberté des errances des ses personnages et perd un peu en force. A voir, cependant pour ce qui reste sans doute comme un des plus beaux rôles de Julie Gayet, un peu ce qu'avait été le Didine de Vincent Dietschy pour Géraldine Pailhas.
Mais lui ne craignait pas de nous perdre dans l'opacité de son personnage malgré la présence forte des rôles secondaires.
Il reste ceci de très beaux moments de cinéma dans ce 8 fois debout et la promesse certaine d'un vrai regard de cinéaste qui sera sans doute confirmé bientôt.






06 juin 2010

Why are you wearing that stupid man suit ?



Donnie Darko - Richard Kelly - 2002


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En 2002, un jeune réalisateur sorti de nulle part offrait au monde un véritable ovni en créant le film adolescent le plus métaphysique, le plus déroutant, le plus brillant et le plus émouvant qui soit.
Donnie Darko était né au monde et était quasi-instantanément devenu film culte.
Ce véritable petit chef d'œuvre s'avère aujourd'hui, à la lecture des deux films suivants de son auteur, la préfiguration d'une grande œuvre à venir et se révèle un film inépuisable, toujours capable de fasciner, d'émouvoir et d'interroger sans jamais perdre une once de son mystère.



Richard Kelly parvient en quelques plans à faire exister de vrais personnages, à créer une atmosphère unique et mémorable et à fonder un univers qui tient à la fois du film de genre et d'une réflexion beaucoup plus subtile sur le temps, la vie, la mort, la jeunesse, la politique, l'éducation, la bigoterie, etc... sans jamais s'appesantir des oripeaux du film à thèse chiant ni d'une démagogie simpliste à destination du jeune public.
C'est sans doute pour cela que le film aura su séduire tout type de public, des plus cinéphiles au plus "mainstream", tous ages confondus, s'attirant les louanges d'une bonne partie de la critique et assurant un succès public qui ne pouvait qu'engendrer la velléité d'une saga pour les producteurs du film.



Disponible en DVD Zone 2 chez Metropolitan Filmexport (VOSTF et VF) et dans sa version director's cut en Zone 1 US chez 20th Century Fox (sous titres anglais) et en Zone 2 UK chez Metrodome (sans sous-titrage)


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Donnie Darko 2 (S.Darko : A donnie Darko tale) - Chris Fisher - 2009

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D'emblée, Richard Kelly s'est opposé avec beaucoup de virulence à un projet de suite à son film, considérant qu'il formait à lui seul un tout cohérent et qu'une séquelle n'avait aucune raison d'être.

S.Darko, la suite finalement produite et qui sort ces jours ci en DVD chez nous après plus d'un an dans les tiroirs, nous parvient précédée d'une rumeur pour le moins calamiteuse...
Mais lorsque l'on connait l'intolérance et la virulence des fans dès que l'on touche à l'objet de leur culte, on ne pouvait que considérer cette rumeur avec méfiance et avoir le désir de juger sur pièce et par soi même de la qualité du film...



Dans les bonus du film, se trouve un making of dans lequel sont évoquées les oppositions viscérales de Kelly et des fans de Donnie Darko et chaque participant au projet semble à la fois exprimer avec force démagogie sa déférence au film original et à son auteur, mais également déclarer, tous, du scénariste aux acteurs en passant par le réalisateur lui même, leurs réticences fondamentales à donner une suite au film quasi-mythique de Richard Kelly...
Reticences vite balayées par une pirouette dialectique:
puisqu'il est - de l'avis de tous - impossible et peu souhaitable de donner une "suite" à Donnie Darko, nous ne le ferons donc pas !
Et S.Darko, qui reprendra le personnage très secondaire de Samantha, la jeune soeur de Donnie (et sa comédienne, 7 ans après, devenue une jolie jeune femme) ne sera donc pas une suite, mais un "prolongement" pour reprendre leur terme exact... Un genre de "Spin of" en quelque sorte...



Tout est dit, la suite du making of ne fait qu'exposer davantage l'ineptie et les nombreux contresens du projet, chaque protagoniste ayant toujours l'air de s'excuser par avance, et - surtout - tous parlant d'un film qu'ils n'ont pas vu puisque les interviews sont évidemment réalisées en plein tournage alors que nul n'a encore la moindre idée de ce que sera le "produit" fini...

Et, malheureusement, on ne peut que déplorer par avance leur désillusion à la découverte du film qui s'avère, pour le coup, tout à fait à la hauteur de sa triste réputation.

Le résultat est même assez consternant, pour tout dire, car, en fait de "prolongement" à Donnie Darko, on se retrouve devant un drôle d'objet, copié-collé quasi à l'identique du film de Kelly tant esthétique que narratif, éludant étrangement tout ce qui en faisait l'essence et la valeur du premier opus, en les escamotant au profit d'une idéologie douteuse, d'un scénario souvent absurde, de personnages tous creux, voir inexistants, joués par des comédiens à la limite de l'amateurisme et dans une mise en scène d'une platitude rare.



Je développe un peu:

Ce qui faisait la profondeur de Donnie Darko résidait, entre autre, dans sa faculté à capter, même de manière stylisée, une réalité du malaise adolescent, du rapport fraternel, de la cruauté humaine, de la faillite de l'éducation, du fanatisme bigot, de la cellule familiale confrontée à la perte d'un membre, etc...
Le tout imbibé d'une nature fantastique pure inspiré de la schizophrénie même de Darko autant que de ses réflexions métaphysiques et existentielles sur la mort, l'espace et le temps, parfois obscure mais jamais creuses que le film de Kelly distillait avec parcimonie et intelligence, avec une science du mystère tout à fait remarquable.

Dans S.Darko tout cela parait si lourd et artificiel, opérant un schéma narratif des plus rebattus et se payant même le luxe d'une happy end dans son déroulement "Deuil-errance-résilience-investigation-sacrifice-rédemption-réparation-résurrection"...



Dans Donnie Darko, chaque personnage, même secondaire était traité avec épaisseur et chacun semblait être une partie du puzzle et trouvait finalement sa place dans le film lors de son épilogue. Ici, le film procède à l'inverse, en cherchant, dès les premières minutes, à réunir le plus de corps adolescents possible (façon Twilight ou destination Finale) dans le récit, tous plus creux et caricaturaux et tous très mal interprétés (à l'exception de Briana Evigari, plus convaincante) à tel point que l'on s'attend à tout instant à voir débarquer le Jason Vorhees ou le Freddy Krueger qui daignera les couper en rondelles...
Les acteurs et personnages adultes ne relevant guère le niveau (sauf John Hawkes) et le manque d'épaisseur sera révélé cruellement par la vacuité d'un épilogue totalement calqué sur celui de Donnie Darko où l'on voit défiler tous les personnages du film, à ceci près que ce qui prenait sens et était bouleversant dans l'un, apparait totalement vide de toute moelle dans l'autre et n'apporte absolument aucune signification par ricochet à l'ensemble du récit.


Le scénario étant - sans doute par excès de déférence envers son modèle - d'une bêtise déconcertante, se contentant de reprendre chaque élément du récit initial, en le twistant à peine pour tenter de donner l'illusion d'un autre film.
Donnie Darko est un garçon, ici, S.Darko est une fille, Darko sature ses bleus nuits dans une esthétique des plus ténèbreuse, ici c'est le plein soleil sursaturé de l'Utah qui domine, le personnage de supercoach pédophile de Patrick Swayze devient ici un pasteur prosélyte totalement fou de Dieu et suspecté tout au long du film des pires crimes...
Et ce jeu des comparaisons pourrait durer tout le temps du film tant la copie est grossière et maladroite.
Mais malheureusement, la mise en scène(tantôt "clipesque" et tantôt road movie à la Thelma & Louise) très peu inspirée, ne parvient jamais à transcender son matériau, bien au contraire, elle semble sans arrêt, notamment par ses effets ridicules, en trahir l'absolue vacuité...



A commencer par la symbolique religieuse et politique, sous texte très clair, très appuyé, bien peu subtil et le plus discutable du film. (Attention spoilers...)
Le personnage du pasteur, ancien délinquant repenti est pressenti durant tout le film comme l'auteur présumé des enlèvements et des meurtres de jeunes garçons... et pourtant, il n'en est rien, et il ne s'avère finalement être qu'un pauvre type, juste un peu "douteux" car titillé gentiment par sa libido et en simple quête de rédemption. Elle lui sera accordée finalement quand, lavé de tout soupçons, il s'en ira littéralement cultiver son jardin, devant lequel trône le christ en croix, acompagné de sa jeune recrue, elle aussi pècheresse (Marie-Madeleine ?) en quête de rédemption se raccrochant au Christ pour trouver sa voie en portant un bracelet disant "What would Jesus do ?" (Que ferait Jésus ?)

Le personnage d'Irak Jack (!!!), jeune vétéran de la guerre en Irak (et accessoirement petit fils caché de Roberta Sparrow, la "Grandma death" du premier opus...encore une riche idée !) , fera, lui, le sacrifice de sa vie pour sauver le monde (littéralement...) orné de la fameuse tête de lapin (La pire idée du film de reprendre le lapin!) à laquelle il aura ajouté une couronne "d'épine" en barbelé clairement christique.


Le film ayant été produit en plein règne de George Bush Jr, en pleine campagne présidentielle et étant produit par la Fox, principal soutien républicain par le biais de Fox News, on peut alors légitimement s'interroger sur le sous-texte politique et religieux du film (même si celui ci n'est finalement sorti qu'après la victoire démocrate de Barack Obama...).

D'autant plus que ces allusions religieuses et politiques étaient beaucoup plus fines et ambigues dans le film de Kelly, permettant ainsi des interprétations plus ouvertes et très variées.
Ici, à trop vouloir prémâcher toute pensée, sans doute par mépris pour le public adolescent à qui il se destine clairement, il finit par ne s'adresser qu'à une toute petit frange de la population pas trop futée ou acquise à sa cause, et à en exclure d'emblée tout spectateur doté d'un cerveau en état de fonctionner.

Aucun film ne gagnera jamais à prendre son public pour des imbéciles en lui dictant sa loi...
Et la cabale que subit le film depuis sa sortie aux USA - notamment par un public adolescent qui n'a aucun moyen de s'y reconnaitre et qui ne peut que s'y ennuyer - n'est malheureusement pour cette pauvre Samantha Darko qu'un juste retour de boomerang.

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Un Donnie Darko 3 étant vraisemblablement en préparation, il ne reste plus qu'à espérer que les producteurs en tirent les leçons et cherche cette fois à tirer le projet vers le haut car, faute de quoi, à défaut d'avoir sauvé le monde, ils auront détruit un mythe...

Mais pas le chef d'oeuvre de Richard Kelly, car Donnie Darko reste, malgré l'indigence, la superficialité et l'absence de talent de sa sœur Samantha, d'une beauté sombre immaculée, nullement entachée par ce tout petit film, trop insignifiant pour lui faire aucune ombre.

Le crachat du blaireau n'atteint pas le noir corbeau...


Bonus: Outre le traditionnel making of, ici assez édifiant et déjà évoqué plus haut, une demi-douzaine de scènes coupées sans grand intérêt, une petite featurette sympatoche et rigolote sur l'enregistrement d'une chanson inspirée par l'Utah à l'acteur John Hawkes et la bande-annonce du film.



Donnie Darko 2 :

Un film de Chris Fisher avec Daveigh Chase, Briana Evigan et Jackson Rathbone.

Distribution : Fox – Pathé - Europa

Fiche produit boutique

Date de sortie : 02/06/2010

05 juin 2010

Bonne came

On continue le déstockage massif, cette fois, exclusivement "Horreur & putréfaction" et dans la catégorie 2 étoiles à budget anorexique.
Un petit florilège de toutes les séries B visionnées ces dernières semaines et qui peuvent mériter le détour, beaucoup d'inédits, de DTV ou d'imports US ou UK...

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The Descent - part 2

Après mure réflexion, j'ai décidé de rétrograder un peu celui ci qui aura davantage sa place aux cotés des suivants...
Très au dessus de sa mauvaise réputation, la suite du chef d'œuvre de Neil Marshall est un excellent film d'horreur efficace et bien fichu. le film repose certes sur quelques invraisemblances et il ne peut plus bénéficier de l'effet de surprise qui faisait aussi la force du premier volet...mais la trouille l'emporte haut la main et le film n'est pas sans talent...
Dispo en Zone 2 France




Colour from the dark

Une adaptation italienne réussie de l'univers de Lovecraft... ça parait impossible et pourtant Ivan Zuccon l'a fait. Voila une preuve que même avec de petits moyens on peut faire du cinéma de genre séduisant et crédible, pour peu que l'on soit passionné. Et ce film transpire la passion de son auteur pour le genre et pour Lovecraft. Une bonne surprise éditée en France en DVD chez Uncut movies





Villmark (Dark woods)

Avant l'excellent Skuljt du norvégien Pal Oie (chroniqué récemment ici même) en 2009. Il y eut ce déjà très bon Villmark qui démontre une fois de plus la vigueur, l'efficacité et l'originalité de ton du cinéma de genre scandinave. Survival des bois assez mystérieux, ici.
Très prometteur.




Snarveien (Détour)

Encore un film s'inspirant du snuff, dans la lignée d'Hostel, rien de très original, certes, mais un film bigrement bien foutu, efficace et qui fout plutôt les jetons. Avec en prime une scène de vie de famille dégénérée pour le moins mémorable.
Encore un bon film norvégien... qui devrait vous dissuader une bonne fois pour toutes d'emprunter des raccourcis...





Trick'r'treat

Chouette surprise et excellente découverte que ce film d'Halloween fichtrement excitant.
Remise au gout du jour assez originale du film à sketch façon Creepshow ou plusieurs histoires macabres s'entrecroisent un soir d'Halloween.
A découvrir...
Disponible en Zone 2 UK et Zone 1 US (avec sous titres français)



Tooth and Nail

Ambiance post-apocalyptique façon Je suis un légende... En 2012, suite à la pénurie de pétrole, l'humanité est dévastée...quelques survivants réunis dans un ancien hôpital tente d'éviter de servir de barbecue à une bande de dégénérés cannibales (au rang desquels on retrouve Michael Madsen lol).
Ambiance Doomsday du pauvre, on pense aussi à 2019 après la chute de New-York (en mieux...pas difficile !), à Mad Max mais surtout à Assaut, de John Carpenter.
Un tout petit film au budget visiblement famélique mais qui tient son sujet et filme avec humilité une énième série B au demeurant fort regardable et sympatoche.
Disponible en DVD zone 1 dans la collection Horrorfest - 8 films to die for (2007) (sous-titres anglais)



The night strangler

Petite curiosité très réussie.
Cette cocasse série B mélant comédie, polar et fantastique avec un vrai sens de l'image (et de l'humour) avec l'hilarant Darren Mc Gavin dans le rôle du détective Carl Kolchak vaut vraiment le détour !
Disponible en DVD double feature Zone 1 (sous-titres français) avec The Night Stalker



The Hidden

Grand prix à Avoriaz en 88 le film a un peu vieilli mais il reste une série B d'action assez plaisante et bien mené et vaut surtout pour le charme de Kyle Mc Lachlan dans un rôle de gentil flic extra terrestre des plus mimis...
Disponible en coffret Zone 2 France avec The Hidden 2





Macabre(Darah)

De loin le film le plus original et barré de cette liste. Le cinéma d'horreur indonésien était surtout une curiosité kitsch, pour moi, à priori.
Ce film est une belle tarte dans ma petite gueule d'européen arrogant.
Un film totalement frappadingue, ultra violent, affreusement gore et constamment surprenant, déroutant, hilarant, terrifiant...
Assurément une découverte et un ovni et la révélation d'une actrice proprement hallucinante dans le rôle incroyable de Darah !!!



Donkey punch

Huis clos maritime tendu comme un string, à l'atmosphère ultra violente, plutôt réaliste.
Un genre de petits meurtres entre amis sans humour.
A vous dégouter des drogues et des partouzes lol
Disponible en Zone 1 US et Zone 2 UK




Slaughter

Tiré de faits réels... après avoir visionné le film, on a un peu de mal à y croire tant le récit est tordu et semble un poil tiré par les cheveux.
Mais l'on sait bien que parfois, la réalité elle même n'est pas forcément très crédible.
Un très bon thriller ici, en tous cas... et un duo d'actrices remarquable...
Dispo en Zone 1 US dans la collection Horrorfest - 8 films to die for - 2009 (sous titres anglais)




Blood Creek

Si on m'avait dit qu'un jour j'ecrirais ici du bien de Joel Schumacher, je ne l'aurais sans doute pas cru...
Et pourtant, ici, dans l'esprit pur d'une série B d'horreur revisitant de manière très originale le mythe du vampire en le mixant au film de naziploitation, il réussit en toute humilité une très bonne série B.
Enfin un film fréquentable... ça méritait d'être souligné.
Dispo en DVD zone 1 US (sous titres anglais)



Trailer park of terror

Adaptation assez jouissive et rigolote d'un comics américain très très pompé sur 2000 maniacs de Herschell Gordon Lewis. Cette petite série B ludique au possible réalise l'exploit de nous venger de l'immonde 2001 Maniacs réalisé en 2005. je la remercie au moins pour ça.
Dispo en zone 2 UK et en Zone 1 US (sous titres anglais)



Plague town

Ça commence très mal, comme un vieux film de Bruno Mattei, et puis, au fur et à mesure que le film avance et que le film affiche des références un peu plus glorieuses (Lucky Mc Kee, Jorge Grau, Narciso Ibañez Cerador, Jean Rollin, George Romero, Lucio Fulci...) et surtout qu'il démontre une vraie vision de cinéaste, à défaut d'avoir le budget suffisant pour la mettre en scène, le film malgré tous ses défauts, fini par emporter l'adhésion comme parvenaient à le faire certains nanards de zombies italiens, français ou espagnols des années 70 et 80.
Dispo en Zone 1 US et Zone 2 UK (aucun sous titrage)
et le 7 juillet en Zone 2 France




Toutes les couleurs du vice

Second film de la trilogie Giallo de Sergio Martino avec Edwige Fenech, après L'étrange vice de Mme Wardh et avant Il tuo vizio è una stanza chiusa e solo io ne ho la chiave (Ton vice est une pièce fermée dont je suis le seul à posséder la clef). ce film parfois déroutant est un mélange bizarre de giallo, de film de secte satanique et de psychédélisme 70's.
Si le film est bourré de qualité, il est, comme beaucoup de gialli, presque expérimental et même si Martino est mille fois plus inspiré par le giallo que par les cannibales, les films post-apocalyptiques ou les alligators, le film souvent confus dans sa forme comme dans son récit, prend le risque de perdre parfois son spectateur en route. Il est malgré tout souvent captivant et contient même de très grands moments de cinéma. Et même si le film est forcément en dessous de Bava, Argento ou de La Tarentule au ventre noir de Paolo Cavara. On est tout de même dans le haut du panier des polars horrifique italiens de ces riches années.
Edité en France en DVD dans l'excellente collection Giallo de feu Néo Publishing



Necromantia

Disponible en Zone 2 France