27 octobre 2010

Les vieux de la vieille

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Le problème avec les cinéastes, c'est que - comme tout le monde - ils vieillissent...
Alors parfois ça vieillit très mal un cinéaste, tendance virage vieux con facho à la Autant-Lara...
Et puis parfois, ça se bonifie en vieillissant le cinéaste... Voyez La Varda, toute pimpante et totalement d'avant garde avec sa couronne de racines blanches qui se ballade à Venise déguisée en patate et qui, à plus de 80 balais nous balance joyeusement et modestement un des films les plus bouleversants, modernes, personnels et brillants de ces dix dernières années avec Les Plages d'Agnès, immense film qui succédait aux non moins géniaux Glaneurs. Cette belle femme personnifiant de manière si pétillante la vieillesse comme pouvant être une deuxième jeunesse, un espace de liberté et de folie retrouvée autant que de sagesse acquise.
Mais La Varda est bel(le) et bien vivante, la bougresse !


Et le problème... c'est que c'est pas immortel, le cinéaste, contrairement à l'acteur... Bah oui, ça meurt le cinéaste, et puis ça laisse une "œuvre"... ce machin figé auquel on ne peut plus rien toucher et qu'il ne reste plus qu'à autopsier...
Et puis, du coup, il reste "le dernier film", celui pour lequel on parlera de "film somme", "d'œuvre testamentaire"...
Et là, il a intérêt à pas se planter, le cinéaste, parce que sinon, ce pauvre navet restera comme une vilaine verrue au beau milieu du tableau, quelque soit la valeur de l'œuvre en question.
Alors certains s'en tirent avec une classe inouïe:


Truffaut, le cerveau miné de tumeurs, se sachant condamné, nous livre un pur chef d'œuvre, un film d'une beauté visuelle et d'une légèreté si élégante. Vivement Dimanche, véritable déclaration d'amour enflammée au cinéma, au film noir, à la comédie américaine façon Lubitsch en même tant qu'un petit concentré de tout ce que fut l'œuvre exceptionnelle de Truffaut.
Bref, un départ brillant à la légèreté d'une classe ravageuse.

Pialat nous offrit un Garçu sombre et magnifique, incompris en son temps par la critique qui doit bien s'en mordre les doigts désormais mais qui boucle, implacablement et sans concession, la boucle d'une œuvre serrée et magistrale. Autre forme de classe.

Et puis il y a le génie de Demy, lui aussi condamné et qui livre avec 3 places pour le 26 un de ses plus beaux films, nostalgique et coloré, dans lequel Montand semble faire le bilan d'une vie, alors que c'est clairement Demy qui glisse dans ce film un condensé de tout ce qui faisait la force et la singularité de son cinéma.

Et puis il y a Rohmer qui livre avec Astrée & Céladon un dernier film plus juvénile et verdoyant que jamais...

Sautet dont les éblouissants Un coeur en hiver et Nelly & Monsieur Arnaud, invitaient une certaine critique à reconsidérer entièrement une œuvre trop longtemps méprisée et lui faisait sur le tard, accéder enfin au panthéon des plus grands cinéastes français de ces années là.

Et j'en oublie, la liste serait longue !

Malheureusement, tous les cinéastes, même les plus grands ne réussissent pas ce dernier opus avec la même grâce...


Crime d'amour, d'Alain Corneau en est un cinglant exemple...
Des films noirs, Corneau en a livré de magistraux, au temps de sa gloire naissante, Police Python 357, Le choix des armes et surtout l'immense Série Noire, qui le consacra définitivement en acquérant quasi instantanément un statut de "film culte".
Et puis il s'essaya, au cinéma dit d'auteur, avec un succès plutôt honorable au début (Nocturne indien, Tous les matins du monde...) mais décroissant hélas avec le temps, jusqu'à des films plutôt ratés ou à moitié réussi.
Son retour au polar noir apparaissait donc plutôt comme une bonne nouvelle mais ce Crime d'amour opère comme une véritable douche froide, venant dès les premières minutes, calmer nos ardeurs...
Tout, ou presque y est malheureusement très mauvais...
Le film est déjà totalement plombé par de lourdes et multiples erreurs de casting.
On ne croit pas une seconde à ce personnage dès l'instant où il est interprété par Ludivine Sagnier... J'aime beaucoup cette comédienne, mais hélas, la golden girl aux dents longues est un rôle qui lui glisse vraiment dessus comme une robe trop grande pour elle. Quand au virage à 180° qu'opère le personnage à la moitié du film, passant du statut de victime harcelée à celui de la manipulatrice perverse et fatale qu'elle est sensé incarner... Désolé, mais non... personne ne peut marcher à cela...
Patrick Mille (excellent comédien aussi, au demeurant...) est aussi transparent que peu charismatique dans ce rôle ingrat, qui révèle d'ailleurs de vrais problèmes d'écriture du scénario.
Quand à Christin Scott Thomas, seule à tirer vaguement son épingle du jeu, si elle est parfaitement crédible en salope flamboyante façon Glenn Close dans Damages, elle souffre elle aussi de la grande faiblesse du scénario, trop occupé à tisser sa toile d'araignée pour se préoccuper de donner une chair et une âme à ses personnages.

On a alors très vite l'impression de lire un mauvais roman de gare auquel il manquerait le venin d'une Patricia Highsmith, un film noir finalement plutôt café au lait, auquel il manquerait un zeste de mystère ou de sous texte social à la Chabrol. Un divertissement qui ne serait en fait qu'une mécanique scénaristique bien huilée mais sans âme, ni cœur, ni fondement.
Et surtout, pire encore, Crime d'amour ressemble à un film qui semble crier tout du long "Y-a-t'il un pilote dans l'avion" tant il apparait dénué de la moindre idée de mise en scène.
Filmé platement, sans aucun souffle, comme un fruit trop pressé. Hélas.
Le Deuxième souffle valait ce qu'il valait, mais que l'on aime ou pas, il démontrait au moins d'une volonté artistique et esthétique (un peu toc, mais tout de même...) et il aurait sans doute mieux valu finir là dessus... plutôt que sur ce film tristement à bout de souffle qui laissera un souvenir d'un Corneau qui était certes un homme délicieusement sympathique, érudit et intelligent, mais hélas aussi, un cinéaste un peu impersonnel et très inégal.


Le problème de Trésor est d'une autre nature...
On le sait, ce film appartient à la veine dite "mineure" de ce grand cinéaste un peu schizophrène, partagé entre des films à l'ambition démesurée et souvent archi-pompiers (Germinal, Jean de Florette, Uranus...) et un cinéma plus intimiste et très personnel, souvent très autobiographique, un peu à la Truffaut tendance Doinel.
Cette dichotomie a créé une forme de malentendu qui a sans doute participé au fait que bizarrement, Berri est acclamé par le public pour ses grosses choucroutes alors qu'il ignore même la simple existence du "vrai" cinéma de Berri. Et il est terriblement sous-estimé par la critique qui ne mesure apparemment pas l'immense talent de son "petit" cinéma à la fois léger, rigolard, mais toujours d'une très grande sincérité et d'une vraie profondeur, à la limite même, parfois, de la noirceur, notamment ces dernières années (les magnifiques Une femme de ménage ou L'un reste, l'autre part).

Le problème ici, est que le film appartient bien à cette veine, mais que Claude Berri est malheureusement décédé après 4 jours de tournage... Et si Trésor reste assez sympathique et plutôt globalement amusant, il est tout de même teinté de ce drame qui nuit à la comédie, même en mode très mineur.
Mathilde Seigner y est assez moyenne et surtout a les yeux bouffis tout le long du film ce qui nous renvoie chaque fois à l'ambiance sans doute étrange qui a pu imbiber le tournage, achevé par François Dupeyron (qui avait déjà assisté Berri en pleine dépression sur Une Femme de ménage).
Pour mieux comprendre l'expérience particulière et douloureuse qu'a pu être ce tournage, je vous renvoie au très beau "Claude" de Nathalie Rheims, publié il y a quelques mois.
L'ouvrage en dit long aussi sur le fait qu'elle ait en quelque sorte contribué à ce que ce dernier film voit le jour, d'autant qu'il n'est pas fait mystère du caractère autobiographique du scénario...

Cependant, le talent de Chabat fait souvent mouche et le film s'avère parfois très amusant particulièrement grâce à lui. Les scènes de psychanalyse canine avec Fanny Ardant (déjà convoquée comme sexologue dans La Débandade !) sont un vrai régal !
Et si le film reste en effet un tout petit film, comparé au Vieil homme et l'enfant, à Mazel Tov ou au Cinéma de Papa, il n'en est pas moins une comédie charmante et un témoignage d'amour de toute une équipe pour achever ce film malheureusement devenu bancal.
Les dernières images de Berri éclatant de rire avec son équipe pendant le générique de fin, valant à elles seules de voir ce tout petit film et sont bouleversantes pour quiconque a - comme moi - profondément aimé le cinéma de Claude Berri et admiré l'immense producteur et la singulière personnalité du bonhomme.
Je ne saurais d'ailleurs conclure sans vous inviter à acquérir L'Intégrale Berri éditée par Pathé auquel ne manque bizarrement que Le Pistonné (et les trois derniers films, sortis après cette édition du coffret...) et qui permet vraiment de se faire une idée de l'immense talent de Berri lorsqu'il se fait le conteur amusé et ému de sa propre vie.
D'autant plus que le coffret est vendu avec le splendide livre Autoportrait qu'avait publié Claude Berri il y a quelques années et qui - en plus d'être magnifiquement écrit - en dit très long sur l'immense personnage qu'il fut, son importance et son audace en tant que producteur et sur sa grande sensibilité, son incroyable force et sa si grande fragilité.


Les deux derniers films de Chabrol sont des épisodes télé de la série Maupassant de France 2 que je n'ai pas eu le plaisir de voir, mais son dernier film de cinéma est un chef d'œuvre crépusculaire totalement déconcertant et magnifique. Faux polar ou règne un pesant suspense et où chaque personnage semble décrit comme le suspect d'un crime à venir, et qui n'arrivera pas, le film impose un rythme tout à fait singulier, une mise en scène véritablement bizarre ou chaque plan et chaque mouvement de caméra apparait comme étrange et inattendue. Mais surtout, il déploie un récit faussement simple et linéaire dans lequel chaque personnage semble tendre à un objectif inconnu mais précis et ou, en définitive, chacun semble s'enliser dans ses mensonges, ses obsession et ses non dits.
Le film est d'ailleurs dédié à Simenon (et à Brassens) dont on sent constamment l'influence profonde même s'il s'agit d'un scénario original.
L'interprétation y est miraculeuse, notamment de la part de Depardieu qui laisse craindre le pire dans les premières minutes et auquel Chabrol inflige une sobriété de jeu qui donne l'impression de ne plus l'avoir vu aussi bon depuis des années.
Bellamy restera, c'est certain, comme un des plus grands films de son auteur, mais aussi comme l'un des plus mystérieux, presque impénétrable. Magnifique !


Et puis il y a les vivants, ceux qui malgré le poids des ans, persistent et signent et qui, étrangement, livrent des oeuvres qui semblent faire le bilan d'une vie ou d'une carrière.
L'exemple de Varda est à ce titre très parlant, puisque Les Plages d'Agnès est véritablement un retour sur toutes ces choses qui forment une vie, l'enfance, la jeunesse, les amours, l'art, le cinéma, la descendance... Mais ce film miracle ne semble pas fermer une parenthèse et loin du film testament, il semble s'achever sur des points de suspension et l'on sent que la petite vieille est aussi malicieuse que vaillante et qu'elle n'a pas fini de nous surprendre...

D'autres bilans ou anniversaires de carrière sentent bien davantage la pente savonneuse:


Lelouch entend célébrer (En toute modestie...) avec Ces amours là ses 50 ans de cinéma et la bonne forme qu'il avait montré avec Roman de gare, pouvait permettre l'espoir.
Le début du film, d'ailleurs semble nous laisser croire que le miracle a bien eu lieu tant son premier quart d'heure est vivant, curieux, magique et émouvant.
D'une biographie rêvé faisant revivre le regretté Charles Denner, façon film muet, au petit porno clérical figurant Audrey Dana en nonne lubrique, en passant par un magnifique (et long) plan fixe sur Audrey Dana et Gisèle Casadesus derrière la vitre d'un studio d'enregistrement, voila un début plutôt décapant, étonnamment beau, inspiré et iconoclaste qui évoquerait presque la vigueur juvénile de mamie Varda ou Papy Manoel De Oliveira...

Malheureusement on déchante très vite et la suite s'avère déployer la bonne vieille "méthode" Lelouch dans toute sa splendeur, avec toutes ses casseroles d'autosatisfaction, d'auto-célébration, de caricature de soi-même (les fameux et horripilants travellings circulaires, qui sont même ici cités en figure de style...), sans parler de cette naïveté revendiquée, qui ne serait finalement que ridicule, et pas bien gênante, si elle n'allait pas se glisser parfois dans quelques recoins plus douteux de l'histoire.
Comment supporter l'incroyable scène de "La voix humaine" jouée par Judith Magre dans les trains de la mort (même pas sales, même pas puants, même pas bondés...) sans le regard lourd de sens de l'immense Anouck Aimée, ici dans un rôle quasi muet, mais qui n'en pense pas moins ?
Comment tolérer ce chant joyeux de libération des camps, avec ses déportés bien nourris, aux uniformes amidonnés, tout droit sortis du pressing, sourire aux lèvres, lorsqu'on a vu, ne serait-ce qu'une fois, les regards vides, l'allure décharnée et les yeux hagards de ces pauvres gens à la libération des camps ?

Comment se farcir, sans rire, cette improbable et abracadabrantesque histoire qui finit par ressembler à un énorme gloubiboulga collection Harlequin indigeste tant elle tente de faire transpirer, en vain, un immense amour de la vie, des gens et du cinéma en convoquant tous les pires clichés du genre et en nous les assénant à coup de musique et de mélodrames ?
Impossible, si l'on repense au magnifique Georgia d'Arthur Penn, de ne pas voir le ridicule de tous les passages américains, où Audrey Dana, tristement mariée découvre la désillusion, de ne pas renifler le factice, le maquillage, le vernis et la naphtaline d'un cinéma comme plus personne n'ose en faire à part Lelouch et quelques tacherons US.
Georgia qui, d'ailleurs, démontre aussi la totale incapacité de Lelouch faire avancer son récit avec subtilité, à user de l'ellipse avec la même grâce qu'Arthur Penn dans sa façon de construire une saga à la fois humaine et historique, de montrer l'évolution des personnages non seulement par les aléas de leurs propres destins, mais aussi par celui de leur faculté ou pas à se mesurer à l'histoire de leur propre pays...

Seule Audrey Dana, dans ce rôle écrasant et multi-facette d'une femme aussi libre que possible (comme la Georgia de Penn...) tire son épingle du jeu, ce qui n'est pas une mince affaire et elle démontre magistralement l'étendue de son talent pour résister ainsi sans trop de souillure à une telle purge.


le Bruit des glaçons, par contre, s'il traite d'un sujet plutôt sombre et peut-être autobiographique (en tous de manière métaphorique) démontre bien la vigueur enfin retrouvée de Blier.
Combien tu m'aimes semblait déjà largement amorcer ce retour en grâce, mais ici, on est souvent pas loin de retrouver l'originalité, la poésie et l'émotion qui faisaient la force de Préparez vos mouchoirs, Les Valseuses ou Beau-Père.
Si ce film "diesel" traine un peu au démarrage, les premières scènes entre Dupontel et Dujardin peinant à dépasser la simple figure de style, très rapidement, grâce au rôle magnifique de Louise, génialement interprétée par Anne Alvaro et à l'irruption étonnante de Myriam Boyer, le film touche finalement à une cruauté et une grâce mêlées qui démontrent royalement la grande inspiration enfin retrouvée de Blier.
L'histoire d'amour entre cet écrivain raté, alcoolique et malade et sa bonne fidèle, elle aussi condamnée est souvent joyeusement surréaliste (on pense même un peu à Buñuel) et surtout très touchante. Toutes les scènes avec Emile Berling ou Audrey Dana sont totalement bouleversantes et capturent ce qu'il a pu y avoir de plus beau chez Blier (Nicole Garcia dans Beau-Père, Riton Liebman dans Préparez vos mouchoirs, Jeanne Moreau dans Les Valseuses) en touchant droit au coeur.
La fin est un peu décevante, elle aussi, et aurait sans doute gagné à davantage de noirceur, mais cette note d'espoir est finalement acceptable, sympathique et, au final, toute aussi touchante, dans la mesure où, peut-être, il aurait été un manque d'élégance pour Blier d'aller là se vautrer dans la tragédie où le mélo alors qu'il pouvait s'offrir le rêve d'une happy end et la classe d'une pirouette de pudeur.
On sort de la salle ému, touché et ravi, il faut le dire, ce n'est pas si courant.


Quand au Vieux Resnais... Mais quel jeunot.
Les Herbes folles est une pure merveille de curiosité, de cruauté, de fantaisie, d'émotion et de beauté. En toute (apparente) simplicité.
Tout le film se résume dans son générique, où des herbes folles parviennent à fissurer le bitume et à en emplir les plus petits interstice pour se laisser caresser par le vent.
On suit ses personnages tous un peu timbrés qui - eux aussi - crèvent la carapace - avec curiosité et délice, la mise en scène étant absolument étourdissante, constamment inventive, vraiment amusante.
Le film, très accessible bien qu'au limites de l'expérimental avec ses personnages longtemps muets, ses voix off presque omniprésentes et son scénario totalement déjanté et libre est un vrai régal de bout en bout. Rigolo sans être bêta, émouvant en sachant garder une petite pointe de cruauté, Resnais à l'air de s'amuser comme un gamin et nous amuse follement.
Azema est absolument géniale, je ne vois pas d'autre mot et Dussolier est totalement étonnant, comme toujours. De l'or en barre ce film, le meilleur Resnais depuis le merveilleux On Connait la chanson, il y a 13 ans, rien que ça !!
Longue vie à lui !!!

9 commentaires:

Foxart a dit…

Encore une fois, premier jet, pas encore relu... sans doute bourré de fautes, de répétitions et de phrases mal baisées...
Trop long, trop fatigué, je relirai ça ce soir ou demain... sorry pour les enculeurs de mouches ;-) lol

eelsoliver a dit…

c'est vrai que Trésor était un redoutable navet ! Oh mon dieu, quelle purge !

Foxart a dit…

Olivier> Je pense que tu ne m'as pas lu correctement car ce n'est pas DU TOUT mon avis.
Ni un navet, ni encore moins une purge...

nolan a dit…

J'ajouterai Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick, 1999) dans cette liste. Un vrai chef d'œuvre.
Si ça vous intéresse mon coblogger en parle mieux que moi: http://desoncoeur.over-blog.com/article-eyes-wide-shut-56043647.html

Foxart a dit…

Nolan> Tout à fait d'accord pour Eyes Wide Shut !
Ceci dit il ne s'agissait pas de faire "une liste" mais plutôt de traiter de ces films de fin de carrière ou de ces films bilans... les critiques étant toutes de films récents, français et partageant ce point commun.

Saraband n'étant là que pour évoquer "les autres" grands et surtout pour illustrer le titre "Les vieux de la vieille"...
Sachant que rarement une œuvre ne se sera conclue par un film aussi brillant traitant aussi élégamment d'un bilan de vie et faisant ainsi la synthèse d'une œuvre.

nolan a dit…

Ah oui, j'ai dégainé un peu vite puis en publiant le commentaire, je me suis dit qu'à part Saraband, il ne s'agissait que de films français, bizarre...
J'aurais du lire avec plus d'attention. D'ailleurs, je suis tout à fait d'accord sur la grande maîtrise et la grande liberté dont fait preuve Resnais dans son excellent Les Herbes Folles.
Cela me fait penser qu'il doit être intéressant de voir Les Mystères de Lisbonne de Raul Ruiz qui est chilien mais un peu français quand même et qui a réalisé le film persuadé qu'il s'agissait du dernier.

Foxart a dit…

Je l'ai vu, et je l'ai beaucoup aimé et il aurait pu en effet être intégré à cette "liste"...
Question de timing...
Par contre j'ignorais cette histoire de "dernier film" de Ruiz...

Phil Siné a dit…

quelle joyeuse thématique !! :)
c'est marrant, du coup on dirait que lelouch, blier, resnais, ne feront plus de films...
pas d'accord pour crime d'amour ! mais tu le savais déjà...
j'avais rien compris à saraband, mais je ne l'avais pas vu dans de très bonnes conditions il me semble... je retenterai le coup à l'occasion !

Foxart a dit…

Bah, pour Lelouch, après ce navet, il pourrait en effet arrêter le massacre...
Mais, concernant, Resnais et Blier je te soupçonne de ne pas m'avoir lu, où alors en diagonale...
je dis exactement l'inverse...

Quand à Saraband, l'idéal serait le cinéma... C'est un pur chef d'œuvre, à mon avis...

Tu as aimé Crime d'amour, donc... faudra que je retourne lire chez toi bientôt...
Ceci dit nos gouts divergent, souvent...
Je n'ai pas beaucoup aimé Les Amours imaginaires, par exemple dernièrement...
Par contre, hier soir, grâce à toi, j'ai vu Miel et j'ai ADORé !!!