10 octobre 2010

Réincarnations, incarnation, désincarnation et possession


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Depuis qu'Otar est parti reste pour moi un des plus beaux films français de ces dix dernières années. C'est dire l'attente que je pouvais avoir de cet arbre australien du même auteur, surtout avec la valeur ajoutée non négligeable de la géniale Charlotte Gainsbourg.
Si le film est très bon et sans doute à la hauteur de mon attente, il ne parvient pas à se hisser au rang de chef d'oeuvre auquel pouvait prétendre le précédent opus de Julie Bertucelli, coup d'essai, coup de maître
Ici, à nouveau rien à dire, la mise en scène, sensible et élégante est tout à fait remarquable et elle parvient sans mal à filmer avec beaucoup de talent les corps de ses acteurs autant que cette nature presque animiste, en tous cas ici sublimement incarnée par ce bel arbre. (Le meilleur acteur du film ? sans doute !)
La direction d'acteurs est absolument sans faille, La Gainsbourg est comme toujours parfaite et le travail des enfants est proprement époustouflant, ce qui est assez rare pour être noté.
Le film est vraiment une jolie réussite, visuellement très beau, vraiment touchant...
Il y manque juste le petit "je ne sais quoi" d'un souffle d' émotion pour devenir réellement bouleversant, peut-être simplement que ce grandiose et apocalyptique cyclone final arrive un peu tard dans un récit qui commence à devenir un poil languissant...
Mais le film restera sans doute comme une des plus jolies choses produites cette année...
Vivement le prochain, l'attente est intacte.





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La polémique relayée par une partie de la critique concernant ce film me parait absolument scandaleuse... Ne pas voir les splendeurs qu'il déploie me semble faire preuve d'une cécité et d'une bêtise totale, à se demander si ces critiques s'intéressent vraiment au cinéma.
Toute la première partie du film est absolument prodigieuse, magique, bouleversante. En toute simplicité et sans aucun chichi, Apichatpong nous invite à la table des morts et offre au cinéma les plus belles scènes imaginables, totalement éblouissantes visuellement, incroyablement fascinantes et profondément émouvantes.
La présence de cette femme monolithique et translucide, d'une douceur inouïe, la beauté incroyable de cet homme-singe évoquant Cocteau et la splendeur du récit qu'il nous conte de ses aventures, les scènes incroyables de dialyse filmée comme des rituels, la belle contemplation d'une nature divine et des créatures qui la peuple, fauves, insectes, abeilles... Tout concourt à créer sans doute le plus beau, le plus original et le plus inspiré des films et très rapidement, plus rien ne semble pouvoir contester sa palme au thaïlandais...
Mais les décrochages narratifs autant que visuels peuvent aussi parfois désarçonner... Si la scène de la princesse et du poisson chat est sans doute ce qui a été filmé de plus époustouflant depuis longtemps, idem pour la scène de l'arrivée dans la grotte et de l'agonie d'oncle Boonmee, dont les fluides vitaux se répandent au sol... que dire par contre de ces hideux photogrammes guerriers, de cet homme tenu en laisse dans un ridicule costume de singe contrastant brutalement avec la splendeur de l'homme-singe du début... Que penser de ces vingts dernières minutes totalement imbittables et affreusement laides et ennuyeuses (l'interminable scène des enveloppes dans la chambre d'hôtel, la douche du jeune moine, le dédoublement des corps...etc...) ce final laid et totalement incompréhensible m'a hélas fait l'effet d'une douche froide ou d'un coït interrompu.
Reste le souvenir absolument ébloui des trois premiers quarts du film et le gout un peu amer d'être passé si près d'un véritable chef d'œuvre.
Mais pour le reste : quelle splendeur !



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Bien davantage que la religion et la résurrection, c'est "l'incarnation" et le courage des hommes à résister à l'oppression, au fanatisme et à l'obscurantisme politique et religieux, qui semble être le thème de ce beau nouveau film de Xavier Beauvois.
Cela parait d'autant plus évident que son succès surprise fait trembler le pouvoir d'aujourd'hui (cherchant à comprendre la désaffection des catholiques à son encontre, Sarkozy s'est fait projeter le film !) et rend le film si moderne et ancré dans son temps, malgré une histoire appartenant au passé et l'apparente austérité de ses personnages.
Humains, simplement humains, avec leurs doutes, leurs crises de foi, leurs faiblesses, leur courage, leurs lâchetés et leur humour, ces moines parviennent à nous toucher par le miroir qu'ils tendent à notre humanité commune.
Il faut saluer l'immense talent des acteurs qui portent le film sur leurs épaules et dans leurs regards que Beauvois filme souvent au plus près. Il conviendra de saluer les performances inoubliables d'Olivier Rabourdin, de Jacques Herlin mais surtout de l'incroyable Michael Lonsdale (César du second rôle ???) dont le personnage parvient à insuffler au film une dose d'humour et de canaillerie sans lequel il aurait pu apparaitre un poil raide et sentencieux et qui déploie une palette de jeu proprement étonnante tout en restant d'une admirable sobriété.
Pour le reste, Beauvois sait filmer et n'a plus rien à prouver de ce coté là depuis Selon Matthieu et Le Petit lieutenant et le film se tient solidement de bout en bout semblant sans points faibles.
Il est simplement regrettable que je l'ai découvert un peu tard, après tant de louanges chantées à Cannes, puis par l'ensemble des critiques et bloggeurs, ce qui, du coup, me faisait attendre une espèce de choc émotionnel tellurique que je n'ai pas vraiment ressenti.
J'ai certes été très ému par la scène magnifique du dernier repas et de ce mélange subtil d'humour et d'émotion qui nait de cette alchimie culottée entre ses regards, ces visages, ces rires, ces larmes et cette musique à la fois bouleversante et comique dans ce qu'elle évoque de la mort du cygne.
j'ai aussi été ébloui du talent de Beauvois et de ses acteurs et pourtant je n'ai été le plus souvent touché que d'une façon assez théorique...




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Survendu comme film d'horreur à la Blair witch mâtiné de L'Exorciste, ce Dernier exorcisme a quelque chose d'une véritable arnaque. On nous vend de l'horreur et on nous sert un documenteur bien plus proche de la comédie satirique que du fantastique, même si le twist final nous offre finalement ce pourquoi l'on était venu, d'une manière quasi parodique assez goguenarde.
Tout le film déploie avec un vrai talent un petit pamphlet modeste mais franchement hilarant contre toutes les formes de bigoteries et de fanatismes religieux (de tous bords...) et parvient à tenir son parti pris de documenteur bien mieux que la plupart des baudruches du genre, à commencer par Blair witch.
Il se rapproche en cela davantage du génial Opération Lune de William Karel que de la vague horrifique en vogue ([rec], l'infâme Paranormal activity, etc...)
Celui qui cherchera le frisson dans ce Dernier exorcisme en sera définitivement pour son argent car point de trouille ici..
Même lorsque, au final, le jeu tourne court et le fantastique et l'horreur s'invite à la fête, c'est bien plus pour nous offrir un joyeux et rigolard hommage au cinéma de genre satanique et à toutes les séries B à Z qui ont enchanté mes longues soirées d'hiver, Satan mon amour (Paul Wendkos), Satan's slave (Norman J. Warren), Les vierges de Satan (Terence Fisher), Un ange pour Satan (Camillo Mastrocinque) ou She-beast (Michael Reeves).

La réussite rigolarde de ce documenteur associé à ce clin d'œil sincère à un genre tombé en désuetude font de ce film de genre, un des plus sympathiques qui soient...
Dès l'instant où l'on ne marche pas dans son plan marketing pour le moins malhonnête...
N'ayant vu aucune bande annonce et lu aucune critique, simplement parce que l'UGC lillois nous faisait la surprise d'un projection en VO, j'ai vu ce film vierge de toute attente et de tous préjugés et j'avoue m'y être joyeusement régalé !

8 commentaires:

Foxart a dit…

Pardon pour les phrases potentiellement foireuses et les éventuelles fautes d'orthographe...Pas eu le courage de me relire, c'est du premier jet publié tel quel dans son jus...
Sorry !

FredMJG a dit…

Tssst tssst tssst Il faut accepter de voir la vie dans son imbitable trivialité pour en apprécier encore mieux la beauté.
Tu n'as donc pas aimé la douche du jeune moine ^^

eelsoliver a dit…

Bonne surprise concernant le dernier exorcisme, surtout que le film jouait la carte du buzz, un peu comme un certain paranormal activity, un vrai pétard mouillé celui là !

Foxart a dit…

Fred > Bel argument !
Il me faudra donc revoir le film sous cet éclairage...
Quand à la douche, problème de cadrage, sans doute ;-)

Olivier> Oui moi aussi, très bonne surprise et vrai plaisir.
Paranormal Activity est pour moi un des pires machins de ces dernières années... J'ai failli m'endormir 10 fois !
(me suis p'têt' même un peu endormi lol)

Phil Siné a dit…

tiens, j'étais persuadé d'avoir laissé un commentaire pour cet article... je vois que l'oncle boomee ne t'a pas totalement convaincu... mais absolument d'accord avec toi sur la façon dont une partie de la critique l'a traité !
j'espère que ça ne t'empechera quand même pas de voir bientôt ton dvd de "tropical malady"... ;)

Foxart a dit…

Phil> tu avais bien laissé un com' concernant Boonmee... Mais sur le mauvais billet, dans l'hommage à Colette Renard...
Certes la fin m'a complétement échappé mais le film me poursuit encore et je suis conscient de sa puissance.
Je sais que je le reverrais un jour et j'ai toujours autant envie de voir Tropical Malady... Il est dans LA pile des films en instance de..
Y a plus qu'à !

pinksataniste a dit…

Je ne pensais pas que Le Dernier exorcisme relevait du pastiche rigolard, les autres blogs semblent le porter au pinacle ou le démonter tout en s'accordant sur son sérieux.

Sinon, 3 films m'intéressant beaucoup. Hélas, j'ai un peu abandonné les salles obscures ces derniers temps..

Foxart a dit…

Oui j'ai eu la même surprise de voir le film démoli par des gens qui ne semblaient pas avoir saisi son humour.
Personnellement j'ai ri de très bon cœur et du début à la fin.
M'enfin de là à le "porter au pinacle" p'têt' pô tout d'même ;-)