29 mai 2011

Concours Maudite pluie - 5X2 places à gagner



Concours clos : les gagnants des places sont Danièle G., Fabien B, Arnaud A., Xavier A. et Loetitia L. Vous recevrez vos places sous peu par La Poste directement via le distributeur à qui je transmets vos coordonnées. Merci de votre participation et à bientôt !!!

Jouez et gagnez 5 X 2 places pour le film Maudite Pluie (sortie le 1er juin et diffusé par Damned Distribution) en répondant aux trois questions suivantes et à la question subsidiaire et en envoyant vos réponses et vos nom, prénom et adresse postale par email à l'adresse suivante:

foxart4@laposte.net

Concours du 29 mai au 5 juin minuit - Les gagnants seront choisis parmi les bonnes réponses en fonction de la qualité de la réponse à la question subsidiaire et seront affichés sur ce blog le dimanche 5 juin.




Question 1: En quelle année le réalisateur Satiajit Ray est il récompensé d'un Oscar honoraire pour l'ensemble de son œuvre ?


Question 2: Quel réalisateur indien dont la carrière a explosé lors de la sortie de son film La Reine des bandits (1995) poursuit désormais une carrière à Hollywood


Question 3: Quelle réalisatrice indienne obtient en 1988 la Caméra d'or au festival de Cannes







Question subsidiaire:
En quelques lignes, quel est votre film indien préféré et pourquoi ?




28 mai 2011

Fist fucking


D'abord il y a le choc de la gueule de Mel Gibson, le coup de vieux et ce visage lessivé de la dépression de son personnage et ses profondes rides en diagonale du front qui viennent rejoindre ses rides du lion et donnent l'impression que ce visage d'ancien beau gosse a été biffé d'une croix. L'acteur idéal pour ce rôle et un excellent et très intelligent choix de la part de Jodie Foster que de choisir un paria d'Hollywood (en tant qu'acteur en tous cas, moins bankable que le réalisateur...) suite à ses propos antisémites de mec plus ou moins bourré pour jouer ce beau personnage d'un paria au sein même de sa propre famille et de sa propre compagnie.
Walter est en dépression, il ne vit plus, n'aime plus, ne pleure même plus, il dort.


Ensuite, il y a le film lui même, jouant d'apparence en mode mineur, extrêmement modeste mais qui construit avec beaucoup de délicatesse et de subtilité cette jolie métaphore de la dépression incarnée par le castor qui prend le contrôle de la vie de Mel Gibson en une forme d'incarnation de l'homme qu'il devrait être idéalement et d'une excroissance à lui même qu'il ne contrôle plus, qui devient une forme de "soi" idéal et schizophrène.


Une très belle et originale idée de scénario qui va comme un gant à la réalisatrice du merveilleux Le petit homme qui se glisse avec beaucoup de talent et de modestie dans le rôle plus effacé de l'épouse de Walter. Il faut le redire à nouveau, si sa carrière de réalisatrice est très estimable, c'est surtout une actrice très rare et vraiment toujours parfaite. Bien meilleure, au passage que Gibson, qui a une très légère tendance au cabotinage même s'il est ici visiblement très bien dirigé et tenu en laisse par la chef de projet. Du coup il est souvent formidable, notamment dans les scènes de comédie familiale...


Mais le film devient vraiment intéressant lorsqu'il prend un tournant moins convenu dans sa dernière partie et devient moins lisse et aimable, jusqu'à assumer une totale noirceur et une violence très inattendue (quoique le début pouvait déjà nous alerter sur le ton doux-amer du film) et même s'il s'achève selon des codes hollywoodiens plus convenus, l'oeuvre n'en devient pas moins poignante dans sa dernière partie tant elle montre une véritable acuité à décrire l'état de dépression et la nécessité de s'amputer d'une partie de soi même pour pouvoir tenter de renaître.


La bande annonce laissait un drôle de gout de navet et il faut bien avouer que ce film assez "casse-gueule" s'en tire (funambule) sur le fil avec une vraie grâce, une remarquable intelligence et tous les honneurs.
Un très beau film, souvent drôle, franchement touchant et parfois même totalement poignant... (allez, je balance, mon mari a pleuré sa race à la fin lol)




Le Complexe du Castor - Bande annonce VO par _Caprice_

13 mai 2011

Broderie de fil blanc


Le problème avec les films en narration éclatée façon puzzle c'est que lorsqu'une pièce maitresse est dévoilée un peu tôt ou de manière un peu trop ostentatoire, le scénario devient comme un pull que l'on a tôt fait de détricoter... En l’occurrence, dans le cas présent, j'avais tout deviné en 15 minutes, et je n'avais alors plus qu'à voir se dérouler un long pensum sur la culpabilité et la rédemption assez peu subtil... Les derniers éléments manquant (concernant la petite "bâtarde") étant dévoilé au bout d'une demi-heure, il ne restait plus alors aucun mystère et je savais d'ors et déjà qui avait fait quoi, avec qui et comment et ce qui allait implacablement se dérouler sous mes yeux... Du coup, j'ai regardé ce film engourdi d'un ennui profond à la limite de l'agacement sauvé in extremis par l'interprétation impeccable des trois comédiennes qui - malgré le coté rôle calibré pour les Oscar - parviennent vraiment à toucher. Particulièrement Kim Basinger, maginfique et Charlize Theron qui parvient convaincre dans un personnage pourtant très artificiel. Reste cependant une vraie belle idée dans le film: celle des cicatrices...
celles que s'infligent les deux adolescents pour graver leur rencontre dans leur chair, celle au front de la petite fille - marque indélébile d'une enfant qui s'est cognée à la vie en l'absence d'une mère - et celle de la mère comme marque au sein de sa victoire sur la mort (la plus belle et étonnante scène du film). Malheureusement c'est bien peu et la réalisation honnête mais sans grand relief ne parvient pas à dissimuler les failles et invraisemblances du scénario et surtout le gout un peu systématique et très judéo-chrétien de Arriaga pour ces thèmes vraiment obsessionnels de la culpabilité, du pardon et de la rédemption...

10 mai 2011

Le géant de papier cul





Archi nul, pas drôle et Jack Black est au delà du mauvais...
Que dire de plus... on va pas se fatiguer à perdre 10 minutes de son temps à pondre une critique en prime... Et puis quoi encore ?!


Je ne suis pas folle vous savez !


Ah bah ça si c'est pas du bon gros pudding ricain je ne m'y connais pas !!!
Un peu longuet, très académique, bavard et surtout très psycho-machin à la mord moi le noeud, le film est globalement assez ennuyeux... Heureusement qu'il est pimenté par la performance hallucinante et hilarante d'Anthony Hopkins, surtout dans la dernière partie qui vaut vraiment son pesant de cacahouètes !!
Et puis Rome est si photogénique... on ne va pas bouder son plaisir... (coupable)

We all "scream" 4 ice cream !





Dans Scream 4 on seulement Wes Craven chie des étrons au mètre sur toute la production horrifique de ces 10 dernières années et sa ribambelle de satires, prequels, sequels, remakes & reboot (Shaun of the dead compris, honte sur lui !) mais en plus il le fait avec une aigreur, un opportunisme et un cynisme qui me répugnent.
Sa mise en scène totalement indigente plaquée mollement sur un scénario portnawak et quelques caméos de stars de séries TV font de ce Scream 4 une bouse dégueulasse, très rarement drôle, jamais flippante et atrocement ennuyeuse...

Les acteurs tous cantonés dans des personnages d'une épaisseur fantomatique ne parviennent pas à sauver la mise. David Arquette, acteur vraiment intéressant, pourtant, est ici sous employé, Neve Campbell s'emmerde visiblement et fait office de potiche et même la géniale Courteney Cox tire à peine son épingle du jeu... Quand aux jeunots, circulez y a rien à voir !

Après 10 ans de navets, Wes Craven revient se faire hara kiri sur le devant de la scène et la quasi unanimité critique m'échappe totalement...
Certains bloggeurs - en prime - trouve ça génial et même - pour quelques un - meilleur que Scream 1... On croit rêver... !!!

Pour moi, c'est terminé, Craven is dead... rangé des voitures au niveau de Luc Besson... Fuck him ! (Putain je ne décolère pas d'être allé voir cette merde !!!)


Scream 4 - International Trailer #1 [VO|HD] par cinemakervideo

Mariage noir


Ça démarre en trombe comme une comédie sociale et familiale franchement bien menée et souvent hilarante... et puis virage à 180° et le film se teinte d'une amertume inattendue... Famille, Morale, Éducation, Solidarité, Politique, Principes, Transmission et tant d'autres thèmes y sont abordés avec beaucoup de finesse et de profondeur, jusqu'à toucher parfois à une vraie noirceur. Michel Aumont est admirable, Karin Viard vraiment épatante, Luchini n'a - je crois - jamais été si bon et Veronika Novak est une vraie révélation, une comédienne d'une grande puissance. Un très très bon film qui confirme amplement qu'Anne Le Ny est une réalisatrice avec laquelle il va vraiment falloir compter...

Heartquakes



J'aime découvrir des films dont je ne sais rien...
Et, ici, vu l'affiche, je m'attendais à un gros film d'anticipation post-apocalytique à la sauce chinoise...
Et il n'en est rien... Je viens donc de voir un mélodrame patriotique chinois à très gros budget...
Je ne peux pas dire que ça m'ait franchement déplu (en dehors des quelques relents patriotes...) ni que ça m'ait franchement emballé (la mise en scène à l'américaine est étrange...) mais en tous cas, c'est du cinéma grand public et gros budget chinois comme on n'en voit jamais chez nous où ne filtrent que les films indés, les films dissidents, les films d'auteur qui infiltrent les festivals... Mais ce Autant en emporte le vent chinois contemporain vaut au moins pour connaitre ce qu'un pays comme la chine peut désormais produire comme blockbusters pour concurrencer les américains. Les scènes du tremblement de terre au début du film sont vraiment saisissantes, surtout si peu de temps après les événements aux Japon et l'académisme de la saga familiale qui suit cet événement (le récit s'étire sur 35 ans et dure 2h15) devrait plaire aux cœurs d'artichauts amateur de mélo tire larme... Y a pas de honte...

J'irais comme un cheval fou


Décidément Sidney Lumet est un auteur pour le moins singulier... Qui imaginerait de produire un tel film aujourd'hui !
L'adaptation d'une pièce de théâtre au cinéma étant en prime un pari risqué voir un piège fatal... On a vu souvent tant de film ridiculement théâtraux en ressortir. Il n'en est rien ici, excepté les monologues face caméra de Richard Burton mais que l'acteur parvient à transcender en montrant un aspect écorché assez inédit. Le jeune Peter Firth est magnifique et si le film a certes un peu vieilli dans son approche de la psychiatrie, il reste un objet cinématographique assez unique et une œuvre profondément dérangeante, difficile d'accès et au final assez peu "politiquement correcte"...
Et Lumet filme ses chevaux divins d'une manière époustouflante...


Equus - trailer par enricogay

Infectés




Huis clos scientifique d'une lenteur incroyable mais au suspense fou qui épate notamment par son aspect visionnaire concernant la technologie de recherches, robotique, informatique et nanotechnologies. La mise en scène de Robert Wise est admirable et le film compense son apparente austérité par un humour surprenant. Le mystère Andromède est un film méconnu de Wise et mérite vraiment le détour.


Le Mystère Andromède - TRAILER par moidixmois

Le grand chaperon rouge


Il faut bien le dire, le film démarre très mal et la première demi-heure se vautre dans le ridicule. Entre le tueur grand chaperon rouge et le flic à la perruque grise, tout ressemble à un très mauvais giallo des 80's. Et puis surprise, le film prend une direction totalement opposé dans l'intervention d'un nouveau personnage et de nombreux flashbacks qui donne à l'enquête un tour beaucoup plus passionnant. Plus le film avance plus il se déploie et devient beau, original et même très émouvant après un twist très culotté mais crédible. Au final, malgré un faux départ complétement raté, Slice s'avère mieux qu'un efficace thriller: un assez beau film !!!


Les imposteurs


C'est toujours agréable d'être baladé par un scenario malin qui a toujours un train d'avance sur son spectateur... Mais malheureusement la platitude de la mise en scène ne lui donne pas suffisamment de relief et le ton pseudo décalé trahi la velléité du film à faire du sous "frères Coen"... En ne parvenant visuellement qu'à ressembler à un épisode de Desperate Housewives saison 1...
L'acteur principal est tristement monolithique singeant Billy Bob Thornton dans The Barber mais en moins bien puisque le film est moins bon...
Seule Elizabeth Shue, vraiment extraordinaire - une fois de plus - rend le film tout à fait fréquentable, malgré ces bémols...


Je ne suis pas un numéro, je suis un alien libre !





Très visiblement calibré pour un public adolescent ce Numéro 4 tente de proposer une nouvelle franchise de super héros, tendance X-men mais à la sauce série télé.
C'est d'ailleurs bien là le défaut majeur du film qui ressemble souvent bien davantage au pilote de luxe d'une série ado SF façon Heroes qu'à une véritable œuvre de cinéma.
Il n'en reste pas moins que le film est plutôt bien troussé et se regarde sans ennui et avec un réel plaisir, comme une aimable série B mais pétée de thunes.

On aura en revanche un peu de mal à s'imaginer une suite cinématographique à ce film qui semble pourtant ouvrir grand les portes à une sequel dans son final... L'idée de ramener cet assez bon film à ce qu'il est réellement - un très bon pilote, annonçant une alléchante série pour ado - serait la meilleure idée possible et je serais très curieux de suivre cette série si elle se poursuivait en version télé.
En ce qui concerne une vraie franchise ciné façon Twilight, je n'y crois pas trop... Espérons que le producteur Michael Bay et le rélaisateur DJ Caruso auront l'intelligence de regarder cet objet plutôt sympathique avec la modestie qu'il requière...



09 mai 2011

Morbacks from outer space


Les moins de 30 ans s'imaginent sans doute que la 3D au cinéma fut inventée par James Cameron pour Les Fantômes du Titanic & Avatar. Or le procédé déjà expérimenté dans les 50's avec peu de succès notamment dans Le Crime était presque parfait d'Hitchcock ou La créature du lac noir n'était pas très au point et le résultat peu concluant. Dans les années 80 quelques films de genre tentèrent un comeback avec une technologie plus avancée et des résultats de relief nettement plus spectaculaire, Jaws 3D, Meutres en 3 dimensions (3ème volet de Vendredi 13) et ce "merveilleux" parasite en sont quelques fleurons... le problème est que les producteurs tout occupé à rentabiliser la technologie oublièrent chaque fois qu'il s'agissait tout de même de faire un film, à la base et que le spectateur ne se contenterait pas d'un nanard sans queue ni tête avec un effet relief saisissant de quelques secondes toutes les dix minutes... Ce super nanard là, ce Parasite, en est l'illustration même... Tout y est d'une telle indigence, mise en scène, cadrages, lumières, direction d'acteurs et surtout un scénario à la limite de la débilité peinent à convaincre, surtout dans une version désormais disponible uniquement en 2D... Les effets spéciaux un peu ringards mais pas si nuls pour l'époque sauvent un peu le film en lui apportant ce petit plus de kitscherie qui le classeront en zone Z, avec toute la sympathie que des geeks dans mon genre peuvent éprouver pour ce type d'OVNIs from Nanarland...
Avec en bonus, la toute jeune Demi Moore dans le premier rôle féminin, celui de la potiche, grosso modo...

08 mai 2011

Big girls you are beautiful


1994 L'Australie dont le cinéma est en très grande forme nous révèle L'IMMENSE Toni Collette mais aussi la débutante Rachel Griffiths & le jeune réal australien PJ Hogan...
La première poursuit aujourd'hui l'exemplaire carrière hollywoodienne que l'on sait.
La deuxième a tourné l'un des rôles majeurs de LA plus grande série télé de tous les temps et n'a pas la carrière qu'elle mériterait... (Six Feet Under)
Le troisième n'a malheureusement jamais confirmé que faiblement les espoirs que l'on plaçait en lui avec cette comédie parfaite. Un classique... désormais... dont je ne suis jamais lassé !!!


Muriel
Bande annonce vo publié par CineMovies.fr - Les sorties ciné en vidéo