06 mai 2011

Vous reprendrez bien une ou deux tranches de bite ?...



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Dieu que c'est mauvais... Rarement un même film aura cumulé autant de mauvaises idées de cinéma...
La pire étant de confier le premier rôle à cette jeune connasse d'étudiante en psy fascinée par cette histoire qui va d'emblée placer le film sur le terrain d'une psychologie de Prisunic qui le fait constamment glisser vers un ridicule involontaire très dommageable pour le film... C'est le moins qu'on puisse dire.
Cette impression est doublement renforcée par les procédés de mise en scène les plus éculés et obsolètes: flashbacks en sépia, image rayé, "brûlée" surex, qui sautille façon vieux super 8, bref, des artifices tels qu'on n'imaginait plus en voir depuis le pire du pire des années 70...
Et du point de vue du scenario, cette approche psy ne nous épargne rien... La maman qui se suicide parce qu'elle a surpris son fils en plein touche pipi avec un autre petit garçon, d'ou l'envie de se faire bouffer la bite (littéralement...) pour "réparer" et j'en passe et des pas moins gratinées...
Il aurait pourtant fallu réfléchir 20 secondes aux raisons qui font de cette incroyable affaire de cannibalisme tirée de faits réels connus de tous un véritable objet de fascination, à juste titre...
Cette histoire d'amour et de perversion qui a mené un homme à s'offrir en buffet cannibale, de son plein gré à son meurtrier et à se faire castrer vivant avant de déguster ensemble à la bougie son pénis cuit à la poêle...


Un fait divers absolument incroyable et qui interroge véritablement sur la nature humaine et sur ses insondables mystères.
Or, à trop vouloir résoudre les zones d'ombres, le film ne cesse de renvoyer le film a son simple pitch, ridicule, au fond...
Lors de LA scène finale, où enfin on se dit que le film va toucher du doigt au cœur de l'histoire et à ce mystère, à cette chose incompréhensible pour le commun des mortels qu'on nous renvoie illico au regard de la jeune étudiante horrifiée, visionnant elle aussi la vidéo.
Et durant tout le film je n'ai cessé de me demander ce qu'un cinéaste comme Fassbinder aurait pu tirer d'un tel récit... ou déjà, peut-être, un cinéaste lambda... Ce que - visiblement - Martin Weisz (déjà coupable du nullissime La colline a des yeux 2...) n'est VRAIMENT pas...

4 commentaires:

Phil Siné a dit…

putain la vache, comme tu l'assascines cette petite merveille... pour moi, c'est un grand et beau film romantique !
http://cinematheque.over-blog.net/article-grimm-love-de-martin-weisz-allemagne-2006--39831242.html

et j'avais trouvé sympa (mais pas top non plus, hein !) "la colline a des yeux 2" aussi... gulp !

Foxart a dit…

Je l'assassine parce qu'elle ne mérite que ça... faire de cette histoire fascinante et mystérieuse un tel salmigondis pyscho mes couilles, truffés de procédés de cinéma hallucinants et ridicules...
Et je me souviens TRES bien de ta critique... c'est elle qui m'a donné envie de le voir et c'est pour ça que j'ai acheté le DVD... Mais alors si j'avais su qu'en prime tu avais aimé Hills have eyes 2... j'aurais du me méfier... quand à "Grand et beau film romantique"... euh... visiblement on a pas vu le même film... Je persiste à penser qu'un vrai film reste à faire sur le sujet et que c'est Fassbinder qui devra le réaliser, from the dead !

FredMJG a dit…

Je vous mets d'accord tous les deux sur un point : Kretschmann, on le laisserait bien nous bouffer. On préparerait même la sauce... Non ?!

Foxart a dit…

Alors dans la vraie vie, oui, sans doute... dans le film je lui trouve une vraie tête de noeud... surtout quan d il peine à mâcher la bite... j'ai compris ce qui t'avais fait rire... et j'avoue, j'ai ri aussi !!