19 juin 2011

Blood & Milk


Bien étrange film que ce Confessions qui semble autant s'inspirer du style d'un Paul Thomas Anderson (première période) que de Gus Van Sant (On pense évidemment beaucoup à Elephant) et dont le scénario très complexe et tordu évoque les puzzles à la Inarritu/Arriaga (bien davantage que Rashomon...), avec, ici, un vrai supplément d'âme japonaise qui le fait échapper à la simple virtuosité (ou esbroufe) narrative pour l'ancrer dans un propos socio-culturel typiquement nippon d'une noirceur quasi nihiliste.


Cet ensemble d'influence hétéroclite (à laquelle on pourrait rajouter celle de David Fincher dans la manière dont le film glisse peu à peu vers le thriller) donne un film souvent assez puissant et paradoxalement très singulier. On pourra toutefois regretter que son esthétisme extrême le fasse souvent dégouliner dans une certaine préciosité un peu agaçante et contre productive.


Il reste cependant un objet cinématographique très ambitieux et franchement recommandable dont l'énorme succès au Japon le vit écoper de 11 nominations et 4 victoire à l'équivalent des Oscars japonais.


Plus qu'une simple curiosité, Confessions est un film toujours captivant et très intéressant à plus d'un titre. A découvrir.


Aucun commentaire: