01 juillet 2011

On n'est pas dans la grotte !



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Une fois de plus (de trop ?), Cameron nous remets la tête sous l'eau après Abyss, Titanic, Les fantômes du Titanic, Aliens of the deep (et même Piranha 2) mais cette fois ci il confie les manettes du projet Sanctum à un jeune réalisateur australien quasi-débutant, Alister Grierson (Kokoda) qui peine à donner du souffle à un scénario pour le moins sommaire...



Tout semble se fixer autour de deux axes majeurs, la claustrophobie de l'action (et la 3D) et les relations tumultueuses entre un père et son fils... Mais il échoue malheureusement sur les deux tableaux.



Les raisons en sont multiples... La 3D, semble
ici - une fois encore - un handicap de poids car - en effet - on a souvent l'impression que le spectaculaire de l'image prime sur l'intensité de l'action, comme si la forte impression visuelle que donne souvent le film pouvait compenser sa faiblesse de rythme, le simplisme de son récit et le registre très limité des personnages tous très stéréotypés autant que des acteurs qui les incarne avec aussi peu de conviction que de charisme.



En effet, cette sempiternelle histoire du passage de flambeau difficile et conflictuel entre un père et son fils apparait tristement rabâché, très clichetonneuse et vraiment peu subtile... La lourdeur avec laquelle le scénario insiste à nous démontrer que tout le film n'est qu'un métaphore d'un complexe d'Oedipe mal digéré dans lequel l'éternelle mort (symbolique autant que physique) du père serait la seule voie de salut et d'affirmation de soi tourne souvent au ridicule tant elle est constamment ostentatoire et portée par deux comédiens aussi peu inspirés l'un que l'autre et qui semblent s'ennuyer autant que nous dans ses interminables atermoiements.



Le film ne renonce pourtant pas à une certaine dureté, notamment dans le fait que le père semble à la fois une figure protectrice et destructrice en cela qu'il n'hésite pas à sacrifier chaque fois avec un sang froid extrême chacun de ses partenaires si cela peut empêcher de ralentir l'équipe... Mais encore une fois, chacune de ces scènes est incroyablement démonstrative et peu crédible et ne font que laisser le film s'enliser encore davantage.



Vous me direz, quid de ces faits réels dont le film prétend s'inspirer ?...
Or, renseignement pris, il semble que dans la véritable histoire, toute l'équipe en soit sortie vivante... ce qui tend à prouver que ces morts plus ou moins accidentelles ne sont ici qu'artifices de scénario pour le moins cousus de fil blanc.
Le pire venant du glissement progressif vers l'axe du mal d'un des personnage
s (horriblement incarné par le nullissime Ioan - Mr Fantastic - Gruffud) qui pousse définitivement le film vers un grand guignol des plus ridicules.

Que dire d'autre ?
Le scénario est donc plutôt débile et ses dialogues très mal écrits...
Les acteurs sont globalement lamentables... (excepté le toujours parfait Dan -
Animal Kingdom -Wyllie )
Les situations sont bien souvent peu crédibles... La musique affreusement emphatique...
Restent quelques scènes subaquatiques vaguement angoissantes et spectaculaire... et encore, de bien peu d'intérêt...
Pas loin du navet... hélas... même si l'on ne s'ennuie jamais complétement...



Même l'affiche américaine évoque davantage une coloscopie qu'un chef d’œuvre, c 'est dire !...



Le cinéma subaquatique sur Cinétrafic




DVD (2D) distribué par Metropolitan Filmexport et sorti depuis le 23 juin 2011
Bonus:
Commentaire audio VOSTF
"Sanctum: L'histoire vraie" VOSTF 47' (en réalité un banal et consensuel making of hollywoodien où tous encensent chaque membre de l’équipe suivi d'un court doc sur les faits)
Scènes coupées 9'
Film annonce VF/VOSTF
@Lien internet


1 commentaire:

selenie a dit…

Les paysages sont superbes mais ne sont jamais mis réellement en valeur. Les rapports entre les personnages sont vus et revus 10 mille fois et n'apportent aucune profondeur. Le scénario reste très classique avec un semblant de suspense qui cache en fait un rebondissement millimétré. 1/4