25 septembre 2014

Dérapages incontrolés


 

Dieu sait que j'y croyais et que j'en attendais beaucoup, de ce troisième opus du gang Maury/Bustillo, j'avais même très modestement souscrit via le crowdfunding à sa post-production.
Mais le film n'est hélas qu'un insupportable catalogue de références cinéphilique essentiellement américaines qui devient vite assez insupportable, la faiblesse des deux lascars dans l'écriture des scénarii et encore plus des dialogues n'ayant jamais été plus frappante.



Ils s'avèrent incapables de filmer un décor magnifique qui aurait du être un grand atout du film. Pire, ils méprisent leur personnages au point qu'on se contrefout de leur sort.
A ce propos, d'ailleurs, les ellipses, sur la mise à mort mort de certains d'entre eux, démontrent que les auteurs se fichent de leur sort et affaiblissent encore le scénario par de vraies béances dans récit (ex: les gamins sont ils morts ? Ont-ils été enlevés ? S'ils sont vivants, vont ils revenir et ré-intervenir dans le récit ? Et ainsi de suite...)
Le film peine même à trouver son style, entre drame social ultra-violent comme le pré-générique semble l'induire, puis s'orientant vers un teen movie à l'horreur light qui tranche vraiment avec ce démarrage en force et encore plus le surgissement du gore dans la dernière partie qui apparaît du coup complètement déplacé et grotesque. Risible, même, mais pas de la manière souhaitée, de toute évidence.



Les acteurs sont tous bien, mais ils ne réussissent pas à faire exister des personnages mal écrits, mal dessinés, totalement creux (ce qui devient criant quand il s'agit des rôles secondaires, à peine esquissés)
Cette incapacité à faire exister ses personnages devient particulièrement honteuse concernant les enfants, qui sont tous très bien mais qui incarnent d'insupportables stéréotypes tels qu'on pourrait les imaginer dans les comédies françaises les plus indigentes (Les profs/La vraie vie des profs) et qui ne semble même plus exister pour les auteurs que pour faire étalage de leurs références du cinéma de genre (quelque part entre le Funhouse de Tobe Hooper et Stand by me de Rob Reiner, tous les deux d'une autre trempe).


Francis Renaud est parfait mais on le plaint tant son personnage est mal écrit et combien au fil du déroulement du récit, il est contraint à incarner le ridicule, ni plus ni moins, d'une histoire de filiation totalement grotesque. Sa révélation concernant "le monstre", à la fin du film, prête vraiment à se marrer, notamment, et le métrage sombre alors totalement et irrémédiablement dans le Z.
Anne Marivin, Théo Fernandez & Nicolas Giroux tous trois parfaits semblent eux aussi n'être que portions congrues et la belle présence à l'écran de Fabien Jegoudez est sacrifiée de la pire manière par un scénario écrit à quatre... pieds.
Pour exemple, le sort réservé par les auteurs à l'immense et sous exploitée Dominique Frot dans un énième petit rôle de prof sadique et acariâtre irrite tant il semble ignorer le talent de cette comédienne si singulière et ne lui offrir que du cliché en guise de rôle et des débilités en guise de dialogues. 




Seul le pré-générique (et le travail des décorateurs) trouve grâce à mes yeux et je trouve dommage que tu parles "d'hystérie" concernant Béatrice Dalle qui est la seule qui réussisse en une poignée de plan poignants à faire exister d'une manière vraiment frappante son personnage dont on ne sait rien et dont on ne saura pas plus que ce qu'on voit mais qui au terme de ses dix minutes éprouvantes m'aura au moins décoché un « Waow » sincère et épaté.
Son interprétation à elle seule frappe par la puissance et la tension qu'elle offre au film.
C'est elle qui dégoupille la grenade...
Et qui place la barre très haute.
Et puis c'est le drame... Le reste ne cesse de faire plouf...


Alors on pourra toujours se souvenir qu'à sa sortie, le film a été sacrifié par une sous-exposition des distributeurs, à la limite de la sortie « technique » et j'entends encore les fans et les auteurs râler – à l'époque - sur le fait que le film n'ait pas eu la chance d'une exposition suffisante en salle... Mais si on se pose aujourd'hui avec honnêteté la question, on peut penser que les exploitants (autant que les producteurs) ne voyaient peut-être que peu de potentiel au film, et qu'ils visaient déjà le DTV...
Et le film ne cesse de leur donner franchement raison, il trouvera sans doute une clientèle dans cette seconde carrière même si je crains que les acheteurs de la galette soient tout autant déçus.



Je suis pourtant et j'ai toujours été un ardent défenseur du ciné de genre à la française...
Parfois même envers et contre tous.

Mais ici, le duo de cinéaste ne fait que citer - au mieux - voir de singer -le plus souvent - des tas de références américaines, jusqu'à l'indigestion totale.
Jusqu'à en devenir au final aussi antipathique que vain.
Si c'est ça le fer de lance du cinéma d'horreur français, alors je n'achète pas et désolé même pas mal...
je range donc cet objet un peu batard dans la même catégorie de ratages que des films comme Brocéliande ou Humains sans en avoir ni la réjouissante nanardise ni les circonstance atténuantes.



J'avais détesté A l'intérieur, mais je lui reconnaissais au moins de belles qualités de mise en scène et une volonté gorissime plutôt culottée, malgré d'évidents problèmes d'écriture, déjà...

J'avais beaucoup aimé Livide, pour son ambition, ses références plus discrètes et digérées et en dépit des faiblesses (ENCORE !) de dialogues et pour sa direction d'acteurs (toujours).

Mais là, vraiment, on est pas loin de suspecter un vrai foutage de gueule...
Sans la force de sidération de Béatrice Dalle et la grande force et honnêteté de jeu de Francis Renaud, ce film ne serait pas autre chose qu'un navet...
Il serait VRAIMENT plus que temps que Maury/Bustillo et Métaluna Prod arrête d'user des difficultés à produire ce métrage couteux et de la mauvaise exposition de leur film en salle pour regarder la réalité en face : ils sont incapables d'écrire un scénario, se foutent de leur personnages et sont les pires dialoguistes au monde.
Ils ne cessent de jouer la connivence geek référentielle avec le spectateur, ce qui devient désormais aussi irritant que ridicule.


Ils devraient se contenter de ce qu'ils savent plutôt bien faire: réaliser.
Et laisser le travail d'écriture et de montage à d'autres plus doués ou talentueux.
Car ce qui est excusable sur un premier film et avec lequel on peut toujours être indulgent sur le deuxième, surtout parce que la mise en scène y était encore affirmée et frappante en dépit d'une production à « petit » budget, toutes ces circonstances atténuantes sont ici dorénavant absolument rédhibitoires et révélatrices.

Aux yeux des vivants est mal écrit mais aussi mal filmé, mal monté, bref, totalement mal foutu et juste porté à bout de bras par des comédiens vraiment engagés dans le projet.
Ce qui ne saurait suffire hélas...

Magnifique affiche teaser promise lors de la souscription mais hélas, au final, remplacée par l'hideuse et racoleuse affiche cinéma

19 août 2014

Beautiful



Lady Gaga en guerre contre les diktats de la minceur Pour Lady Gaga, «Born This Way» est plus qu’une chanson, c’est une philosophie. La chanteuse part en guerre contre les diktats de la minceur. «Une vraie Vénus est belle, peu importe sa taille», affirme-t-elle sous une photo d’elle vêtue d’un soutien-gorge en forme de coquillage et de bas résille. «Ne laissez pas la société vous dire ce qu’est la beauté. Avant, quand on peignait ou sculptait une déesse, elle était représentée comme une femme ronde et fertile. C’était la mode d’être plus épaisse parce que la nourriture montrait qu’on avait de l’argent. Mangez, les enfants. La vie est trop courte». ladygaga on Instagram

16 août 2014

Bad movie






Presque un cas d'école, ou comment faire un navet à partir d'un bon script et avec un superbe casting.
Même un épisode de Cold Case est mieux torché que ce téléfilm d'une rare platitude qui voudrait chasser sur les terres de Killer Joe sans en avoir les cojones.



Matt Dillon est assez crédible en tueur à gage néo nazi, Willem Dafoe, toujours impeccable se contente ici du minimum syndical et Tom Berenger, qu'on jurerait cloné sur Mickey Rourke est sobre et plutôt convaincant.
L'acteur le plus marquant restant le génial Bill Duke qui brille dans le rôle pourtant microscopique d'un personnage absolument dispensable.



Mais le pire est qu'à aucun moment la mise en scène n'offre de point de vue sur le récit, elle reste si tristement neutre et impersonnelle qu'on finit par se demander si le réalisateur au détour d'une évolution de son scénario, n'en a pas oublié que le personnage du flic (W.Dafoe) flirtait avec la ripouillerie et que celui de l'indic n'était qu'un tueur de sang froid doublé d'un fanatique d'extrême droite jamais repenti.
Un comble, le film finit par nous donner à voir quelque chose qui ne semble plus si loin d'un buddy movie et on se demande dans quelle mesure on est sensé aimé ou avoir de la compassion pour une ordure telle qu'elle est dépeinte durant toute la première partie du film.



Friedkin avait au moins le mérite d'aller franco dans le lard, là où nul personnage ne se repentait ni n'offrait la moindre prise à l'empathie, forçant le spectateur à une plongée en enfer aussi violente que politiquement incorrecte.
Ici, à force de tout mettre au même niveau (et de niveler par le bas...) le film passe à coté de son sujet: celui des arrangements peu avouables entre un flic prêt à tout et une ordure finie au profit d'un sempiternel machin de rédemption d'une raclure et de la déchéance d'un flic... Et encore, même ce sujet là, il ne fait que l'effleurer distraitement.



On n'a guère de peine que d'un tel sujet, beaucoup de cinéastes ont fait, auraient fait, feront et feraient de grands films.
Ici, on n'a qu'un tout petit truc qui se regarde sans réel ennui mais sans vrai intérêt non plus, vite vu, vite oublié et fort peu recommandé...

13 août 2014

40 ans toujours puceau


 



Immoral Mr Teas ?!
Que nenni !!!

Adorable, sans aucun doute, sexuellement terriblement frustré, c'est le sujet même du film et bougrement obsédé, ceci expliquant cela et inversement.
Russ Meyer réalise avec ce supposé film "immoral" le portrait pop, décalé et tordant d'un pur fétichiste des croupes féminines galbées par de jolies jupes crayons et des poitrines généreuses offertes à sa vue dans des décolletés si pigeonnants qu'il semble près à faire "POP", justement.



Et il faut bien avouer que ce "nudie 50's" est un régal de couleurs, de grimaces, de jolies filles et de commentaires en voix off absolument tordant.
Avec le talent de metteur en scène qu'on lui connait et qui sera amplement confirmé par quelques films cul(tes) à venir, Russ Meyer peint le portrait d'une Amérique paradoxale, à la fois au comble de son puritanisme et de sa morale judéo-chrétienne bien pensante et culpabilisante et portant aux nues (le cas de le dire) des pin ups de magazines en gigantesques portraits sur les façades des cinémas.

L'Amérique qui donne à voir des Jane Mansfield (la Blonde et moi -  1956), des Marilyn Monroe (Bus Stop - 1956), des Jane Russell (les hommes préfèrent les blondes -1953) à gogo et qui reste corsetée au niveau social par la bigoterie ambiante, surveillée politiquement par le Maccarthysme et dont le cinéma est à peine libéré d'un Code Hays qui interdisait toute représentation de la sexualité à l'écran (jusqu'au ridicule) mais dont les verrous commencent à sauter dans ces années 50, justement par une évolution des mœurs qui rend plus difficile l'exercice de la censure.

Le sinistre Code Hays perdurera jusqu'aux années 60 mais la tolérance sera alors telle qu'il en deviendra caduc.



Et c'est bien le cœur même de cet hilarant film de "boules" moins naïf qu'il n'en a l'air mais franchement rigolard: Mr Teas est de toute évidence puceau, si l'on en croit son air ahuri de petit garçon dès qu'un décolleté est un poil trop plongeant, Mr Teas est visiblement terriblement frustré à voir comme il roule des yeux et se mord les lèvres quand une joli femme croise son chemin...
Et le pauvre Mr Teas est largement soumis à la tentation, les jeunes et jolies jeunes femmes ne cesse de se dénuder en sa présence, semblant ne pas faire cas de sa présence...

Pauvre Mr Teas ! D'autant qu'il manque cruellement de chance, même avec les filles de joies qui ne le racolent que pour lui offrir... un peu de repassage lol



Et comme la société le condamne et le désigne comme un vil pêcheur,  un infâme obsédé sexuel, Mr Teas n'a plus d'autres ressource que de tenter une thérapie...

Mais comment s'en sortir quand  même sa psy est une femme, jeune, jolie et gironde ?

Mr Teas est désespéré et se noie dans ses fantasmes coupable.

A moins que...



Le film de Russ Meyer est muet mais accompagné tout du long par quelques accords de guitare (Ahhh la guitare ! lol) et d'accordéon et par une omniprésente voix off qui commente TOUT ce que fait et voit Mr Teas, par l'absurde.

Un groupe de naïades se baignent nues sous les yeux ébahis de Mr Teas et voila que la voix off nous fait un cours sur la composition chimique de l'eau, l'invention du bateau ou lorsque Mr Teas sort sa canne à pèche, elle nous vante les mérites thérapeutiques de la relaxation, de la solitude et de l'activité sportive pour lutter contre ses démons, alors que Mr Teas s'endort, la gaule entre les jambes, rêvant de sa psy exerçant son métier uniquement vêtue de ses lunettes et d'une paire de talons hauts pendant qu'il lui fait part du mal qui l'habite.



Cette petite chronique de mœurs vitriole avec autant de second degré et d'ironie que de candeur (étrange et joyeux mélange) l'hypocrisie de ses contemporains et de son époque et régale le spectateur d'images pétillantes, naïves, colorées, de jeunes femmes plus ou moins dénudées et toujours délicieuses, de blondes platines au lèvres fambroises en brunettes aux seins en poire...



Et inutile d'y accoler les notions de sexisme, de phallocratie, de vice et encore moins de pornographie: cette peinture d'une sexualité joyeuse, naturelle et naturiste est à la fois très désuète et charmante, tout autant qu'elle est réjouissante, quels que soient votre genre, vos fantasmes et vos orientations sexuelles, le film n'a que peu de velléités masturbatoires - même pour l'époque - et préfère mille fois nous divertir, nous amuser et parfois même nous épater de tant de charme et de pétulance !

En ce qui me concerne, je n'ai pas cessé de sourire et de rire durant la petite heure qu'il dure, et vraiment, bien que peu porté par nature sur la plastique féminine, je me suis vraiment régalé de bout en bout de tant d'esprit, de double sens, de métaphores hilarantes et de charme vintage.




L'Enfer pavé de "bonnes" intentions ?




Dans la toute dernière partie du film, Ruth Halimi, interprétée par Zabou Breitman, déclare avoir eu le sentiment qu'Ilan était mort deux fois alors qu'était nié - dans un premier temps - le caractère fondamentalement antisémite de son assassinat...
Malheureusement, après visionnage de ce film raté, on serait presque tenté de dire qu'il lui a infligé une nouvelle fois la mort.
Malgré toutes les évidentes bonnes intentions du projet, le résultat est d'une telle maladresse touchant parfois à l’indélicatesse et au grotesque qu'il devient évident qu'il aurait mieux valu qu'Arcady s'abstienne de s'attaquer à un sujet qui demandait - de toute évidence - un traitement plus maîtrisé, plus subtil et plus affirmé dans ses partis pris.
Hélas, le réalisateur ne se pose même pas les plus élémentaires questions: fallait il notamment affirmer le parti de ne voir l'affaire que du coté de la famille et dans ce cas occulter toute image de la détention d'Ilan et tout particulièrement, était il nécessaire d'infliger au spectateur (et à la dite famille Halimi...) ces insoutenables et absolument obscènes séquences d'injures, de passage à tabac et de torture physique et mentale du jeune homme.




Où est la morale dans le fait de filmer de manière aussi frontale (sans mauvais jeu de mots) le fait de voir un membre du "gang des barbares" lui écraser une cigarette sur le front ?
La question de la violence et de la barbarie était pourtant au cœur de l'affaire, mais en choisissant l'idée de situer son récit en périphérie de ce kidnapping (la tension familiale, l'enquête policière, les manipulations entre psys, policiers, Youssouf Fofana, etc...), il eut été judicieux de choisir de ne pas montrer.
Mais pour Arcady, la fin justifie TOUS les moyens, y compris les plus indécents, pour arriver à la démonstration bien davantage de l'aveuglement de nos administrations (en particulier la police et le Ministère de l'Intérieur) que d'avoir la modestie et la finesse de s'en tenir à son sujet qui prétend être l'insupportable calvaire de l'attente et du harcèlement auxquels sont soumis les membres de la famille Halimi, et notamment le père (Pascal Elbé comme toujours épatant !) et de décrire tous les mécanismes de l'enquête (ce qui est d'ailleurs le plus réussi et le plus potentiellement passionnant dans le film).



Mais le film oscille entre une absence totale de point de vue et inversement à un discours victimaire assez déplaisant, du même acabit que celui qui poussait le réalisateur du film durant la promo, à affirmer partout que l'assassinat d'Ilan Halimi était "le premier meurtre antisémite depuis la Shoah", ni plus ni moins...
Outre le crédit maximal de points Godwin, ce statut démontre le cruel manque de nuance d'Arcady dans son propos et la volonté de faire un film partisan plutôt que de se tenir à la force intrinsèque de son récit et de ses personnages.
Ce manque de subtilité est - pour être honnête - une des marques de fabrique d'Arcady et ses derniers films notamment n'ont vraiment pas brillé par leur finesse mais bien plus par leur comique involontaire...
Et si l'on pouvait jeter le bébé "Les 5 doigts de la main" avec l'eau du bain, sans aucun état d'âme, il est difficile d'être seulement effaré, amusé ou accablé par une telle farce concernant un sujet aussi sensible et douloureux que celui du calvaire d'Ilan et de sa famille.
Et même si on sent bien que cette fois Arcady a pourtant tenté de mettre la pédale douce sur beaucoup d'aspects, on a du mal à comprendre parfois la maladresse ou la lourdeur de certains aspects.
On est parfois stupéfait de voir comment est pensée la direction d'acteurs: comment ne pas s'agacer de la façon dont les soeurs d'Ilan se montrent d'une hystérie totale en complet décalage (forcé) avec le mutisme et le regard "vide" de la mère... 
Zabou, ne s'en sort pas si mal, mais certaines scènes sonnent si faux qu'il est difficile de ne pas la plaindre quand elle débite des dialogues aussi ineptes...
Même constat du coté des acteurs "flics", Sylvie Testud, Jacques Gamblin et Eric Caravaca s'en sortent bien mais le traitement et les dialogues sonnent tout aussi creux.
Tout cela est d'autant pus regrettable que le film réussit parfois, pendant quelques minutes, ça et là, à atteindre vraiment son objectif et démontre que malgré toutes ses maladresses, subsiste un vrai sujet et un récit puissant.
Tous les aspects de l'enquête policière notamment, peu connus et mal décrits à l'époque dans les médias sont vraiment passionnant et on ne cesse de penser que ce récit entre les mains d'un cinéaste de talent auraient pu donner un film d'une grande force et d'une émotion vraie (hélas, le film n'émeut jamais, un comble !).



Je pense notamment au traitement qu'avait su proposer Vincent Garenq à l'affaire d'Outreau dans Présumé Coupable, en prenant également une affaire par un biais différent (vu de l'intérieur par l'un des innocents accusé à tort) et démontrant une vraie direction d'acteur (Philippe Torreton, immense !) tout en gardant le cap de son récit sans jamais vouloir faire passer un message au forceps...
Le film n'était pas sans maladresses, certes (mais il ne s'agissait que d'un deuxième film, d'un jeune réalisateur...), mais il se posait les bonnes questions en matière de morale concernant son sujet et possédait un vrai regard, tout en ayant une vraie confiance en la force intrinsèque de son récit.
Bref, le film avait un cap et s'y tenait...
Loin d'être le cas de celui ci qui semble davantage chasser d'autres démons (ceux de la montée de l'antisémitisme en France, et sans doute dans le monde...) que de tenter de rendre un hommage juste et digne à Ilan Halimi et à sa famille.
En cela, malgré le fait que le film ne manque pas totalement d'intérêt, il s'avère un objet assez antipathique et parfois même tout à fait détestable... Et ce d'autant plus qu'il use et abuse d'un fait divers réel, récent, traumatisant et connu et condamné de tous...
Ilan Halimi et sa famille ne méritaient pas ce traitement partisan. A trop vouloir sortir du fait divers pour toucher à une analyse géo-politique de comptoir, Arcady manque d'humilité et foire son sujet.









S'il s'agissait d'une fiction, on pourrait simplement s'en moquer et la balayer du revers de la main, mais hélas...
Le calvaire et l'assassinat (et leur nature antisémite) d'Ilan Halimi sont bien réels...et le film ne reflète guère la simplicité funeste et sordide de ce fait divers immonde, préférant lui accoler un propos globalisant plus discutable et déplacé.













27 février 2014

Cérémonie des Foxart 2014


Après les Golden Globes; les S.A.G. awards et autres BAFTA et avant les César et les Oscars se déroule une cérémonie méconnue mais bien plus importante à mes yeux puisqu'elle concerne mes propres coups de coeur 2013...
Et comme on n'est jamais mieux servi que par soi même et qu'on peut s'affranchir de certaines règles, en prime...
Je précise que malheureusement, je n'ai toujours pas vu Suzanne, Tirez la langue mademoiselle, La Vénus à la fourrure, 9 mois ferme, La fille du 14 juillet, L'écume des jours, L'Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet, Comment j'ai détesté les maths, Le Dernier des injustes, Alabama Monroe...



AND THE WINNERS ARE...



Meilleur Film Français ou Francophone:

Les nommés sont:

La Vie d'Adèle
Jimmy P. (Psychothérapie d'un indien des plaines)
La fille de nulle part
Camille Claudel 1915
Elle s'en va
L'inconnu du lac
Michael Kohlhaas
Grand Central

And the winner is: LA VIE D’ADÈLE !!!! 




Meilleur réalisateur:

Abdelatif Kéchiche pour La Vie d'Adèle
Arnaud Desplechin pour Jimmy P. (Psychothérapie d'un indien des plaines)
Sébastien Lifshitz pour Bambi
Jean-Claude Brisseau pour La fille de nulle part
Bruno Dumont pour Camille Claudel 1915
Emmanuelle Bercot pour Elle s'en va
Alain Guiraudie pour L'inconnu du lac
Guillaume Gallienne pour Les Garçons et Guillaume à table !


And the winners are ex-æquo: Sébastien Lifschtitz & Alain Guiraudie !!!!





Meilleur film étranger:

Gravity
Cloud Atlas
Insidious - Chapitre 2
Mud
Django Unchained

And the winner is: Gravity !!!



Meilleur acteur dans un film français ou francophone:

Ruben Alves dans La Cage dorée
Jean-Claude Brisseau dans La fille de nulle part
Laurent Lafitte dans Les Beaux jours
Mads Mikkelsen dans Michael Khoolas
Michael Lonsdale dans Le Renard Jaune
Benoît Poelvoorde dans Une Histoire d'amour
Guillaume Gallienne dans Les garçons et Guillaume à table !

And the winners are ex-æquo : Benoît Poelvoorde & Guillaume Gallienne !!! 





Meilleur actrice dans un film français ou francophone:



Bernadette Lafont dans Paulette
Valérie Bonneton dans Eyjafjallajökull
Léa Seydoux dans La vie d'Adèle et Grand Central
Isabelle Huppert dans Tip top
Rita Blanco dans La Cage dorée
Juliette Binoche dans Camille Claudel 1915
Laetitia Casta dans Une histoire d'amour

And the winner is: Juliette Binoche !!!!


Meilleur acteur dans un second rôle:

Fabrizio Rongione dans Une chanson pour ma mère
Frédéric Pierrot dans Jeune et jolie
Johan Laysen dans Jeune et jolie
Olivier Gourmet dans Grand Central
Dave dans Une chanson pour ma mère 
Patrick d'Assumçao dans L'Inconnu du lac

And the winner is : Olivier Gourmet !!!




Meilleure actrice dans un second rôle:

Béatrice Dalle dans Le Renard Jaune
Dominique Lavanant dans Le renard jaune et Paulette
Sandrine Kiberlain dans Les gamins et Tip top
Sylvie Testud dans Une chanson pour ma mère
Géraldine Pailhas dans Jeune et jolie
Charlotte Rampling dans Jeune et jolie
Claude Gensac dans Elle s'en va

And the winner is: Géraldine Pailhas !!



 Meilleur espoir féminin:

Adèle Exarchopoulos dans La Vie d'Adèle
Marine Vacht dans Jeune et jolie
Camille dans Elle s'en va
Camille Lellouche dans Grand Central
Pauline Etienne dans La religieuse
Mélusine Mayance dans Michael Kohlaas
Laetitia Dosch dans La Bataille de Solférino

And the winner is ADÈLE !!!!



Meilleur espoir masculin:

Jérémie Laheurte dans La Vie d'Adèle
Laurent Delbecque dans Jeune et jolie
Christophe Paou dans L'Inconnu du lac
Pierre Deladonchamps dans L'inconnu du lacPaul Hamy dans Elle s'en va et Suzanne
Némo Schiffman dans Elle s'en va
Vincent Macaigne dans La Bataille de Solférino


And the winner is : Pierre Deladonchamps !!!




Meilleur documentaire:
 



BAMBI !!!! (compét' fermée d'office !)

Meilleur premier film:



Une histoire d'amour
La cage dorée
Les garçons et Guillaume à table !
La bataille de Solférino

And the winner is:







Meilleur scénario original:


La fille de nulle part
Camille Claudel 1915
Elle s'en va
L'inconnu du lac
Grand Central
La bataille de Solférino
Les garçons et Guillaume à table !

and the winner is: La fille de nulle part



Meilleure Musique:

Michael Kohlhaas – Martin Wheeler
Jimmy P. -- Howard Shore
Berberian Sound Studio - Broadcast
Maniac - Rob
Alexander Ebert - All is lost
Grand Central: Rob
Snowpiercer - Marco Beltrami
Passion - Pino Donaggio
Les amants passagers - Alberto Iglesias
Evil Dead - Roque Baños
Une histoire d'amour - Etienne Daho
The Conjuring & Insidious: Chapitre 2 - Joseph Bishara
Blancanieves - Alfonso de Vilallonga

And the winner is: Berberian Sound Studio !!! 




Meilleure adaptation:
Jimmy P. 
Blancanieves. 
Passion. 
Snowpiercer. 
La vie d'Adèle
Michael Kohlhaas
Une histoire d'amour



And the winner is: La vie d'Adèle !!!



 
Meilleur son:

La Vie d'Adèle
Jimmy P. (Psychothérapie d'un indien des plaines)
Camille Claudel 1915
Elle s'en va
L'inconnu du lac
 Michael Kohlhaas
Grand Central

And the winner is : L'inconnu du lac

Meilleur Photo:
La Vie d'Adèle
Jimmy P. (Psychothérapie d'un indien des plaines)
Camille Claudel 1915
Elle s'en va
L'inconnu du lac
Michael Kohlhaas
Grand Central

And the winners are ex-æquo: Camille Claudel 1915 & L'Inconnu du lac




Meilleur montage:

La Vie d'Adèle
Jimmy P. (Psychothérapie d'un indien des plaines)
Camille Claudel 1915
Elle s'en va
L'inconnu du lac
Michael Kohlhaas
La bataille de Solférino
Grand Central

And the winner is: La Vie d'Adèle !!!




Meilleurs costumes:


Jimmy P. (Psychothérapie d'un indien des plaines)
Camille Claudel 1915
L'inconnu du lac (Bha quoi, on n'a plus le droit de rigoler ?!)
Michael Kohlhaas
Snowpiercer - Le Transperceneige
Une histoire d'amour

And the winner is : Snowpiercer


Meilleurs décors:

Jimmy P. (Psychothérapie d'un indien des plaines)
Camille Claudel 1915
Michael Kohlhaas
Snowpiercer - Le Transperceneige
L'écume des jours

And the winner is: Snowpiercer


Meilleur acteur étranger:

Toby Jones dans Berberian sound studio
Hugh Jackman dans Wolverine & Prisonners
Matthew McConaughey dans Mud
Patrick Wilson dans The Conjuring & Insidious: chapitre 2
Matt Damon dans Ma vie avec Liberace
Michael Douglas dans Ma Vie avec Liberace
Bradley Cooper dans Happiness Therapy
Philip Seymour Hoffman dans The Master
Tom Hanks dans Cloud Atlas
Robert Redford dans All is lost
Paul Rudd dans This is 40
Leonardo di Caprio dans The Great Gatsby

And the winner is: Matt Damon !!!




Meilleure actrice étrangère:

Jennifer Laurence dans Happiness Therapy
Cocco dans Kotoko
Saoirse Ronan dans Byzantium
Vera Farmiga dans The Conjuring
Cate Blanchett dans Blue Jasmine
Naomi Watts dans The impossible
Maria Hofstätter dans Paradis: Foi
Sandra Bullock dans Gravity


Noomi Rapace dans Passion

And the winners is : Cate Blanchett !!!




Meilleur acteur étranger dans un second rôle:

Leonardo di Caprio dans Django Unchained
Christof Waltz dans Django Unchained
Michael Shannon dans Man of steel
Jake Gyllenhaal dans Prisonners 
Terrence Howard dans Prisonners
George Clooney dans Gravity
Christopher Walken dans 7 psychopaths
Nick Frost dans Le dernier pub avant la fin du monde.
Alec Baldwin dans Blue Jasmine
Tobey McGuire dans The Great Gatsby

And the winner is: Christopher Walken dans 7 Psychopaths






Meilleure actrice étrangère dans un second rôle:

Scarlett Johanson dans Hitchcock
Minnie Driver dans I Give it a year
Reese Witherspoon dans Mud
Nicole Kidman dans Stoker
Sally Hawkins dans Blue Jasmine
Lily Taylor dans The Conjuring

Anna Faris dans I Give it a year
Lola Dueñas dans Les amants passagers.
Diane Lane dans Man of steel
Maribel Verdù dans Blancanieves


And the winner is: Anna Faris !!!





Meilleur film européen:

Les amants passagers
Blancanieves
Paradis - Foi
Paradis - Espoir
Dracula 3D
Snowpiercer
Canibal
Passion

And the winner is : BLANCANIEVES !!!


Meilleure révélation féminine étrangère:


Gemma Aterton dans Byzantium
Riley Keough  dans Jack & Diane
Rila Fukushima dans The Wolverine
Tashiana Washington dans Gimme the loot
Sharni Vinson dans You're next
Sofia Oria dans Blancanieves
Maude Apatow dans This is 40
Megan Charpentier dans Mama

And the winner is: Tashiana Washington



Meilleure révélation masculine étrangère:
Ty Hickson dans Gimme the loot
Tom Holland dans The Impossible
Jackson Nicoll dans Bad GranPa
Aneurin Barnard dans Citadel 
Jinson Añazco dans Blancanieves
Tye Sheridan dans Mud



And the winner is: Aneurin Barnard