22 février 2016

Abyssal comme le néant dans les yeux de Michael Paré








Mais quelle mouche a donc piqué Wild Side d'exhumer ainsi en blu ray (de très bonne tenue, au passage... déjà ça !) un tel navet depuis longtemps tombé aux oubliettes des années 80.
Adolescent, à l'époque, j'avais échappé à cette purge par je ne sais quel miracle et en le découvrant avec 30 ans de recul, je peine à comprendre le statut de film culte dont il bénéficie auprès de certains quadras ou quinquas nostalgiques du cinéma de leur jeunesse.

 
Un scénario d'une rare bêtise,sans queue, ni tête, ni enjeux, des dialogues atteignant un degré de crétinisme rare, une esthétique ringarde, prétendant mêler les hideuses 80's aux glorieuses 50's, une mise en scène, un montage et une direction artistique déplorables, entre caricature de film noir des années cinquante et clip vidéo de Pia Zadora.


Le pire étant une direction d'acteurs aux abonnés absents.
Diane Lane est celle qui s'en sort le mieux, pourtant pas aidée par une coiffure de Sue Ellen, des fringues qui représentent un véritable crime contre le bon goût et un personnage d'une rare transparence.


On ne peut pas se réjouir davantage de voir le film "porté" par un acteur aussi peu charismatique que Michael Paré, certes joli minet de gravures de mode, mais l’œil vide d'un junkie, la bouche molle typique des alcooliques, le visage aussi expressif que celui d'un bulot et dont la voix monocorde indique que Walter Hill semblait vouloir lui faire incarner un héros badass, viril et désabusé - sorte de Brando moderne - alors qu'il peine déjà à imprimer simplement la pellicule.


Amy Madigan, Rick Moranis, Bill Paxton, Elizabeth Daily et même le toujours excellent Willem Dafoe, peinent ici à faire exister les caricatures qu'on leur fait endosser et ne ménagent pourtant pas leurs efforts, en vain... Désolant, tant ils sont le plus souvent ridicules.


Quand à la bande sonore, elle est le parfait exemple de ce qui peut se faire de pire en matière de bouse FM 80's, faussement rock, ultra dégoulinante de sucre et dopée à la rythm-box.
Bref, un monument de mauvais goût dont la vision est aujourd'hui d'un ennui réellement pénible et que la misogynie permanente rend, en prime, particulièrement antipathique...
A fuir comme la peste bubonique !!!

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