23 mai 2017

Le massacre des petites filles de Manchester

Ce matin, je me suis levé et j'ai machinalement allumé les infos en préparant mon café et là, la nouvelle, sans prévenir, m'est tombée sur le coin de la gueule: un déchet de Daesh s'était fait sauter dans la célèbre Manchester arena à la fin d'un concert d'Ariana Grande, idole pop des petites filles et des ados...
A la télé, des images amateures de gamines de 10/12 ans hurlant dans les gradins, en panique après la détonation...
Et là, j'ai chialé, comme une petite fille...
Parce que justement cette ordure s'en était pris à des enfants, de mignonnes "petites pisseuses", qui allaient sans doute au concert pour la première fois de leur jeune vie et se faisaient forcément une fête de cette soirée... et qui venaient de vivre une fête, puisque le concert s'achevait à peine...
J'ai pleuré aussi pour Manchester, ville mythique, "Madchester" que j'avais eu la chance de "rencontrer" durant dix jours au tout début des années 90, époque glorieuse où ma frangine y avait vécu pendant un an...
La ville où j'avais assidument fréquenté la Corner House, bu des coups au Archie's ou au Manto où les gens chantaient en chœur et à tue tête le Hare Krishna de Jesus Loves you où le Killer d'Adamski feat. Seal, ville de folie où j'ai dansé dans les clubs, écouté en boucle , dans le bus, sur mon "walkman" l'explosif Pills , thrills and bellyaches des Happy Mondays, où j'ai vu un sublime concert des australiens de Crime and the city solution.

Manchester, ville de brique noire si pauvre mais se relevant, si belle et puissamment culturelle.




J'ai chialé pour les 22 personnes, dont une majorité de gamins et gamines mort sous le feu d'un salaud fanatique sans cervelle et pour la soixantaine de blessés dont certains malheureusement viendront sans doute grossir le bilan car on dit que nombre d'entre eux sont toujours entre la vie et la mort...
La plus jeune avait 8 ans... putain, huit ans...





Mais quel cerveau malade peut aller se faire sauter au milieu de petites filles ?
J'ai pensé à ce jeune homme, à sa haine de l'humanité toute entière, à ses certitudes de détenir LA vérité, à ses illusions d'une justice divine, à son absence d'empathie...
Je me suis interrogé sur son attitude durant le show: était-il resté impassible et concentré ou aurait-il joué le jeu du fan pour ne pas s'attirer les suspicions...
A-t'il attendu froidement et patiemment la fin du show, les laissant s'amuser follement durant tout un concert, en toute insouciance et en toute innocence pour achever le show sur un massacre ou a-t'il un moment laissé entrer le doute en lui ?
A-t'il hésité ou agit sans ciller ?


Et puis, après les larmes, j'ai eu envie de hurler en entendant cette grosse pute de Marène LaPine tapinant au JT de 13h entre les cadavres encore tièdes des victimes de Manchester pour tenter de ramasser quelques bulletins de votes pour les législatives, n'ayant pas un mot pour les victimes mais racolant activement avec ses slogans sur l'expatriation des "fichés S" et la nécessité d'un majorité parlementaire FN pour pouvoir légiférer sur ce sujet.
Un peu de pudeur, MERDE, grosse putain à bulletin !!!
Un temps pour la décence, le silence, le recueillement avant d'aller racler le sang pour le transformer en points de sondages...

Manchester, tu n'a pas mérité ça... Je pense à toi, je t'aime,et je suis avec toi de tout mon coeur.


Superbia in proelio
(La fierté dans la bataille, devise au fronton du blason de Manchester city...)

Aucun commentaire: