17 juillet 2017

George A. Romero 1940-2017



Son premier film avait été un coup de maitre et un classique instantané... Et pour moi, La Nuit des morts-vivants fut une sorte de mythe fondateur de mon goût pour le cinéma de terreur: à la simple lecture, enfant, de son synopsis détaillé, dans un Midi-Minuit fauché à mon paternel, des peurs indicibles et délicieuses s'éveillaient déjà et me hantèrent longtemps avant de voir le film "pour de vrai", en chair, en os et en peaux mortes...
Quelques années plus tard, c'est en salle, grâce à une reprise bénie que je découvrais enfin ce chef d’œuvre qui reste aujourd'hui encore, pour moi, comme l'un des films les plus terrifiants qu'il m'ait été donné de voir et de revoir, et de re-revoir et re-re-revoir...
Par la suite, j'ai pu découvrir l'immensité de son talent au travers d'expériences de la peur toujours novatrices et de films-matrices tels que son immense Zombie qui ouvrit encore un peu plus large un boulevard - que dis-je, une avenue - au tsunami de zombie-flicks qui ne s'est jamais tari depuis 40 ans.
Mais cet immense cinéaste, s'il restera forcément à jamais lié aux morts-vivants ne s'est pourtant pas cantonné à ce seul sous-genre et il a œuvré toujours vaillamment et avec une immense modestie doublée d'une remarquable intelligence pour le fantastique et l'horreur avec des bijoux tels que Creepshow, Martin, Incidents de parcours ou La Part des ténèbres et évidemment, les incroyables Day of the dead et Land of the dead... Un cinéaste capable de questionner sa propre filmographie et de réinventer ses propres mythes, comme le prouve les formidables mutations qu'offraient Creepshow (dans deux sketches, Father's day et encore davantage dans Something to tide you over),  Deux yeux maléfiques, Day of the dead, Diary of the dead et Land of the dead à la figure du mort-vivant qui avait déjà tant évolué entre la nuit primale et le crépusculaire (Dawn of the dead) Zombie
Son dernier film - le sous-estimé western-zombie Survival of the dead - datait déjà de 2009 et seul un projet de production de "Road of the dead" semblait récemment sur le feu. Il devait être dirigé par Matt Birman, co-écrit et produit par Romero qui ne pourra hélas en assurer la supervision. On ne sait ce qu'il adviendra de ce projet mais sans Romero, il reste peu d'espoir qu'un grand film en émerge et au fond, désormais, on s'en bat les gonades...
Il ne nous reste donc que nos yeux pour pleurer et nos vidéothèque pour célébrer la mémoire de cet immense figure du cinéma de genre.
George A. Romero's undead and will never fucking die... NEVER  !



1968
1971


1972


1973


1978


1978


1981


1982


1985


1988


1990


1993
 2000

 
2005

 2007


2009



Aucun commentaire: